Volem rien foutre al pais

A l’origine, il y a le projet de trois réalisateurs de se lancer dans la réalisation d’un film sur le refus du travail. Un long processus qui donnera lieu à un premier film en guise d’apéritif : c’était "Danger travail", pamphlet jubilatoire sur les déserteurs du salariat, sorti il y a déjà trois ans. Aujourd’hui, voilà enfin "Volem rien foutre al pais", dont la sortie française est prévue en mars prochain.
Dans une approche très éloignée de "Pas vu pas pris" ou "Enfin pris", les réalisateurs ne se contentent pas d’un discours critique à l’adresse du salariat ou de l’idéologie travailliste. Si un portrait caustique du patronat et du monde politique est bien présent dans le film, c’est surtout à des hommes et des femmes bien décidés à ne plus accepter les règles du "marché" que s’attache "Volem rien foutre al pais". Loin de l’image du chômeur accablé ou déprimé, ces "sans-emploi qui n’en demandent pas pour autant", ces "déserteurs de la guerre économique" expliquent ouvertement pourquoi ils cherchent à s’épanouir en dehors du monde du travail, avec peu de ressources mais en disposant de leur temps. Plus que briser des tabous, le film mène un questionnement rarement porté à l’écran : s’il y a bien des motifs de refuser le travail aliéné et que certains y parviennent à titre individuel, est-il permis d’envisager son dépassement sur un mode collectif ?
Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe sont allés à la rencontre de groupes, en zones urbaines ou rurales, qui cherchent collectivement des manières de vivre autrement, de s’autonomiser, de vivre hors du consumérisme ? Ce qu’ils expriment à la caméra, c’est leur volonté de reprendre leur vie en main sans plus attendre les lendemains qui chantent ou se contenter de coller des affiches le proclamant.

Année
2007
Pays
France
Format
video
Version originale
fr
Durée
100 min.
Séances
11.01.2007 > 20:00