Jamais entendu parler du groupe Witchcraft ? Alors c’est le moment de vous laisser embarquer dans leur "Time to Love". Une chanson de trois minutes, neuf heures de studio, deux jours de tournage… Curieuse distorsion des temps de la production. Un film qui sous des allures de clip pose un regard narquois sur la fabrication d’un disque et le travail que cela suppose à toutes les étapes de la chaîne le menant jusqu’au consommateur. Des problématiques sur lesquelles Harun Farocki n’aura de cesse de revenir dans ses films suivants.
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"Quatre jours passés dans un studio à travailler sur une photo pour le magazine Playboy. Le magazine lui-même traite de culture, de voitures, d’un certain mode de vie. Peut-être que tous ces signes extérieurs ne sont là que pour cacher la femme nue. Peut-être que c’est comme avec une poupée de papier. La femme nue au milieu est un soleil autour duquel tourne un système : de la culture, des affaires, de la vie ! On imagine très bien que les gens qui créent de telles images s’acquittent de leur tâche avec autant de soin, de sérieux et de sens de la responsabilité que s’ils étaient en train de fractionner de l’uranium" (Harun Farocki).