Un couple australien de classe moyenne décide d’aller passer un weekend sur la côte afin de se retrouver. Si leurs goûts et points de vue sont très différents, on se rend compte que ce sont leurs caractères et attitudes individualistes qui ont pu un jour les rapprocher. Elle préfère l’hôtel, lui le camping. Ce conflit pourri littéralement leur weekend d’autant plus vite qu’ils se perdent dans la nature qui s’avère hostile, très hostile. À moins que celle-ci ne fasse que répondre à leur propre hostilité.
La grande originalité de ce film résolument ’70 c’est que nature et horreur ne sont pas ici combinés pour critiquer un retour à la terre enchanteur comme c’était le cas dans les films Rednecks américains quelques années plus tôt. Les personnages profondément odieux représentent l’Homme occidental de façon joyeusement cynique. La qualité de la mise en scène et de la photographie, toutes deux très classes, confèrent à cette histoire un charme étrange et malsain. Hollywood s’en est aperçu et vient de délivrer un remake plan par plan... avec Grant Page comme cascadeur !
En présence de Richard Brennan, producteur du film