On entend peu parler de la scène punk Suisse. Pas de groupe phare ou de grosse révolution culturelle fin des années septante chez les Helvètes underground. Pourtant, comme presque partout dans le monde de l’époque, certains se sont rebellés contre la société ou les solos de guitare interminables à la Pink Floyd. René Uhlmann, entre autres, a pris sa caméra Super 8 pour suivre quelques groupes zurichois. Du Do-It-Yourself évidemment, mais le réalisateur a l’œil vif et a su capter les bonnes images, où et quand il fallait. Ce montage intelligent, réalisé en 2006, proche du cinéma expérimental, mélange de très belles images d’époque et du stop-motion dans un cocktail de ralentis, d’accélérés, de boucles et de sur-impressions. "Punk Cocktail" est un véritable bijou du cinéma punk. Certaines images sont reprises dans le documentaire "Anarchie en CH", où l’on peut découvrir, une trentaine d’années plus tard, certains protagonistes de l’époque. À déguster sans modération.
+ Anarchie en CH
Que sont devenus les punks de la scène suisse allemande d’il y a une trentaine d’années ? Certains continuent à boire des bières, crête en avant, d’autres se sont tournés vers la scène hardcore, d’autres encore sont devenus psychologues ou sont passés par la psychiatrie "à cause des années punk". Des parcours assez différents qui amènent des points de vue éclectiques, parfois bien décalés. On peut y voir ’Mother’s Ruin’, ’Moped Lads’, ’TNT’ et ’FDP’. "On fait du rock, pas du funk, faut un minimum de décibels sinon ça ne sert à rien"
En présence de la réalisatrice.