Le collectif ogino:knauss a démarré ses activités au milieu des années 1990, sur la scène alternative florentine. La démarche d’ogino:knauss se caractérise par un attrait pour l’architecture et la vidéo. Tout comme les situationnistes, ils partent à la dérive pour explorer les facettes modernistes de nos cités, ces lieux où l’être humain se débrouille avec l’environnement qui lui est imposé. Leur attrait pour des endroits marginalisés et périphériques les a mené à filmer à La Havane, Moscou, Detroit, Berlin, Belgrade, Mexico... De ces récits de voyage, ils distillent des vidéos, des photos et des performances. Lorenzo Tripodi, vidéaste et penseur urbain dans l’âme, nous présentera le travail de ogino:knauss avec deux films et une rencontre alimentée d’extraits vidéos de leurs dérives urbaines.
+ Doble Forza
Alamar est une banlieue moderniste de La Havane qui a été construite selon les principes soviétiques que sont les "microbrigadas", habitations construites par leurs futurs habitants. Qu’en est-il aujourd’hui de cette expérience socialiste utopique façon caribéenne ?
+ Dom Novogo Byta
En URSS l’urbanisme moderniste était l’incarnation architecturale de la pensé utopiste. Un des exemples en est le bloc d’habitation Narkomfin à Moscou datant de 1928 et qui aurait inspiré Le Corbusier. Aujourd’hui le bâtiment est laissé à l’abandon dans une partie de la ville prisée par les spéculateurs. Cette perspective est une porte d’entrée explorée par ogino:knauss pour explorer la propagande et l’urbanisation en pleine expansion dans la périphérie d’un Moscou post-communiste.