"Massacre à la tronçonneuse" marque un nouveau tournant formel décisif pour le genre. De nombreux films reprennent la formule et l’approche, et curieusement, ces dix dernières années s’avèrent très riches en la matière : "The Locals", "Wrong Turn", "The House of 1000 Corpses", "Devil’s Reject", "Cabin Fever" etc, sans compter les remakes de Massacre et de "Hills have Eyes".
On constate très vite que le genre recèle des sous genres, comme le film de redneck et d’animaux (la plupart du temps, des crocodiles), comme "Death Trap" de Tobe Hopper ou "Squirms" de Liebermann. Il y a aussi le genre "redneck dans l’île", comme dans "American Gothik", ou à la limite "The Wicker Man" pour l’Europe, tout comme dans "Who Can Kill A Child", qui lui fait dans le "redneck enfant espagnol dans l’île", film unique du genre. Il y a aussi le redneck dans l’île cannibale dans "Anthropophageous", sans oublier les rednecks extra-terrestres de "Attack of the Mutants Rednecks".
Plus connu, le redneck gentil en apparence, souvent perverti par une croyance ou la religion. Des Amish craignos, si on veut. Ils sont souvent bloqués dans une époque. Ils cumulent isolation temporelle et éloignement géographique. Scénariste postmoderne et new age oblige. C’est le cas de films comme "The Village" ou "Population 436".
Comme on l’a vu pour le redneck dans l’île, le redneck tout court s’exporte bien. L’Européen comme l’Américain dit : "On aime pas beaucoup les gens comme vous par ici", et il apparaît dans de nombreuses situations. L’Europe est donc elle aussi tout à fait concernée. Fabrice du Welz en a même retrouvé en Belgique dans son "Calvaire".
Et pour quelques rednecks de plus...