Si la tradition du cinéma politique existe de longue date en Italie, il est certain que depuis quelques années le cinéma engagé y a refait surface avec une nouvelle verve et énergie. Produits la plupart du temps sans ou avec peu de subsides publiques, ou alors grâce à des aides trouvées à l’étranger (en Italie les aides publiques pour le cinéma sont maigres et les quelques subventions régionales ne peuvent remplacer une politique de subvention plus structurée), nombre de films dénoncent la progressive déliquescence de l’État, ses dysfonctionnements et perversions. Malheureusement, faute de structures de distribution adéquates, la plupart de ces films peinent à être montrés non seulement à l’étranger mais aussi en Italie. C’est une sorte de censure économique qui s’opère. La dernière table ronde sera consacrée à ce cinéma qui, de façon ludique ou sérieuse et toujours audacieuse, bouscule les idées reçues et l’engourdissement.
Modération :
Dan Cukier, ex président de la Commission de sélection des films de la Communauté Française.
Participent :
– Renzo Rossellini : réalisateur, producteur (Fellini, Scola, Moretti, Cavani, Monicelli, pour n’en citer que quelques-uns) et distributeur. Fils de Roberto Rossellini ; fondateur dans les années ‘70 de Radio Città Futura, une des plus importantes radios indépendantes italiennes.
– Adriano Aprà : un des plus importants critiques de cinéma italiens, auteur d’ouvrages sur Bazin, Rossellini, Straub et Huillet, Ferreri, Bertolucci, …. ; ex directeur de la Mostra del Nuovo Cinema di Pesaro ; ex directeur de la cinémathèque de Rome.
– Donata Gallo : réalisatrice de « Memoria a perdere », documentariste pendant plus de 20 ans pour la RAI (Radio Televisione Italiana), assistante de Marco Bellocchio pour plusieurs films.
– Chiara Malta : réalisatrice du documentaire "Armando e la politica"