Revenu au pays après une dizaine d’années d’exil, Borhane Alaouié a du mal à reconnaître sa ville, ne retrouvant rien de ce qui en faisait son charme avant la guerre. "Les choses que tu vois n’ont pas d’âge, pas de profondeur. C’est une jeunesse pour touristes. Nous nous transformons, nous aussi, en touristes"... Le dernier volet de ses lettres filmées ne nous montre pas Beyrouth, mais ses naufragés. C’est pourquoi les trois-quarts du documentaire sont dédiés à la nuit et à ses fantômes. "La nuit est le miroir de Beyrouth", déclare le narrateur, évoquant "une ville malade, qui s’ennuie le jour et essaie de se fatiguer la nuit".
A toi où que tu sois