Dancing Courtisans

Au coeur du cinéma, la dimension musicale chantée et dansée en est venue dans le monde entier à caractériser le cinéma indien. A l’apparition du parlant, le théâtre musical et chanté est donc depuis des lustres un divertissement populaire et bourgeois majeur. Il fait partie intégrante de l’expression narrative -moteur de l’action ou ’embellissement’ d’appoint- et de la ’visualisation’ de l’histoire dans tous les genres du cinema indien : mythologique, historique, mélodrame, comédie ou social. Certains historiens du cinéma indien ont souligné la fonction ’orgasmique’ des chansons et des danses, souvent extrêmement lascives et destinées jusqu’à aujourd’hui à suggérer l’acte sexuel dans une cinématographie qui la censure, et plus encore la bienséance. Les moeurs empêchent d’être explicite (aucune nudité, aucun baiser selon la ’no kissing policy’, du moins jusqu’au années 80...). L’art de la suggestion et des symboles est devenu la norme et on connaît l’un des principaux procédés pour montrer le corps d’une femme : la faire paraître moulée dans son sari mouillé, par la pluie ou après un bain, ou bien encore en la faisant brièvement disparaître dans un fourré avec son soupirant (techniquement les ’behind the bush scenes’...).
Dancing Courtisans nous offre une selection des meilleurs scènes chantées et dansées de l’industrie cinématographique Bollywood allant des premiers films d’époque jusqu’à nos jours. Envoutants et amusants, éclats de rires assurés !

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Le petit train (sur l’album RE)
Rita Mitsouko, Fr, 1984, 5’, sans dial, video

Le petit train est une version revue et corrigée de la chanson pour enfants et dont le clip est tourné dans les immenses studios de cinéma de Bombay en Inde. Le train traverse la campagne sans que l’on sache vraiment d’où il vient ni où il allait... Catherine Ringer évoque le génocide de la deuxième guerre mondiale et se réferre à son père d’origine polonaise qui traversa miraculeusement neufs camps de concentration.

Séances
26.10.2001 > 20:00