« Toutes tentatives de résumer mon film se sont soldées par un échec et une tentative de suicide », nous prévient Steven Soderbergh, l’auteur palme-d’orisé de "Sex, Lies and Videotape" et oscarisé avec "Traffic", mais aussi de films aussi différents que "Kafka", "Out of Sight", "The Limey", et "Erin Brokovich" (et oui !).
"Schizopolis" est sans conteste son film le plus personnel. Disons qu’il se rapproche de l’idée qu’on pourrait se faire d’un remake de "Hamburger Film Sandwich" par les Monthy Python, réécrit par Beckett et monté dans le désordre par un Tati sous acide. En gros, ça parle d’une famille schizophrène et infidèle ; de l’Eventualisme et de son gourou ; d’un homme et de son double ; d’un espion ; du manque de communication et des langues étrangères ; des journaux télé et d’une idée manquante. Avec cette fable hilarante, l’auteur-réalisateur-interprète nous présente un miroir de notre monde occidental superficiellement policé, profondément absurde et aliénant.