Avec la participation des habitants des Marolles | Caméra : Jean Harlez, Claude Gabriels, Willy Kurrant | Montage : Jean Harlez | Dialogues : Marcelle Dumont | Son : Suzanne Leroy | Avec : Suzanne Cognioul, Raymond Coumans, Armand Cwi, Mimi de Caritas, Gilberte David, Yvette Delvallez, Marcel Dessart, Guy Didion, Guy Donnée, Michel Fontaine, Francine Hordies, Paul Kuneben, Willy Peers, Fernand Piette, Freddy Piette, Jacqueline Piette, le géomètre Derom et son équipe, … et les écoles n°6 de Bruxelles et n°9 d’Ixelles | Voix : L. Becker, Leo Dewals, Anne Dister, Pierre Dumaine, Suzy Falk, Colette Forton, Lucien Froidebise, Jean Frosel, Nicole Jacquemin, André Lenormand, Antonio Marenzo, Pierre Massin, Quentin Milo, Marie-Jeanne Remy, Carine Sombreuil,… | Musique : Dirk Elsevier (flûte), Claude Flagel (tambour), Nelly Le Berrurier (piano), Ronald Lecourt (vibra), Kris Shannon (basse) | Production : Jean Harlez.
Dans les rues étriquées des Marolles, grouillent des gosses. Leur refuge, leur coin de paradis et d’illusions est un terrain vague encombré de bidons et de buissons rachitiques. Un beau jour arrivent des hommes en chapeau mou et d’autres en salopettes qui examinent les lieux, déploient des papiers… Pour les enfants, ça ne sent pas bon. En effet, le terrain est bientôt barricadé, éventré par des machines, tandis que des maisons alentour sont abattues. Le marteau-pilon fait frissonner tout le quartier et lentement s’élèvent de grands murs de briques. Les gosses, rejetés à la rue, sont atterrés de voir ainsi volée leur part de ciel. Doucement, leur stupeur se transforme en révolte : ils se choisissent un chef, fabriquent des catapultes avec les bretelles de leurs parents et décident de livrer une guerre sans merci aux entrepreneurs et architectes…
En se plongeant dans cette drôle de guerre, "Le chantier des gosses" nous fait entrer dans le petit univers indompté des enfants et évoque leur condition, leur mentalité, leurs réactions, l’étanchéité qui existe entre leur monde et celui des grandes personnes et, à la fois, leur désir de se conduire comme des adultes. Du plus petit (2 ans et demi) au plus grand (14 ans), les voilà acteurs de cinéma, vivant leur rôle avec beaucoup de spontanéité et une grande part d’improvisation !
En utilisant les Marolles comme point d’ancrage et ses habitants comme acteurs, Jean Harlez réalise "un film dans un quartier populaire, qui aurait pu se dérouler n’importe où, à Molenbeek, à Anderlecht, à Liège, dans les corons du Borinage ou de Charleroi". Il ne s’agit ni d’une œuvre à thèse, ni d’une pièce de folklore consacrée au mythe des Marolles. Plutôt d’une petite perle qui mêle la drôlerie à l’amertume, d’un trésor d’archives sur la ville… L’esprit frondeur, la gouaille des jeunes habitants du quartier et les images étonnantes d’un Bruxelles révolu en enthousiasmeront plus d’un !
+ Les gens du quartier
Suivant la dernière tournée du marchand de coco (la "limonade du prolétaire", à base de réglisse, de plantes et de citron), déambulant avec sa belle fontaine sur le dos, ce document précieux tourné par Jean Harlez parallèlement au tournage du "Chantier des gosses", s’attache à montrer les petits métiers de rue dans les Marolles, pour la plupart disparus aujourd’hui.
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Suite au succès du "Chantier des gosses", des séances supplémentaires ont été ajoutées. Consultez les horaires.
Freddy Piette (l’un des gosses d’alors) sera présent pour introduire le film le 17.02 à 10h + le 18.02 à 11h + le 19.02 à 15h + le 23.02 à 14h et à 16h.
Pour la dernière séance du film, le 23.02 à 21h, il sera rejoint par réalisateur Jean Harlez, sa compagne Marcelle Dumont et d’autres acteurs du film : Francine Hordies, Clément Roeland et Jeanine Vandenbruggen !