Une fois réussie la prononciation du titre du film, très certainement vous vous demanderez ce que celui-ci peut bien vouloir dire. Ko.yaa.nis.qatsi (tiré de la langue des indiens Hopi) signifie : 1)vie folle ; 2)vie tumultueuse ; 3) vie se désagrégeant ; 4) vie déséquilibirée ; 5) existence exigeant un autre mode de vie. Psalmodié en choeur au début et à la fin du film, c’est un peu comme si ce mot se trouvait à avoir la valeur d’une prophétie que les Indiens Hopi auraient prévu il y a très longtemps : la prophétie d’une planète colonisée et exploitée par l’homme au rythme infernal de la modernité. Le film pourrait alors être vu comme une sorte de version imagée de celle-ci. Sans commentaires, au rythme d’un montage visuel où les images ne manquent pas d’être époustouflantes et sont en osmose avec un univers musical signé Philip Glass, "Koyaanisqatsi" nous transporte dans un étonnant voyage au travers du paysage américain, du calme mystérieux et intemporel du Grand Canyon et du désert Californien à la frénésie de New York, de Los Angeles, de Las Vegas...
Today We Are Going to Build a House
Sergeï Loznica et Marat Magambetova, Russie/Rusland, 35mm, 30’, 1996
1/9 > 22.00
Dans la terre humide, la grisaille et le vent, Loznica nous distille le quotidien de certains ouvriers russes.
Dans leur travail routinier et archaïque, Loznica décèle une poésie inattendue en glanant, çà et là, les événements d’une journée sur ce chantier. Le temps semble figé, le travail avance à petits pas. Pourtant, le lendemain, la bâtisse se dresse fièrement.