Au même titre que les États-Unis, l’Australie est le royaume de l’automobile, amie fidèle de l’habitant des grands espaces. Pas étonnant donc que le drive in y ait connu des heures de gloire, notamment comme lieu de rencontre obligé pour ados désœuvrés. Le marché des VHS dans les années ’80 porte un coup fatal à ces lieux devenus rapidement anachroniques. Les films exploitant le genre post-apocalyptique ne sont plus légions. "Clockwork Orange" et ses ados violents et sans repères sont loin. Quel rapport ? Le réalisateur en propose un et c’est son droit, à travers l’histoire d’un jeune White Thrash dont les occupations principales sont peuplées de bagnoles et de blondasses. Il décide d’exposer l’un et l’autre dans un drive in miteux fréquenté par des bandes de loubards (on disait comme ça à l’époque, non ?). La soirée tourne court quand le jeune couple comprend qu’il ne peut plus sortir de ce qui est maintenant un camp de détention pour jeunes sans avenir. Il sont condamnés à voir en boucle sur l’écran des films de... Brian Trenchard-Smith.
En présence de Brian Trenchard-Smith