Nous sommes dans le bas de la Ville, à la limite des Marolles. Dans le creux d’une colline descendant doucement vers la Senne, où les anciens marais ont été assainis pour rendre le quartier habitable. D’où le nom qui leur fut donné : "nieuwland" (terres nouvelles) et aujourd’hui encore "rue Terre Neuve". Ces terres étaient situées hors des remparts intérieurs de Bruxelles, qui protégeaient les riches contre les pauvres, et s’étendaient jusqu’à la Petite Ile (place Fontainas).
Entre la gare de la Chapelle et l’avenue de Stalingrad, à deux pas de l’ancienne gare des Bogards, il reste rue Terre Neuve un vestige de la Jonction Nord-Midi. Un sympathique intérieur d’îlot situé en bordure de chemin de fer, qui a servi d’entrepôt et sur lequel va prochainement être construit un dépôt de magasin. C’est ici que va s’installer le PleinOPENair pour son dernier week-end, dans ce quartier qui porte encore les séquelles de l’urbanisme bruxellois, mais qui est bel et bien resté un quartier populaire.
Le bruit du projecteur ne suffira pas à couvrir celui des trains qui passeront au-dessus de nos têtes, mais ça a son charme. Si si. De toutes façons, les musiques occitanes, bavaroises, les courts et longs métrages proposés ce week-end sont suffisamment étonnants, captivants, visuels (voire sans dialogue), qu’on passera facilement au-dessus de ce petit désagrément sonore...