Oliver Schwerdt, jeune trentenaire, organise des concerts, des spectacles, écrit des livres, peint, monte des expos, co-réalise des films, et joue du piano depuis un âge indécent. Très attaché à la région qui l’a vu naître (Eisenach et ses environs), il hante les quartiers aux loyers bon marché de Leipzig depuis une douzaine d’années, déménageant au gré de la gentrification de cette ville passionnante. Il termine actuellement une thèse de doctorat consacré à Günter Sommer, tout en jouant le rôle de guide plus vrai que nature au musée des instruments. Il sait rallier les plus extrémistes des free jazzeux, les freaks bienveillants et les férus de dadaïsmes, et s’aliéner les grincheux. Il monte régulièrement des spectacles où musiciens reconnus (Phil Minton, Barre Philllips, etc) partagent la scène avec de jeunes musiciens doués ou non, des danseuses mais aussi des noms fictifs sur les affiches, des "figurants" fumant la pipe dans un fauteuil, bref, toute une cosmogonie de personnages délirants, participant une fois ou régulièrement à ces moments inoubliables. Il regroupe ces "créatures" consentantes sous la bannière d’Euphorium Freakestra, le collectif mouvant et improbable qu’il a fondé avec son acolyte Friedrich Kettlitz.
Oliver Schwerdt