9-3, Cité des Bosquets dans la banlieue parisienne. Kamel (interprété par le réalisateur lui-même), victime de la double peine, vient de purger cinq ans de prison, puis deux ans de "bannissement" en Algérie. De retour clandestinement dans son quartier, il retrouve sa famille, son petit frère Mouss devenu caïd, ses amis et les façades taguées qui l’ont vu grandir. Alors que Kamel est confronté à l’insécurité permanente de son existence sans papiers (recherche de travail, mariage blanc, peur du contrôle de police...), la vie continue sur le bitume des grands ensembles qui se délabrent… C’est une vie ordinaire dans la cité, sans fard ni cliché, qu’Ameur-Zaïmeche transpose dans son premier film, autoproduit, composé à rebours du délire médiatique et de cette paranoïa sociale qui fabrique les ghettos modernes. Très finement, il nous invite à reconsidérer notre système de représentation de la jeunesse des banlieues. D’une étonnante humanité, "Wesh Wesh" oscille entre documentaire et fiction sans jamais poser de jugement moralisateur. Un regard sincère et juste qui nous rappelle que les liens se tissent malgré tout dans cet univers de béton.
Wesh wesh, qu’est-ce qui se passe ?
Réalisation
Année
2001
Pays
France
Format
35mm
Version originale
Durée
83 min.
Copie
Haut et court
Droits
Sarrazink Production
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Séances
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