1986. Roger Nols, bourgmestre de Schaerbeek, arrivait à dos de chameau sur la place de la maison communale schaerbeekoise, caricaturant ce qui aurait résulté, selon lui, de l’extension du droit de vote aux étrangers.
13 ans plus tard, Marc Verwilghen, ministre de la justice, commande une enquête pseudo-scientifique tentant d’établir le lien entre criminalité et origine ethnique. En posant la question, Verwilghen apporte une réponse de la manière la plus démagogique qui soit.
Frédéric Fichefet s’enflamme intellectuellement. Pour Rajae Essefiani, c’est la révolte intime. Avec d’autres, ils créent le "Comité contre le délit d’origine", et entament leur "Carnet de notes", questionnant les origines marocaines de Rajae, et son présent de citoyenne belge. Mais aussi celle d’autres belgo-marocains, à qui Rajae présente une lettre d’archive de 1964 invitant les Marocains à venir travailler en Belgique. Avec la question de savoir si faire un film sur l’histoire de l’immigration maghrébine leur semble important.
"Carnet de notes à deux voix" est une quête en plusieurs étapes pour une histoire de 40 ans, bouleversant les discours réducteurs que notre société charrie trop souvent sur l’immigration.
En présence des réalisateurs.