"Le plagiat est nécessaire. Le progrès l’implique."
Comte de Lautréamont
« les dangers que portent les tentatives intégristes actuelles : la connaissance, la culture, l’information, ne peuvent être des propriétés "comme les autres", mais sont au contraire inscrites dans une dynamique collective et coopérative. Vouloir réduire la "propriété intellectuelle" à des droits du possesseur de "porte-feuille" (brevets, copyrights,...) c’est passer à côté de la façon dont l’ensemble de la société, les auteurs, mais aussi les lecteurs, les auditeurs, les innovateurs et créateurs précédents... agissent au sein de chaque oeuvre ou invention pour élargir le spectre global de l’intelligence humaine. »
Florent Latrive, du bon usage de la piraterie
« Tous les textes publiés dans "internationale situationniste" peuvent être librement reproduits, traduits ou adaptés, même sans indication d’origine. »
(Internationale situationniste, numéro 2 > http://i-situationniste.blogspot.com/ )
On est convenu d’appeler imitation toute traduction d’une langue morte introduite dans un ouvrage d’imagination, qui n’est pas lui-même la traduction exacte de l’écrit dont elle est tirée. Virgile a imité Homère ; Racine, les tragiques grecs ; Molière, Plaute ; Boileau, Juvénal et Horace, etc., sans encourir de reproche. Mais il n’en est pas de même des prosateurs du genre simple, qui n’ont point de traits brillants à dérober, comme si l’importance du vol en diminuait la gravité. Montaigne a commis beaucoup de plagiats sur Sénèque et sur Plutarque ; mais il s’en accuse à tout moment, et déclare qu’il est bien aise que ses critiques donnent à Sénèque des nasardes sur son nez.
Charles Nodier, les Questions de Littérature légale
"La gratuité, c’est le vol"
Denis Olivennes, Patron du Nouvel Obs, ancien Patron de la Fnac
"La Propriété, en fait et en droit, est essentiellement contradictoire, et l’est par cette raison même qu’elle est quelque chose ; en effet, la Propriété est le droit d’occupation et en même temps le droit d’exclusion ; la Propriété est le prix du travail et la négation du travail ; la Propriété est le produit spontané de la société et la dissolution de la société ; la Propriété est une institution de justice, et la Propriété c’est le vol."
Pierre-Joseph Proudhon
"L’humanité, comme un homme ivre, hésite et chancelle entre deux abîmes : d’un côté la Propriété, de l’autre la Communauté."
Pierre-Joseph Proudhon
« La propriété intellectuelle fait plus que porter atteinte au domaine public ; elle fraude le public de la part qui lui revient dans la production de toute idée et de toute forme ».
Pierre-Joseph Proudhon, Les Majorats littéraires
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"En tant qu’intermédiaires techniques, nous sommes contraints de stocker ces données liées à vos communications. Cependant, il est hors de question que nous nous transformions en auxiliaires de police. Nous entendons faire tout ce qui est en notre possible pour ne pas contribuer à cette attaque contre la vie privée, et encourageons tout le monde à jeter du sable dans cet engrenage !"
Déclaration de serveurs indépendants
"On ne possède pas une maison comme on possède une mine, une forêt, comme un littoral, un cours d’eau, comme un champ. La propriété [...] est limitée selon que l’objet appartient, dans une mesure plus ou moins grande, à l’intérêt général. Eh bien, la propriété littéraire appartient plus que tout autre à l’intérêt général ; elle doit subir aussi des limites"
Victor Hugo à la tribune du Congrès littéraire international
"Avant la publication, l’auteur a un droit incontestable et illimité. [...] Mais dès que l’oeuvre est publiée l’auteur n’en est plus le maître. C’est alors l’autre personnage qui s’en empare, appelez-le du nom que vous voudrez : esprit humain, domaine public, société. C’est ce personnage-là qui dit : Je suis là, je prends cette oeuvre, j’en fais ce que je crois devoir en faire, moi esprit humain ; je la possède, elle est à moi désormais."
Victor Hugo, tribune du Congrès littéraire international
"L’industrie cinématographique de Hollywood fut bâtie par des pirates en exil. Au début du 20ème siècle, des créateurs et des réalisateurs vinrent s’installer en Californie, fuyant la côte est où l’inventeur du cinématographe, Thomas Edison, jouissait d’une position dominante issue de la législation sur les brevets. Cette position dominante était occupée par un trust monopolistique, la Motion Picture Patent Company et était fondée sur les brevets de Thomas Edison. Edison avait créé la MMPC afin d’exploiter les droits de propriété que ces brevets lui procuraient, et celle-ci ne plaisantait pas quand il s’agissait de faire respecter ces droits."
Lawrence Lessig, Free Culture.
"Les droits de propriété intellectuelle sont variés : droit d’auteur (ou sa version anglo-saxonne le copyright), brevets, marques, dessins et modèles, jusqu’à la topologie des semi-conducteurs... Tous correspondent à des protections différentes dans leur forme et leur étendue. Mais leur diversité ne peut masquer la similitude entre tous ces secteurs : en jeu, le symbolique, l’immatériel, la connaissance, l’information, le savoir..., soit toutes dénominations en vogue pour caractériser l’économie d’aujourd’hui. De la défense des "actifs immatériels" dépendent les taux de croissance et la bonne santé des marchés. Il faut donc les protéger. Pour l’immense majorité des titulaires de brevets, de copyright et autres titres de propriété intellectuelle, la règle est simple : plus on se rapproche de la propriété physique, plus ils sont heureux. Plus la copie d’une invention, d’une chanson ou d’un logo est considérée - et punie - comme le vol ou l’effraction, plus les voilà satisfaits."
Florent Latrive, du bon usage de la piraterie
"Les biens numériques sont dits non-rivaux et non-exclusifs, contrairement aux biens physiques : lorsque l’on vole une montre, son ancien propriétaire ne peut plus s’en servir. De même que si une montre existe en 10 exemplaires, elle sera inévitablement plus chère que si elle existe en 10 millions d’exemplaires. De ces caractéristiques des biens matériels découle la rareté sur laquelle leur économie est fondée. Lorsque il y a vol, il y a nécessairement soustraction. À l’inverse, chacun peut profiter d’un bien non-rival et non-exclusif, à l’image d’une idée que l’ont peut partager avec 2 ou 20 personnes sans en perdre les bienfaits. Les usages se multiplient, voire s’enrichissent mutuellement. C’est une économie basée sur l’abondance. La valeur se trouve ailleurs (dans la captation de l’attention et le service notamment). La propagation de biens immatériels est une multiplication."
La quadrature du Net
L’objectif de la licence GNU GPL, selon ses créateurs est de garantir à l’utilisateur les droits suivants (appelés libertés) sur un programme informatique :
1. La liberté d’exécuter le logiciel, pour n’importe quel usage ;
2. La liberté d’étudier le fonctionnement d’un programme et de l’adapter à ses besoins, ce qui passe par l’accès aux codes sources ;
3. La liberté de redistribuer des copies ;
4. La liberté d’améliorer le programme et de rendre publiques les modifications afin que l’ensemble de la communauté en bénéficie.
Wikipedia (avril 2009)
Le Creative Commons (CC) est une organisation à but non lucratif consacrée à épandre le champ de travaux créatif pour les autres, afin de construire dans la légalité et le partage. L’organisation a créé plusieurs licences, connues sous le nom de Creative Commons licences. Ces licences, selon leur choix, restreignent seulement quelques droits (ou aucun) des travaux, le droit d’auteur (copyright) étant plus restrictif.
wikipedia (mai 2009)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Creati...
http://fr.creativecommons.org/
http://creativecommons.org/internat...