Ben Rivers propose un œil sur son monde, celui qu’il connait, qu’il va découvrir ou qu’il rêve. Armé d’une caméra 16mm, son outil de prédilection, souvent même doté d’une optique anamorphique ajoutant ainsi format rare à forme étonnante, il témoigne autant qu’il construit au moyen d’images habitées.
"Slow Action" en est l’exemple le plus probant et compose avec ses 45 minutes le corps principale de cette séance. Film de science-fiction post-apocalytique contemplatif, il décrit quatre survivances sur quatre "îles" différentes. Des décors du bout du monde (Lanzarote, Gunkanjima, Tuvalu) ou à deux pas de chez lui (Somerset ) forment les scènes où l’imagination du cinéaste semble vagabonder librement, fixée par une voix off, fil conducteur et guide de ces mondes oniriques.
Nous vous proposons également deux courts métrages remarqués, témoignant d’une œuvre à l’esthétique et aux thèmes cohérents.
+ Ah, Liberty !
"Ah, Liberty !" présente dans un superbe noir et blanc, une famille vivant au milieu de rien, où les animaux errent en toute liberté, où le terrain de jeu des enfants ne connait de limites, servant ainsi à tous les désirs ludiques, et où le travail trouve un sens particulier.
+ This Is My Land
"This is My Land" est l’embryon de "Two Years at Sea", proposé en seconde partie de soirée. On y découvre pour la première fois Jake Williams qui nous accueil dans sa vie de refus, pétrie d’ouverture et de générosité, qui se soustrait tout en s’abandonnant aux hommes et leurs avenir.