Nina

Pour son premier long métrage, le réalisateur semble se heurter à la complexité de l’adapation. Inspiré de "Crimes et Châtiments", "Nina" est transposé à Sao Paulo. Hormis l’amorce du film, le récit n’exploite guère sa prestigieuse référence. ’Nina’ est l’histoire d’une jeune fille qui bute sur l’hostilité de la métropole, devenue un espace de consommation sur lequel elle n’a pas de prise. Elle expérimente des états seconds dans les soirées techno, cherche à gagner quelques ronds et se heurte durement à la réalité tangible de son quotidien. L’avarice et la pression constante de sa vieille logeuse, avec qui elle partage l’appartement austère, l’empêchent de trouver un seul instant de répit. Nina se sent impuissante et acculée, seule dans un monde où elle ne peut trouver sa place. Son unique refuge est sa passion du dessin, qui est aussi une forme d’exorcisation de tous ses malheurs. Commandés à Lourenço Mutarelli, dessinateur brésilien, ces dessins noirs, ainsi que le travail de la photographie, donnent son atmosphère à un film qui a cependant du mal à garder toute sa cohérence. Quelques scènes sortent bien de l’ordinaire, mais paraissent insuffisament développées pour nous en faire oublier les limites de l’ensemble du film. L’interprétation sans faille de la logeuse vénale revient à Miriam Muniz, fameuse comédienne brésilienne.

Réalisation
Heitor Dhalia
Année
2003
Pays
Brésil
Format
35mm
Version originale
Sous-titrage
ang
Durée
83 min.
Séances
15.03.2005 > 20:30
16.03.2005 > 18:30