Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#160 Family Affairs

  • jeu 25.05 > 19:00

    Compil sauvage 1   [Courts métrages]

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    + De sang et de lumière
    Alice Heit & Violaine Picaut, 2014, FR, super8 > video, fr st ang, 10'
    + Musication
    Mariette Michaud, 2016, BE, 16mm, fr st ang, 5'
    + Undergrowth
    Robert Todd, 2011, US, 16mm, sans dial, 12'
    + Tremblements
    Collectif et anonyme, 16mm, fr & ang st ang, 30'
    + ...
  • jeu 25.05 > 19:30

    Microboutiek

    Varia
    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, BD, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Riche en curiosités et perles rares, la Microboutiek s’installe à intervalles réguliers dans le bar du Nova.
  • jeu 25.05 > 20:30

    Interfacing the law

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    Présentation par Femke Snelting (Constant)
    Biblioleak, crowdsourcing, édition extra-légale, bibliothèque sauvage, bibliothèque d’ombres, collection de textes pirates, méthode populaire de partage de ressources, peer-acy, bibliothèque numérique amateur, biblio-gifting, partage inquiet, peer-produced bibliothèque... Il existe une pratique dynamique extra-juridique qui repense les termes de la propriété, de la paternité et la distribution des connaissances. Interfacing the law va dans divers projets de bibliothèques numériques. Chacun navigue à sa façon dans les cadres juridiques et politiques et expérimente les contrats sociaux et juridiques qui connectent les bibliothèques, les bibliothécaires, les lecteurs et les livres numériques.
  • jeu 25.05 > 22:00

    Compil sauvage 2   [Courts métrages]

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    + Why not Be Beautiful ?
    Sabrina Luna, 2015, BR, video, ang , 7'
    + The Chicken of Wuzuh
    Sung-Bin Byun, 2015, KR, video, vo ko st ang, 12'
    + SET :
    Left Hand Rotation Collective, 2015, ES, video, ang , 29'
    + Entre corps
    Flore Bleiberg, 2013, BE, video, fr st ang, 12'
    + ...
  • ven 26.05 > 20:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • ven 26.05 > 22:00

    Spider Baby   [Nocturne]

    Family Affairs
    The Maddest Story Ever Told
    Jack Hill, 1964, US, 35mm > video, ang , 81'
    L’histoire des trois enfants orphelins de la famille Merrye, atteints d’un syndrome de dégénérescence rare qui les fait régresser dans des cruautés perverses et les pousse au cannibalisme. Reclus à la campagne dans une maison isolée, ils vivent en compagnie d’un chauffeur qui leur sert de tuteur. Jusqu’au jour où leur oncle et leur tante venus de la grande ville leur rendent visite, attirés par la fortune familiale… Un choc frontal et sanglant est inéluctable. Politiquement incorrect, tenant de bout en bout sur un subtil équilibre entre comédie hilarante et film d’horreur diabolique, truffé de dialogues acides et de clins d’œil à d’autres films d’horreur de l’époque, "Spider Baby" est un modèle de ce que la série B américaine a pu faire de plus barré et audacieux. Un grand film freak largement en avance sur son époque. Avec le légendaire Lon Chaney dans l’un de ses derniers et meilleurs rôles, ce film à petit budget démontre qu’avec un bon grain de folie on peut créer des chefs d’œuvres qui restent longtemps inégalés.
  • sam 27.05 > 10:00

    Ateliers   [Workshop]

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    Laurent Gérard dit Èlg, musicien et sound designer, et Myriam Prévost, réalisatrice radio, animeront deux ateliers de mise en son des films de Charley Bowers. Ces ateliers sont destinés à des enfants de 8 à 10 ans. Cela sera l’occasion pour eux de découvrir ces films, d’appréhender qu’est-ce que le son au cinéma, d’expérimenter et de découvrir des instruments, des machines, des trucs et astuces sonores, de réaliser un live soundtrack et surtout de s’amuser. Les films seront projetés à 18h avec l’accompagnement live de nos jeunes artistes.
  • sam 27.05 > 18:00

    Charley Bowers   [Courts métrages]

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    + Now You Tell One
    Charley Bowers & Harold Muller, 1926, US, 22'
    + A Wild Roomer
    Charley Bowers & Harold Muller, 1926, US, 24'
    + Egged On
    Charley Bowers, Harold Muller & Ted Sears, 1926, US, 24'
    + ...
  • sam 27.05 > 21:00

    Autour de Gertrude Stein   [Concert + conférence]

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    Lecture musicale : à l’occasion de l’arrivée de Gertude Stein dans le domaine public, Rachel Sassi dira, en anglais, des extraits de son œuvre. Elle sera accompagnée musicalement par Frédérique Franke. Et suivie d’une conférence sur le "domaine public, un terrain féministe" par Just for the Record.
  • dim 28.05 > 17:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • dim 28.05 > 19:00

    Meine keine Familie

    Family Affairs
    Paul-Julien Robert, 2012, AT, DCP, st fr, 93'
    C’est en 1970 qu’Otto Muehl, co-fondateur et figure de proue du mouvement des actionnistes viennois, fonde la commune de Friedrichshof. Au-delà des aspects artistiques, celle-ci deviendra internationalement connue pour sa philosophie radicale. Elle existera pendant pratiquement vingt ans, atteignant par moments 600 habitants provenant de toute l’Europe et promouvant un mode de vie extrême : collectivité des biens et du travail, sexualité libre, refus du couple, éducation collective des enfants… Vers la fin des années 80, Muehl sera traîné en justice. Ce sera la fin de Friedrichshof, qui avait viré en repère de pratiques plutôt douteuses… Depuis le début, tous les instants de la commune furent filmés ou documentés. "Meine keine Familie" est issu de l’incroyable voyage qu’a fait Paul-Julien Robert dans ces archives. Né à Friedrichshof, le réalisateur y a passé ses douze premières années. Son film, composé de nombreuses archives mais aussi de divers témoignages, et d’interviews de la mère du réalisateur, est une longue quête, surprenante et interloquante, pour savoir qui est son père, mais aussi comprendre ce qui pu motiver tant de gens à vivre jusqu’au bout une si extrème utopie.
  • dim 28.05 > 21:00

    The Wolfpack

    Family Affairs
    Crystal Moselle, 2015, US, DCP, vo ang st fr & nl, 90'
    Le documentaire nous plonge dans une fable urbaine, à la fois dramatique et pleine de lucidité. La fratrie Angulo n’a pas eu d’autres choix que de trouver par le cinéma une porte de sortie vers un monde extérieur. Les parents de cette famille nombreuse considèrent que les relations sociales, par le biais de l’école ou simplement du monde extérieur au foyer n’apportent que du négatif dans l’évolution des personnalités. Une jeune hippie du Midwest et un guide touristique péruvien ont donc élevés leur sept enfants sans jamais leur permettre de sortir de leur appartement new-yorkais. Pour préserver toutes leurs capacités mentales et leur joie, une des activités des six frères a ainsi été de regarder, rejouer et réécrire les textes d’œuvres de David Lynch, Quentin Tarantino, Orson Welles, Wes Craven et d’autres… "The Wolfpack" s’immisce dans le quotidien de ces frères dont l’intelligence créative a permis de trouver dans le cinéma une porte de sortie a un quotidien terne et sans stimulations, et une fenêtre sur un autre monde.
  • jeu 01.06 > 20:00

    Alleluia   [Prima Nova]

    Prima Nova
    Jean-Baptiste Alazard, 2016, FR, video, 60'
    Arbres, verdure et autoroute suspendue composent le voisinage direct de cette maison. Drôle de montage hétéroclite en bois, tôle et tissu, elle héberge un ermite barbu en bons termes avec le soleil. Philosophe du cosmos et de la plantation, sa parole habite chacun des plans tandis qu’il se joue de l’équipe de tournage et évoque la technocratie par le prisme de l’existence de la mule et de la reproduction naturelle des caméras. Cet esprit vagabond, par instant labyrinthique, est le sculpteur et réalisateur actif dans les années 60 – par ailleurs mari de Bernadette Lafont - Diourka Medveczky retraité des arts depuis la réalisation de son unique long métrage, "Paul". Refaire le monde depuis une tanière, y ajouter chaleur et lumière, constituent le cœur de cette rencontre entre un collectif de jeunes cinéastes-militants en quête de repères, dont le réalisateur Jean-Baptiste Alazard, et le sage sylvestre Medveczky. À l’image de son propos, "Alleluia !" révèle des moments planants, des exaltations et d’autres errances brouillonnes sans quoi cette philosophie ne pourrait naître.
  • jeu 01.06 > 22:00

    The Wolfpack

    Family Affairs
    Crystal Moselle, 2015, US, DCP, vo ang st fr & nl, 90'
    Le documentaire nous plonge dans une fable urbaine, à la fois dramatique et pleine de lucidité. La fratrie Angulo n’a pas eu d’autres choix que de trouver par le cinéma une porte de sortie vers un monde extérieur. Les parents de cette famille nombreuse considèrent que les relations sociales, par le biais de l’école ou simplement du monde extérieur au foyer n’apportent que du négatif dans l’évolution des personnalités. Une jeune hippie du Midwest et un guide touristique péruvien ont donc élevés leur sept enfants sans jamais leur permettre de sortir de leur appartement new-yorkais. Pour préserver toutes leurs capacités mentales et leur joie, une des activités des six frères a ainsi été de regarder, rejouer et réécrire les textes d’œuvres de David Lynch, Quentin Tarantino, Orson Welles, Wes Craven et d’autres… "The Wolfpack" s’immisce dans le quotidien de ces frères dont l’intelligence créative a permis de trouver dans le cinéma une porte de sortie a un quotidien terne et sans stimulations, et une fenêtre sur un autre monde.
  • ven 02.06 > 20:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • ven 02.06 > 22:00

    Turbo Kid

    1997 is the Future
    François Simard, Anouk Whissel & Yoann-Karl Whissel, 2015, CA-NZ, HD, vo ang st fr, 93'
    À l’heure où les pluies acides arrosent les territoires, l’électricité et le pétrole n’occupent plus les esprits. C’est pour l’eau que tous tueraient, (un truc que Georges Miller a compris un peu tard...). Agrippés à leurs bicyclettes, les gangs de survivants du Wasteland se déchirent pour avoir accès à ne serait-ce qu’une goutte du précieux breuvage. Tout chaos dystopique dispose de son maître cruel et surpuissant incarné ici par Zeus (Michael Ironside). Pendant ce temps, un jeune biker se démène pour devenir un super héros de Comics et, en chemin, développe une amitié avec une jeune femme au comportement inhabituel voire complètement inapproprié… Premier long métrage fruit de la collaboration de François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell, "Turbo Kid" rend un hommage sincère aux films d’action post-apocalyptiques des années 80 avec une action brutale, une gore horrifique et une touche comique.
  • ven 02.06 > 24:00

    Party 97   [Concert]

    1997 is the Future
    Osica
    Rien de tel qu’une bonne soirée post-apocalyptique pour refermer ce tunnel temporel ! Osica, duo belge de musique électronique et d’expérimentation visuelle vous portera dans une transe telle que le concept même de lendemain ne survivra pas. Une improvisation psycho-électronique composées d’images et de beats depuis des synthétiseurs modulaires, des cassettes VHS et du "circuit bending".
  • sam 03.06 > 20:00

    Meine keine Familie

    Family Affairs
    Paul-Julien Robert, 2012, AT, DCP, st fr, 93'
    C’est en 1970 qu’Otto Muehl, co-fondateur et figure de proue du mouvement des actionnistes viennois, fonde la commune de Friedrichshof. Au-delà des aspects artistiques, celle-ci deviendra internationalement connue pour sa philosophie radicale. Elle existera pendant pratiquement vingt ans, atteignant par moments 600 habitants provenant de toute l’Europe et promouvant un mode de vie extrême : collectivité des biens et du travail, sexualité libre, refus du couple, éducation collective des enfants… Vers la fin des années 80, Muehl sera traîné en justice. Ce sera la fin de Friedrichshof, qui avait viré en repère de pratiques plutôt douteuses… Depuis le début, tous les instants de la commune furent filmés ou documentés. "Meine keine Familie" est issu de l’incroyable voyage qu’a fait Paul-Julien Robert dans ces archives. Né à Friedrichshof, le réalisateur y a passé ses douze premières années. Son film, composé de nombreuses archives mais aussi de divers témoignages, et d’interviews de la mère du réalisateur, est une longue quête, surprenante et interloquante, pour savoir qui est son père, mais aussi comprendre ce qui pu motiver tant de gens à vivre jusqu’au bout une si extrème utopie.
  • sam 03.06 > 22:00

    Society   [Nocturne]

    Family Affairs
    Brian Yuzna, 1989, US, 35mm, vo ang , 99'
    La Société : il suffit d’y être introduit. Jeune fils de famille bourgeoise de Beverly Hills, Billy n’arrive pas à jouir pleinement du soleil californien et de l’affection aussi louche que tactile de ses parents et de sa sœur. Malgré les avis du psychologue scolaire traitant sa paranoïa, il commence à entrevoir le pire sur sa famille et "la Société", comptant des notables influents de la ville ne se nourrissant pas que de petits fours : élitisme génétique, orgies, dépravation… jusqu’à une découverte finale d’un corps social aux allures de monstre Lovecraftien. Métaphore monstrueuse et décomplexée, comme la série B gore sait le faire, le film de Brian Yuzna retourne littéralement les rapports sociaux comme un gant, à commencer par la famille. Une grotesque et imagée satyre de la bourgeoisie incestueuse, montrant que le cinéma d’horreur de l’époque, en plus de se placer hors d’une esthétique "normée", reste un bon moyen de montrer ce que les gens ont à l’intérieur...
  • dim 04.06 > 15:30

    Panda petit panda   [Cineketje]

    Family Affairs
    パンダコパンダ
    Isao Takahata, 1972, JP, 35mm, fr , 73'
    Seule chez elle suite au départ de sa grand-mère, Mimiko, jeune orpheline nippone, est heureuse. Légère, elle bondit et rassure les âmes inquiètes : oui, elle sait faire la vaisselle, les courses et si des cambrioleurs s’invitent dans sa bambouseraie, elle leur servira le thé. C’est pourtant un bambin panda perdu – Panny – qui la surprend dans sa maison aux frontières du monde sauvage. Joie réciproque et spontanée de la rencontre : Mimiko accepte de devenir sa maman. Papa panda arrive et prolonge l’enthousiasme : et si il la prenait pour fille ? Ce trio familial incongru est le point de départ d’une exploration facétieuse des rôles familiaux et de mille jeux où l’on célèbre l’esprit vif et la débrouillardise de la bambine à couettes. "Panda petit panda" est le premier film indépendant des géants de l’animation que sont Isao Takahata et Hayao Miyazaki, réalisé juste avant la fondation du Studio Ghibli. Composé de deux parties, il préfigure un pan de leur filmographie à l’image du papa panda qui annonce Totoro. Une ode à l’autonomie, à l’audace et à la curiosité des enfants dont l’énergie libre et anarchique résonne longtemps.
  • dim 04.06 > 18:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • dim 04.06 > 21:00

    Careful

    Family Affairs
    Guy Maddin, 1992, CA, 35mm, ang st fr, 100'
    Sur les flancs abrupts de massifs dignes des Carpates, vivent les habitants de Tolzbad. Quelle est cette prudence excessive qui les pousse à calfeutrer leurs fenêtres ? Pourquoi attendent-ils chaque année avec tant d’appréhension le vol migratoire des oies sauvages ? Dans cette bourgade perchée sur les hauteurs alpines, la peur de l’avalanche oblige chacun à retenir son souffle, allant jusqu’à couper les cordes vocales des animaux, entretenant ce silence menaçant figuré par une bande son craquelant, semblant comme issue d’un vieux 78 tours, faisant se rapprocher "Careful" de l’expressionnisme allemand. Dans une époque indéfinie, deux frères apprentis-majordomes, frustrés par les mœurs de leur école guindée et puritaine, sont atteints du complexe d’Œdipe. Nonobstant la présence d’une fiancée (et même d’un troisième frère enfermé dans le grenier), ils refoulent des pulsions incestueuses : tandis que l’un est attiré par sa mère, l’autre attend l’arrivée d’un homme voulant prendre la place de son père. C’est dans ce contexte familial schizophrénique que Guy Maddin bricole son troisième film, en perpétuel équilibre entre rêve et réalité, entre comédie et absurde, triturant la pellicule avec génie et faisant une utilisation fascinante de la couleur.
  • jeu 08.06 > 20:00

    La mort se mérite   [Prima Nova]

    Prima Nova
    Nicolas Drolc, 2016, FR, video, vo fr , 92'
    Fils de prostituée, ancien plombier devenu perceur de coffre-fort pour s’extraire de sa condition sociale, incarcéré à plusieurs reprises, intellectuel et écrivain autodidacte, éditeur, ami de Michel Foucault avec qui il fonda le Comité d’Action des Prisonniers, figure de la contre-culture française des années 70 et co-fondateur du journal "Libération", Serge Livrozet, 77 ans, ne regrette rien. "Né pauvre, et conséquemment destiné à être exploité, il a tout simplement et tout naturellement décidé de prendre de l’argent où il considérait qu’il y en avait trop. Ni Arsène Lupin ni Robin des Bois, cet insurgé viscéral a pratiqué la délinquance alimentaire comme une guérilla politique. Radicalisé par la prison, c’est finalement son existence entière qu’il a passée, avec une intransigeance et un courage sans faille, à se mutiner contre la salauderie du monde" (Jean-Pierre Bouyxou). Devant la caméra intimiste de Nicolas Drolc, cet "anarchiste qui n’aime pas les bombes" se laisse dresser le portrait en n’étant tendre ni avec lui-même, ni avec la vie et les plaisirs qu’il y recherche pour "rendre ce séjour merdique le moins désagréable possible".
  • ven 09.06 > 20:00

    Histoire d’un secret

    Family Affairs
    Mariana Otero, 2003, FR, video, fr , 95'
    A l’âge de 4 ans, Mariana Otero est partie avec sa sœur vivre chez leur grand-mère, leur propre mère partant en voyage à Paris. Deux ans plus tard, cette dernière n’était toujours pas revenue quand on leur annonça qu’en réalité leur mère était morte d’une appendicite. Vingt-cinq ans plus tard, leur père se décide à rouvrir des tiroirs fermés, à sortir des photographies et des toiles de leur mère artiste peintre. Une autre vérité se fait alors lentement jour. Portrait d’une femme absente, "Histoire d’un secret" s’engage, comme un polar, dans une série de tours et détours. Entre mise en scène de cette quête, et jaillissement d’éclats de vérité au fil de quelques rebondissements, le film de Mariana Otero met en scène le secret lui-même jusqu’à son dévoilement final, avançant pas à pas, de questions en fausses pistes. C’est sa lourdeur qui étreint, pèse, et étouffe. Jusqu’à ce qu’il soit levé. Le drame intime rejoint alors l’Histoire à travers le destin de cette femme en quête de liberté et d’émancipation dans une France de la fin des années 60.
  • ven 09.06 > 22:30

    Society   [Nocturne]

    Family Affairs
    Brian Yuzna, 1989, US, 35mm, vo ang , 99'
    La Société : il suffit d’y être introduit. Jeune fils de famille bourgeoise de Beverly Hills, Billy n’arrive pas à jouir pleinement du soleil californien et de l’affection aussi louche que tactile de ses parents et de sa sœur. Malgré les avis du psychologue scolaire traitant sa paranoïa, il commence à entrevoir le pire sur sa famille et "la Société", comptant des notables influents de la ville ne se nourrissant pas que de petits fours : élitisme génétique, orgies, dépravation… jusqu’à une découverte finale d’un corps social aux allures de monstre Lovecraftien. Métaphore monstrueuse et décomplexée, comme la série B gore sait le faire, le film de Brian Yuzna retourne littéralement les rapports sociaux comme un gant, à commencer par la famille. Une grotesque et imagée satyre de la bourgeoisie incestueuse, montrant que le cinéma d’horreur de l’époque, en plus de se placer hors d’une esthétique "normée", reste un bon moyen de montrer ce que les gens ont à l’intérieur...
  • sam 10.06 > 20:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • sam 10.06 > 22:00

    Spider Baby   [Nocturne]

    Family Affairs
    The Maddest Story Ever Told
    Jack Hill, 1964, US, 35mm > video, ang , 81'
    L’histoire des trois enfants orphelins de la famille Merrye, atteints d’un syndrome de dégénérescence rare qui les fait régresser dans des cruautés perverses et les pousse au cannibalisme. Reclus à la campagne dans une maison isolée, ils vivent en compagnie d’un chauffeur qui leur sert de tuteur. Jusqu’au jour où leur oncle et leur tante venus de la grande ville leur rendent visite, attirés par la fortune familiale… Un choc frontal et sanglant est inéluctable. Politiquement incorrect, tenant de bout en bout sur un subtil équilibre entre comédie hilarante et film d’horreur diabolique, truffé de dialogues acides et de clins d’œil à d’autres films d’horreur de l’époque, "Spider Baby" est un modèle de ce que la série B américaine a pu faire de plus barré et audacieux. Un grand film freak largement en avance sur son époque. Avec le légendaire Lon Chaney dans l’un de ses derniers et meilleurs rôles, ce film à petit budget démontre qu’avec un bon grain de folie on peut créer des chefs d’œuvres qui restent longtemps inégalés.
  • dim 11.06 > 19:00

    The Wolfpack

    Family Affairs
    Crystal Moselle, 2015, US, DCP, vo ang st fr & nl, 90'
    Le documentaire nous plonge dans une fable urbaine, à la fois dramatique et pleine de lucidité. La fratrie Angulo n’a pas eu d’autres choix que de trouver par le cinéma une porte de sortie vers un monde extérieur. Les parents de cette famille nombreuse considèrent que les relations sociales, par le biais de l’école ou simplement du monde extérieur au foyer n’apportent que du négatif dans l’évolution des personnalités. Une jeune hippie du Midwest et un guide touristique péruvien ont donc élevés leur sept enfants sans jamais leur permettre de sortir de leur appartement new-yorkais. Pour préserver toutes leurs capacités mentales et leur joie, une des activités des six frères a ainsi été de regarder, rejouer et réécrire les textes d’œuvres de David Lynch, Quentin Tarantino, Orson Welles, Wes Craven et d’autres… "The Wolfpack" s’immisce dans le quotidien de ces frères dont l’intelligence créative a permis de trouver dans le cinéma une porte de sortie a un quotidien terne et sans stimulations, et une fenêtre sur un autre monde.
  • dim 11.06 > 21:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
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