Ca démarre par une course de voiture illégale et molestage de la presse lors d’un concert de "manele". Adrian Copiliul Minune, star en roumanie est ici loin de son image de Tzigane classe de Gadjo Dilo. On se demande même comment il a pu accepter de jouer dans ce film au plus prés de son image public. Pur cinéma de divertissement, Furia est néanmoins révélateur de certains aspects de la Roumanie actuelle. Le constat que dresse ici Muntean est amer mais amène une chose nouvelle : les éléments agressifs et désespérés apparaissent en marge de la vie bucarestoise moyenne. L’humour de certaines situation viennent d’ailleurs de ce décalage tandis que la fin du film, surprenante, témoigne de l’implacable fatalité qui pèse sur les personnages.
Le traitement du scénario comme la forme du film lui-même est une évidente référence au cinéma occidental. Vlaicu Golcea en concert au Nova le soir même viendra répondre au questions sur la musique à laquelle il a participé.