Film + débat

Qui profite de la crise ?

Ces dernières années, des sommes astronomiques ont été versées pour sauver de la faillite les fleurons bancaires et financiers de la Belgique : KBC, Dexia, Fortis, Ethias. Les mesures d’austérité décidées peu après en sont, pour une part du moins, la contrepartie. Mais où sont passés les milliards accordés à ces organismes financiers ? Cette soirée vise à mieux comprendre le revers de l’austérité, à savoir les mécanismes de transfert de capitaux qui, des simples citoyens par l’intermédiaire des États, permettent à certains d’éponger leurs pertes aux dépens du reste de la population.

Pour cette soirée, nous aurons deux invités :
• Xavier Dupret est chercheur au GRESEA. Il est l’auteur de différents articles et livres d’économie dont notamment "La Belgique endettée" (Couleur livres).

www.gresea.be
• Marco Van Hees, contrôleur fiscal, journaliste et militant politique, a écrit plusieurs ouvrages sur les privilèges financiers et fiscaux dont bénéficient les banques et les grandes sociétés installées en Belgique. Comme il se doit, son dernier livre s’intitule : "Les riches aussi ont le droit de payer des impôts" (Aden).
www.frerealbert.be

+ Quand l’Europe sauve ses banques, qui paie ?

Harald Schumann , 2013, DE, video, vt fr , 58'

Journaliste et essayiste allemand, Harald Schumann sillonne l’Europe avec une question simple : qui sont les bénéficiaires des plans d’aide accordés aux États européens en difficulté ? La plupart des gens pense que l’Allemagne et la France ont "sauvé" les Grecs, les Irlandais, les Espagnols et les Portugais. Pourtant, les choses ne se sont pas véritablement passées de cette manière. Les généreux prêts octroyés ont principalement servi à sauver… des grandes banques allemandes et françaises. Celles-ci sont en effet les principaux créanciers des États surendettés.
Ainsi, dans le grand marché européen, lorsque des financiers font de mauvais investissements, ils sont de fait systématiquement protégés de toute perte, aux frais des contribuables. Mais, plus sidérant encore pour une entité politique qui se veut démocratique, lorsqu’un journaliste s’enquiert de savoir quel est le nom des créanciers des États surendettés, les responsables politiques interrogés refusent de répondre…

Séances
29.09.2013 > 18:00
3,5€ / 2,5€