Ce documentaire récent qui n’a jamais bénéficié d’une diffusion en Belgique trace un pont entre la scène punk des années 70 et la scène "underground" actuelle. Partant de la musique, il survole les univers politiques spécifiques de différents pays européens. On peut se rendre compte de la manière dont le DIY (Do It Yourself) s’est développé en tant qu’éthique et pratique de vie depuis quarante ans. Ce film nous fait voyager dans les squats barcelonais, dans l’organisation de festivals autogérés ou dans les lieux autonomes norvégiens. Il aborde les rapports entre féminismes, queers et rock’n’roll ou la répression aiguë que subissent les anarcho-punks russes anti-fascistes, de la part de l’État et des néo-fascistes. Ici, le punk n’est ni un style musical, ni une vieillerie sortie du grenier, c’est la voix par laquelle s’exprime le refus d’un monde. À ne pas manquer, autant pour les touristes curieux que pour les pratiquants confirmés.
En présence de Julia Ostertag le 6 octobre.