Comment traiter de la place de la culture à la télévision ? Comment ne pas s’enliser dans un débât dont on connaît par avance les arguments des uns et des autres ? Comment dépasser la logique du manque de financement public par les revenus de la publicité ?
Un film d’origine canadienne nous paraît poser les bonnes questions en replacant les médias et la télévision dans un système plus vaste au service d’une idéologie dominante.
Pour sentir les tendances du marché, rien de tel que de se rendre à Cannes sur l’une des plus grandes foires aux programmes télévisuels.
Chaque année, c’est là que les directeurs de chaînes du monde entier viennent remplir leurs grilles de programmes. Geoff Bowie les a rencontrés. Avec sincérité - données sociométriques à l’appui, ils expliquent leurs stratégies éditoriales. Leurs moindres souhaits font la pluie et le beau temps sur toute une armada de producteurs. Pas d’exception culturelle. Ici, les teléspectateurs ne représentent que des parts de marché.
A peu près au même moment, quelque part en banlieue parisienne, un cinéaste met en scène l’épopée de la Commune de Paris, un soulèvement populaire réprimé dans le sang. Les habitants du quartier sont mis à contribution pour jouer tous les rôles. Ils sont à la fois acteurs et scénaristes du film. Le réalisateur attend d’eux qu’ils se réapproprient les personnages, qu’ils leur prêtent leur propre voixŠ
Le film se referme sur le tournage du massacre des Communards en mai 1871, qui ont légué à l’Histoire une part de leurs rêves pour que nous puissions à notre tour avoir envie de nous libérer de nos chaînesŠ TV.
L’Horloge Universelle - La résistance de Peter Watkins
|
Séances
|
|---|
|
20.04.2006
> 20:00
|