L’abattoir d’Anderlecht est un lieu singulier. Il est l’un des seuls en Europe qui se trouve encore en ville et qui, fait exceptionnel, couvre tout le processus d’abattage, de l’arrivée de l’animal vivant jusqu’à la vente en détail. Beaucoup de Bruxellois l’ignorent. Et pour cause : l’abattoir d’Anderlecht ne fait l’objet d’aucune forme d’information et ne jouit d’aucun prestige – phénomène assez récent dans l’histoire du site. Pourquoi ?
Sous cette invisibilité ne se terrerait-il pas quelque inavouable honte, quelque obscur mépris ou autre manifestation de nos très archaïques fantasmes de barbarie ? Cet abattoir ne ferait-il pas l’objet d’un déni, symptomatique du rapport de notre société à la vie et à la mort ? Bruxelles nous apparient (BNA-BBOT) a décidé d’aller à la rencontre des travailleurs de l’abattoir, mais également des habitants du quartier, pour tenter d’en savoir un peu plus sur ce qui se révèle être "une exception bruxelloise".
En attendant la finalisation de ce travail documentaire ("Des abattoirs à abattre : anatomie du propre et de l’impropre"), BNA-BBOT nous propose une diffusion de témoignages sonores.
Appel à témoignages : vous êtes un travailleur de l’abattoir ou un habitant du quartier et vous souhaitez participer à notre collecte de témoignages ?
Contactez Séverine Janssen au 02/223.21.51 ou severine@bna-bbot.be