Quartier Midi

Depuis l"annonce du projet du terminal TGV, la chronique du Quartier Midi est celle d"une mort annoncéeŠ La spéculation immobilière démarra aussitôt sur les ilôts proches de la gare. La Commune et la Région virent donc la nécessité de réguler les appétits des promoteurs, mais surtout l"occasion de "nettoyer" le bas de Saint-Gilles, densément peuplé, pour en faire une zone d"affaires et de bureaux. Persuadés que des sociétés internationales se presseraient pour s"installer aux abords de la gare, les pouvoirs publics prirent les mesures d"expropriation pour plusieurs ilôts, la Région s"occupant du rachat des maisons et de "l"accompagnement social" des habitants. Tout ce mécanisme pour préparer le terrain à de nouveaux projets immobiliers qui iront, in fine, dans les mains et dans les poches de quelques promoteurs privés.
Ainsi espérait-on préserver les quartiers résidentiels plus éloignés, et percevoir de nouvelles taxes bienvenuesŠ Tout était clair. Sur plan en tout casŠ Car si l"on en juge par les résultats accomplis une dizaine d"années plus tard, le processus semble s"être basé sur un mythe. A part un hôtel Ibis et prochainement le siège de la compagnie d"assurance Swiss Life, seules la SNCB et l"ONSS se sont installées dans le quartier ! On est loin de la ruée escomptée d"institutions et sociétés internationalesŠ Se sachant sacrifié, le reste du quartier pourrit littéralement et les habitants y vivent dans l"attente perpétuelle d"une expropriation toujours "imminente". Cette zone est-elle condamnée à rester le terrain d"un remake sans fin de la mauvaise saga immobilière bruxelloise ?

Séances
29.08.2003 > 12:00
30.08.2003 > 12:00