("Lettres à mes amis restés en Belgique" ; 1ère partie d’un projet tétralogique)
Bon, on le sait : Boris Lehman ne resortira pas d’ici tôt ce film de ses boîtes. Donc, préparez sac-à-dos et bottines de marches (on prévois les encas), on part pour une excursion dominicale ! Et le titre du film ne faisant pas de mystères, c’est bien vers le mythe biblique de Babel (version cinématographique et personnelle) que nous irons. D’ailleurs s’attaquer à vous introduire "Babel" (le film) c’est aussi s’attaquer à un mythe !! On a eu beau en entendre parler, on se demande quand même qui a réellement eu la chance de le voir ?! Nous, pas encore ! Et c’est pourquoi vous en parler, pour nous, c’est un peu difficile et préférons donc reprendre quelques notes/réflexions de qui en a déjà vécu l’expérience.
"Cette première partie est centrée sur la vie quotidienne à Bruxelles d’un cinéaste qui prépare un film sur Babel, et rêve d’aller au Mexique sur les traces d’Antonin Artaud, chez les Indiens Tarahumaras. Sans domicile, il erre dans une ville qui semble lui appartenir, puis il finit par partir. Quand il revient, les choses et les gens ont changé (...)." (Boris Lehman) "(...)"Babel" c’est avant tout un homme qui marche dans la ville, d’amis en amis, de cafés en galeries, de librairies complices en copains qui reviennent du Mexique. (...) "Babel" est pour la Belgique l’équivalent de "Milestone " de Robert Kramer ou de "La maman et la putain" de Jean Eustache.Cette première partie (la seule réalisée à ce jour), "Lettre à mes amis restés en Belgique", est le constat sentimental d’une vie et d’une ville, une recherche des fils qu’il faut tisser pour continuer de vivre cette vie et d’habiter cette ville.(...) Si ce film est centré, comme à l’habitude, sur son auteur, il lui échappe totalement en définitive : l’intime devient fiction, l’égotisme devient romanesque." (Dominique Païni) "(...) Ainsi, si Boris Lehman visite les genres cinématographiques, passant du film de voyage au film publicitaire, de l’émission culinaire au cinéma intimiste, du documentaire médical à la fiction expérimentale, c’est pour mieux les subvertir, les transformer en un seul et même motif. Boris Lehman maîtrise une matière dense, touffue, ancrée dans le quotidien, éclatée comme un puzzle fou, mais il l’organise de telle manière que, là où l’on redoutait le point de vue limité au nombril, surgit l’individu comme communauté, s’efface Boris comme personnage particulier au profit d’un archétype universel (...)" (Philippe Simon)
L’EXCURSION COMMENCE A 12:30 AVEC UN BRUNCH
14:00 PROJECTION / 17:00 PAUSE / 18:00 SUITE