Monument du cinéma belge en marge, "Vase de noces" reste à ce jour le seul long métrage de fiction d’un réalisateur devenu depuis ascète du documentaire. Bien que ce film singulier fait encore scandale, du moins dans l’être intime du spectateur, il fût récompensé tant chez nous qu’à l’étranger, admiré par des personnalités telle Henri Michaux, et ce malgré de nombreux détracteurs zélés. Poème abyssal, fascinant et répugnant, où un homme - magistralement interprêté par Dominique Garny - fornique amoureusement avec une truie, lui fait des petits, et ...
Mais laissons la parole à plus expert que nous : Vase de noces (...) "est le premier film proprement schizophrénique qui va de la perte consommée de la réalité à l’automation du rêve profond, inconscient, répétitif et obsessionnel. (...) Vase de noces, qui tient de l’écriture automatique, tire sa substance dans un réel désintégré, un microcosme d’objets, d’animaux, de plantes et de ciel où se génèrent les thèmes de l’amour, la mort et la résurrection, comme autant de vases communicants. (...) Je comprends très bien que l’on puisse détester ce film, non tant pour y avoir vu une histoire scandaleuse de zoophile coprophage, que pour son maniérisme et son perfectionnisme formels, son traitement allégorique quasi mystique. Mais ce n’est en tout cas pas un film vulgaire et réaliste" (dixit Boris Lehman). Vous voilà donc prévenus !
Vase de noces
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