La production d’informations et de savoirs se distancie d’une approche sensible, suite à l’accaparement progressif de ces domaines par les machines. Ce film est fait d’images produites par des drones, grues et autres robots mandatés par Tepco, et puisées dans les entrailles ravagées de la centrale de Fukushima Daiichi. Montées par Philippe Rouy, elles ouvrent une brèche dans le mur inébranlable du scientisme, pour laisser place à une poésie proprement cyborg, une subjectivité non-humaine sillonnée par le doute, l’imprécision et des images chatouillées par de coquins atomes.
Machine to Machine