Dead End Run

Un homme est poursuivi par un robot femelle qui aime les chansons de comédies musicales. Un autre est poursuivi par un tueur à gages. Un troisième, poursuivi par la police, se réfugie sur un toit où il kidnappe une jeune femme qui était montée là pour se suicider. Trois courts métrages, trois courses haletantes qui se terminent dans un cul-de-sac.
Il y a deux ans, le Nova accueillait le furieux Electric Dragon 80.000V, 55 minutes d’une expérience sonore et visuelle apocalyptique qui marquait le retour de Sogo Ishii à l’esthétique punk de ses débuts. Dead End Run confirme ce retour à une imagerie épileptique et à une bande-son furibarde. Avec ces trois courts métrages, le réalisateur brode autour d’un même thème. Sauf que quand Ishii brode, c’est le marteau-piqueur qu’il empoigne. Chacun de ses films suit son héros qui, systématiquement, fonce droit dans le mur. Et, systématiquement, la caméra les suit avec délectation, dans l’attente impatiente du choc final. Plus qu’à un film, c’est, une fois encore, à une expérience des limites que Ishii nous convie avec son dernier opus.

Réalisation
Sogo Ishii
Année
2003
Pays
Japon
Format
35mm
Version originale
Durée
60 min.
Séances
22.03.2004 > 20:30
23.03.2004 > 22:30