Trois histoires, trois portraits de femmes, issues de trois classes sociales différentes. Dans un luxueux appartement vit Aurora, mariée avec un homme très riche, qu’elle a épousé pour son argent et qui ne rate pas les occasions pour la trahir. Un jour Aurora rencontre un vieil amant, Pistoletta, qui recommence à la courtiser de façon insistante. Pour son argent. Entretemps, le mari est parti, l’argent aussi ! Deuxième portrait : celui de Carmela, qui a un jeune fils, Sebastiano, qui essaye de savoir qui fut son père. Un jour Sebastiano tombe sur une photo, et découvre que sa mère est en réalité son père, qui se "transforma" en mère après la mort de celle-ci.... Et enfin Libera. Libera vit dans un quartier populaire, travaille dans un kiosque de journaux, est mariée... et elle est certaine que son mari la trompe ; une cassette vidéo le prouve ; par erreur celle-ci est vendue à un commerçant de cassettes porno...Vous l’aurez compris : il y a de l’Almodovar dans l’air ! Corsicato est effectivement passé par cette école-là mais, après, l’histoire est toute italienne. Ses films, entre drame et mélodrame, entre satire et dérision acide, mettent en scène des personnages que l’on qualifierait de ’pervers’, de ’différents’, de ’marginaux’. Corsicato prône un non-réalisme hostile à la comédie à l’italienne facile et spectaculaire . Ses dispositifs narratifs sont souvent habiles et ingénieux, puisant dans une théâtralité classique ou populaire.Un des ovnis du cinéma italien !
Sous réserve : rencontre avec Pappi Corsicato