JON JOST

Jon Jost est au départ un cinéaste autodidacte (il aura d’ailleurs plus ou moins refusé de s’inscrire dans tout curriculum d’étude). C’est très tôt, dans les années ’60, qu’il commence à tourner des premiers courts métrages en 16mm. En 1965 il est emprisonné pour deux ans par les autorités fédérales américaines. En cause : le fait de ne pas vouloir servir dans l’armée (cette prise de position, ferme, lui aura valu encore d’autres déboires). A sa sortie, il aide à la mise en place de "Newsreel" à Chicago, organisation qui eu son importance, et pas des moindres, dans le documentaire engagé aux Etats-Unis. Il s’en dissocie, pour cause de dissenssions idéologiques. Depuis, il s’est tourné vers un cinéma (aussi bien de courts que de longs) qui a cette empreinte personnelle qui fait dire que "c’est du Jost", mais qui n’est pas pour autant dépolitisé. Il y allie une recherche formelle qui est propre au langage cinématographique mais aussi un regards quasi clinique de la société qui l’entoure. Américaine, la plupart du temps, mais pas seulement. Virtuose, aussi, des possibilités techniques du cinéma, Jon Jost est un des premiers à s’inscrire dans un discours autour des nouvelles technologies, peutêtre par le fait de faire un cinéma ’pauvre’ (fait avec peu de moyens financiers dans lequel il dit s’inscrire depuis toujours. Mais vu autrement, il y a aussi aussi sa constante curiosité pour toute trouvaille qui peut amener quelque chose de nouveau dans le domaine du cinéma. Il est considéré comme un des personnages-clés du cinéma fictionnel d’avant-garde aux Etats-Unis ; on l’écrit, mais c’est à voir avec lui !