La Plainte de l’impératrice

Pina Bausch, chorégraphe allemande, pourfendeuse des académismes, est pourtant à la tête d’une des plus grandes écoles de danse nouvelle. Elle crée le scandale dès ses débuts en ouvrant une brèche novatrice dans les arts de la scène, s’inspirant d’une tradition théâtrale imagino-sociale radicale allemande. Son concept de danse-théâtre se retrouve dans ce premier film qui est un collage de scènes évoquant des personnages à la fois reconnaissables, à la fois hors-catégories. "La plainte de l’impératrice" est une présentation de personnages féminins, hommes et femmes, les plus incongrus : travesti dénudé dans un café, employée de bureau assise au milieu d’un boulevard, cow-girl perdue dans la natureŠ Les impératrices sont des moutons noirs perdus au milieu des blancs. Le film est envoûtant de par son rythme. La mise-en-scène, quant à elle, est à la fois visionnaire et réaliste. S’inspirant de mythes et d’images reconnaissables et dénonçant les revers de ceux-ci. "Il faut apprendre à être touché par la beauté, par un geste, un souffle, pas seulement par ce qui est dit et dans quelle langue : percevoir indépendamment de ce que l’on "sait"." (Pina Bausch).

Séances
08.11.2001 > 20:00
10.11.2001 > 20:00