Premier cordage : la vertu et la force liées au cinéma Nova sont illustrées par le lieu même comme niche d’exploitation cinématographique, pavillon art et essai ; sa spécificité, produire du "sens" et des pratiques collectives.
Deuxième cordage : chaque embarquement pour l’exploration d’une contrée cinématographique est une remise en jeu, à l’eau, des énergies humaines qui constituent l’équipage ; la finalité, rapporter des trésors exposés au grand vent de la toile, des raretés (sonores, graphiques, gastronomiques) entreposées dans les cales.
Troisième cordage : les goûts et les couleurs se discutent, contrairement à l’adage. A l’écoute des points de vue, l’exercice des ponts-réunions est de saisir les potentiels carrefours avec d’autres opinions pour construire ensemble le chemin de la traversée. Autrement dit, dans la mesure où les dispositions prises pour amarrer/ancrer concernent l’équipage, la consultation et la discussion des modus operandi doivent avoir lieu sous peine de perdre le cap et de naviguer à vue.
Quatrième cordage : à force de travail et de savoir-faire, les loups de mer qui tiennent la barre, les t-v-oiles, le perchoir, la longue-vue, l’intendance (de l’accueil au foyer), perpétuent l’aventure dans la réalité bruxelloise, capitale européenne au temps tumultueux d’aujourd’hui.
Cinquième cordage : de la nécesité d’origine à sa consistance actuelle, le cinéma Nova se maintient au dessus, hors et au dedans des flots de la société marchande ; le marchandage des liquidités devient une mission diplomatique au même titre que la maîtrise à bord, de l’état de la coque à l’horizon choisi, dans la mesure où sa résistance-existence est constamment mise à l’épreuve des récifs dogmatiques et communautaires.
Sixième cordage : école de vie où le plaisir du grand air mènent la croisière, 7 ans de réflexion, flux et reflux au gré des courants et des états d’âmes mousses, lutins, pirates, stakhanovistes, poètes cosmiques...et autres qualités significatives de la mulptiplicité des caractères.
Septième cordage : la transmission du savoir-faire s’opère en dedans de façon nucléaire ; les atomes crochus s’établissent sur la base de multiples formes de gravitation et d’appréciation du temps pour libérer des énergies tantôt fondues, tantôt fendues et inventer de la puissance collective . Considérant que rien n’est acquis pour toujours, l’instant se redéfinit à l’intérieur du temps.
(Une attention à Bendyglu et la fée Rachel pour avoir inspiré cet essai et à tous ceux et celles qui participent à l’utopie).
Tamara