Glitterbug

De 1971 à 1986, Derek Jarman filmait une sorte de journal intime. Glitterbug est constitué d’une partie de ces enregistrements super-8, un format qu’il a beaucoup expérimenté, montés de sorte qu’ils rendent alternativement une impression de beauté éphèmère ou celle d’une "borderline" proche de l’agressivité et de l’intransigeance. Le film est une vision unique de la vie personnelle et professionnelle du réalisateur, mais aussi le témoin interne de cette période punk gay des années 70 et 80, dont l’ambiance est sous-jacente dans les autres films de Derek Jarman. Glitterbug aborde certainement davantage la question du rythme et du montage des images que celle de la danse à l’écran. Le film est une évocation : au-delà de ce qui est montré, c’est une ambiance, un sentiment par rapport à une époque (pendant laquelle le tatchérisme sévit) que l’on perçoit. Film abstrait et fragmentaire par excellence, parfois beau, surtout puissant lorsque l’on connaît Derek Jarman, son époque ou son travail. La bande son a été réalisée par le célèbre et reconnu Brian Eno, et rajoute au plaisir.

+ Bad Mood Woman (cfr Compil Express Yourself)

Le 21/10 : + Kill Kill Choregraphy

Séances
18.10.2001 > 22:00