Le plus notoire des provocateurs du cinéma nippon, Takashi Miike ("Audition", "Visitor Q") a toujours suscité dans les festivals du monde entier des commentaires aussi bien élogieux qu’indignés. Pour "Sukayaki Western Django" (son septante-troisième film... depuis, il en a tourné quatre autres !) Miike s’est inspiré des westerns qu’il regardait, enfant, avec son père. C’est l’histoire de survivants de deux clans, les Heike et les Genji, qui se mènent une bataille séculaire. Ils échouent à Yuta, un petit village du désert de Nebada, attirés par des rumeurs selon lesquelles les montagnes y recèlent de l’or. Un cowboy solitaire arrive et, après avoir prouvé aux deux clans son talent hors du commun pour le maniement du revolver, s’installe dans le magasin de Ruriko. Celle-ci vit avec son petit-fils Heihachi, l’enfant de son fils Heike assassiné et de sa fiancée Genji, Shizuka, devenue la putain du village. Les deux femmes se sont juré vengeance... "Sukayaki" est un "western spaghetti" comme seul Miike en est capable : sauvage, imprudent, formellement inventif et parfois même hilarant. De plus, tout le casting japonais s’exprime en anglais, avec aussi dans un petit rôle Quentin Tarantino qui fait de son mieux pour s’intégrer à l’univers disjoncté de Miike.






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