A COMME ADRIENNE

Un soir d’il y a six ans Boris rencontre par hasard Adrienne chez un ami à qui il devait emprunter un smoking. Depuis, Boris et Adrienne sont devenus amis, des amis rares. Adrienne a découvert les films de Boris et s’est laissée emporter dans son cinéma. Boris lui s’est fait conquérir par l’énergie charismatique de cette femme de 78 ans, qui pendant quatorze ans a vécu en Iran où elle y a appris le persan et y a découvert et traduit des contes populaires. Ce film, Boris lui en fait cadeau. Mais le cadeau n’est pas que pour elle (!), car si "A comme Adrienne" est avant tout un portrait, il est aussi un récit, voire même un poème de la vie pour tout le monde. Décliné en sept "leçons" et quelques digressions (la leçon de natation, la leçon de conduite automobile, la leçon de cuisine, la leçon de couture, la leçon de botanique, la leçon de savoir-vivre, la leçon de cinéma), le film ne nous fait pas un récit de la vie d’Adrienne, mais nous amène plutôt à partager son art de la tradition orale et son plaisir à vivre les petits rituels du quotidien. On en arrive à se demander si la vie d’Adrienne n’est pas elle-même un conte. Boris le dit : il aurait pu intituler le film "Ma vie est un conte". L’épilogue de "A comme Adrienne" en est d’ailleurs un. Un conte à tiroirs, comme on en trouve dans les "Mille et Une Nuits". Tout le film l’annonçait.

Séances
18.04.2001 > 22:00
04.05.2001 > 20:00