Szirtes Planet is Back !!

Il avait inauguré notre premier volet "Hungaro", il y a un an exactement, en nous faisant l’honneur de sa présence pendant les deux semaines de notre programmation. Nous avions adoré sa vitalité, son humour et sa légèreté. Il nous revient donc tout naturellement avec cette belle et inédite séance expérimentale.

+ Pink roll [Rózsaszín tekercs]

András Szirtes, 1979, HU, 16mm, sans dial, 15'

"Un de mes amis sculpteur me demanda un jour si je pouvais faire un film sur lui et sa fiancée. Je les ai filmés en train de danser, moitié homme, moitié femme. Cet ami m’avait confié qu’il prévoyait de quitter définitivement le pays par voie illégale. J’ai donc filmé leur dernière fête à Budapest où j’ai projeté la première partie de ce Pink Roll. Les deux parties assemblées donne à voir ce film" (A. Szirtes).

+ Funeral of Mozart [Mozart temetése]

András Szirtes, 1980, HU, 16mm, sans dial, 23'

"La caméra alcoolisée déambule dans les troquets de Budapest. J’ai effectué un travail de colorisation sur la pellicule pour traduire l’état d’ivresse mêlé au flux émotionnel généré par la dictature socialiste. Le résultat est loin des grises et sombres visions qu’on a l’habitude d’imaginer pour un tel sujet, mais au contraire plein de nuances colorées d’or, d’argent et de diamants. Le titre du film découle de sa dernière image, un tableau des funérailles de Mozart, accroché dans l’un des bars, où seul le chien du compositeur accompagne le convoie mortuaire au cimetière" (A. Szirtes).

+ UFO

András Szirtes, 1987, HU, 16mm, vo ang , 58'

De la période new-yorkaise de Szirtes, UFO est un voyage filmé d’avant-garde avec un clin d’oeil à "The Man Who Fell to Earth". Granuleux et langoureux, le film complète son élégance "funky" par un certain charme illettré. Les "friendly being" et leurs aventures sont ici la métaphore du choc culturel vécu par Szirtes lors de son séjour de deux ans à New York de 1985 à 1987. Comme dans tous ses films, la plastique y est magnifiquement étudiée avec pour motif principal, le rayon de lumière et sa diffraction. Le film se termine par la contemplation de la Hongrie absente d’une carte du monde, dessinée sur un rideau de douche.

En présence du réalisateur.

Séances
13.02.2009 > 22:00