La nouvelle gare de Liège, tout comme celles que Mons ou Bruxelles projettent de construire dans le futur, sont moins conçues pour répondre à des besoins réels que pour affirmer l’ambition d’ancrer une ville dans la compétition entre métropoles européennes. Quoiqu’on puisse penser de leur esthétique et des architectes-vedettes qui les ont dessinés, ces édifices monumentaux coûtent des sommes colossales aux contribuables et ne tiennent pas compte des contraintes écologiques, pratiques, d’entretien... Ni des quartiers avoisinants, qu’ils ont d’ailleurs pour vocation de chambouler radicalement : "La cohabitation entre la gare et le quartier n’est plus possible", avoue Calatrava à Liège...
A quelles logiques urbaines et économiques répondent ces grands projets ? Comment expliquer qu’une société ferroviaire se préoccupe davantage d’immobilier que de la qualité du service proposé aux voyageurs ? C’est de cela que nous discuterons à l’issue de la projection de "Métamorphose d’une gare", avec Dominique Dalne (syndicaliste cheminots à la CSC) et Pierre Havelange (Association des Clients des Transports Publics).
Débat