Nick Zedd

 "Depuis qu’il n’y a plus de vie après la mort, le seul enfer est celui de prier, d’obéir aux lois, de s’abaisser devant l’autorité, le seul paradis est celui de pécher, d’être rebelle, de s’amuser, de baiser, d’apprendre de nouvelles choses et de détruire autant de règles qu’on peut. Cet acte de courage s’appelle la transgression."

Ses influences vont de Jack Smith ou Kenneth Anger à John Waters. En 1979, son premier film, "They Eat Scum", sort en super8 dans les salles underground new-yorkaises. Le public est loin d’être conquis. Le film se démarque des autres productions par sa facture bordélique et son humour décalé et violent. Il récolte l’indifférence voire l’hostilité des médias traditionnels et alternatifs. Les années suivantes, Nick Zedd est rejoint par d’autres réalisateurs, d’abord Richard Kern en 1984 avec lequel il tourne "Thrust in Me", puis Tommy Turner, Casandra Stark, Tessa Hughes-Freeland, Kembra Pfahler, etc. Dans un mouvement à la fois fédérateur et auto-promotionnel, il écrit le "Manifeste du Cinéma de la Transgression" et sort le fanzine "The Underground Film Bulletin" (de 1984 à 1990) dont il est l’auteur principal, sous le pseudo d’Orion Jeriko.

 "Nous proposons que tous les films d’école soient brûlés et que tous les films chiants ne soient plus jamais réalisés. Nous affirmons que le sens de l’humour est un élément essentiel déprécié par les académiciens gâteux, qu’un film qui ne choque pas ne vaut pas la peine d’être regardé. Toutes les valeurs doivent être contestées. Rien n’est sacré."