En cette fin d’année, « Les lumières du faubourg » illumineront nos écrans. Ce dernier film du réalisateur finlandais Aki Kaurismaki, dont vous avez déjà pu voir « Calamari Union » au PleinOPENair, nous plongera, une nouvelle fois, dans un univers atypique mais humain, tout en demi-teinte. A cette occassion, les salles participant au « Réseau belge des cinémas d’art et essai » vous proposent, chacune à leur manière, de (re)découvrir le monde d’Aki. Au programme du Nova, une séance de compilation de courts métrages suivi d’un documentaire sur les coulisses de son travail de réalisateur/producteur/scénariste. Ensuite, le long métrage « For the Living and the Dead », produit par Sputnik Oy, la société de production de Kaurismaki.
> 20:30
+ Aki Kaurismaki - Cinéma de notre temps
Une petite heure pour partir à la découverte d’Aki le cinéaste, parcourir son oeuvre, y dénoter les persistantes influences et dévoiler sa vision du cinématographe. Entrecoupé d’entretien avec le critique André S. Labarthe, ce document lève le voile sur le travail d’un cinéaste que l’on pourrait penser éternellement dépressif. Ses films nous montrent la réalité, ou plutôt comment Aki la perçoit : parfois sombre, terrible, fataliste. Mais c’est à ses personnages (ou simplement nous) qu’il insuffle ce regain d’humanité qui ne change pas forcément la réalité mais permet de l’affronter.
+ Courts métrages
Fin des années 80, début des années 90, Kaurismaki réalise quelques courts métrages dans lesquels il fait cohabiter deux de ses plus grandes passions : le cinéma et le musique. Le principe est simple et se rapproche des clips musicaux. Une chanson le temps d’une saynète ... avec la Kaurismaki touch, bien sûr.
+ Rocky VI
+ Through the Wire
+ Those Were The Days
+ These Boots
>22:00
+ For the Living and the Dead
La tragédie d’une famille dont la perte accidentelle d’un enfant va accélérer la plongée dans le gouffre. Basé sur un fait réel survenu sur la côte ouest de Finlande en 1986, ce film est produit par Aki Kaurismaki. On y retrouve un thème cher au cinéaste : le tourment dans lequel la réalité peut plonger des êtres humains. La genèse et la préparation du film ont pris des tournures inattendues. Interpellé par le récit fait par les parents du jeune enfant à la télévision, le réalisateur Kari Paljakka souhaite les rencontrer. Au terme de 4 années de collaboration avec la famille, le scénario est prêt. Place au tournage. Kari Paljakka, s’inquiète de savoir comment aborder le film. Se focaliser sur la détresse psychologique et émotionnelle de la famille ou démontrer l’absence d’aide et support thérapeuthique, dans la société, en cas de crise. Ayant lui-même perdu deux frères, le réalisateur opte pour la première vision afin de pouvoir, de son côté, essayer de cerner la souffrance encourue par ses propres parents. Sa volonté, au travers de ce film, est de nous encourager à regarder et vivre notre vie dans sa totale diversité, avec ses moments de bonheur et ses périodes sombres et douloureuses.