New York, Manhattan, fin années quatrevingt. L’ambiance froide et surfaite du milieu des galeries d’art, des lofts "arty". Les tentatives naïves ou désespérées de survie dans un monde où règne l’argent. Mais aussi l’ambiance corrompue et glaciale du monde des finances. Dans la salle dédiée à "Vermeer" au Metropolitan Museum, loin de la frénésie de la ville, une jeune femme s’arrête devant un portrait. Un homme les regarde, la femme, le portrait. Une étrange sensation de ressemblance s’en dégage. L’homme en est épris. Il glisse un mot à la jeune femme car il veut la revoir. / Lui est courtier à Wall Street, elle est une actrice française, venue chercher du travail aux Etats-Unis. Une liaison commence. Mais d’une part il y a du simple opportunisme, de l’autre un fantasme désespéré...
"All the Vermeers in New York" est peutêtre le film de Jon Jost qui aurait pu trouver une petite place dans un circuit de distribution... Plus conventionnel que d’autres à certains égards, l’histoire y reste néanmoins secondaire, "All the Vermeers in New York" étant avant tout l’évocation d’un lieu, d’un milieu, d’une période. Filmé en scope par Jost même, la beauté de ses images pourrait presque faire penser à un essai cinématographique où des éléments propres à la peinture de Vermeer se retrouvent à y être réélaborés sur pellicule.