Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#160 Family Affairs

  • ven 28.04 > 20:00

    Mourir ? Plutôt crever !

    Entre deux tours : bêtes et méchants
    Stéphane Mercurio, 2010, FR, 35mm, fr , 92'
    Belle-fille de Siné, la cinéaste Stéphane Mercurio (dont nous avions programmé le très beau documentaire sur l’univers carcéral, "À côté") a profité de ce lien familial pour réaliser un film sur l’homme du "journal mal élevé", un dessinateur tendre-féroce aux principes bien ancrés, ayant pris parti pour tous les opprimés, et contre les nantis de tous poils. Athée, anti-flics, anti-armées, anticolonialiste, ami des chats, pataphysicien, fou de jazz et de salsa, Siné s’est lié d’amitié avec Prévert, a pris fait et cause pour les Algériens pendant la guerre d’Algérie, a fait de Malcolm X le parrain de sa fille, mais s’est parfois trompé et le reconnaît d’ailleurs volontiers. Il est filmé ici à ses 80 ans (quelques années avant son décès en 2016), toujours enragé et récemment viré de "Charlie Hebdo" par Philippe Val, pathétique épisode qui le verra rebondir en créant "Siné Hebdo" puis "Siné Mensuel".
  • ven 28.04 > 22:00

    French Cult Philosophy   [Nocturne]

    Entre deux tours : bêtes et méchants
    Voici enfin un film cultissime que nous n’avions encore jamais osé projeter en séance nocturne. Casting pompeux, budget démesuré, scénario niais, dialogues cornichonesques, réalisation arrogante mêlant philosophie de supermarché, érotisme kitsch et effets spéciaux ratés, absence totale de rythme et de sens du récit… C’est, de l’aveu même de son réalisateur, "un beau film, qui lui ressemble", tandis que certains y voient plutôt un nanar qu’ils n’hésitent pas à qualifier de "plus mauvais film de l’histoire du cinéma" ! À savourer ensemble, comme le spectacle d’une prétentieuse montgolfière qui se dégonfle sous nos yeux, entre une introduction de Noël Godin (chroniqueur littéraire à "Siné Mensuel") et une lecture de haïkus de Michel Onfray par Guillaume Maupin. Une séance de haute tenue culturelle, assurément !
  • sam 29.04 > 19:00

    Le crayon entre les dents : Jean-Marc Reiser

    Entre deux tours : bêtes et méchants
    Jean-Pierre Berckmans, 1976, BE, vo fr , 48'
    1976. Jean-Marc Reiser est âgé de 34 ans. Indissociable du célèbre humour bête et méchant lancé par "Hara Kiri" et "Charlie Hebdo", Reiser est notamment connu pour son personnage du Gros Dégueulasse. Tendre, féroce, corrosif, il sait mieux que quiconque croquer les mœurs des classes populaires, comme celles qui viennent chaque année passer leurs vacances à Blankenberge. C’est lors d’une visite de Reiser sur les plages de cette station balnéaire que la RTBF filme le portrait du dessinateur pour la série "Le crayon entre les dents". Il y dessine et analyse le spectacle qui lui est offert sur la digue, la plage, le camping… Le tout croqué sur le vif par un crayon anar impertinent, mais jamais cynique.
  • sam 29.04 > 19:30

    Microboutiek

    Varia
    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, BD, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Riche en curiosités et perles rares, la Microboutiek s’installe à intervalles réguliers dans le bar du Nova.
  • sam 29.04 > 20:00

    Cartoon Circus

    Entre deux tours : bêtes et méchants
    Benoît Lamy & Picha, 1971, BE, 35mm > video, vo fr , 56'
    Pour Benoît Lamy ("Home Sweet Home", "La vie est belle", etc.) comme pour Picha (auteur de longs métrages d’animation comme "La honte de la jungle" ou "Le chaînon manquant"), "Cartoon Circus" est un tout premier film. Leur sujet ? Un hymne à la liberté des caricaturistes de presse, dans cette époque marquée par la guerre du Vietnam, le mur de Berlin, l’entrée des chars russes en Tchécoslovaquie… Une plongée documentaire dans le monde de la BD, dont une bonne partie fut tournée avec l’équipe de "Charlie Hebdo", dans le minuscule local de ce journal contestataire qui venait de naître, suite à l’interdiction de "Hara Kiri" en novembre 1970. On y retrouve Topor, Reiser, Siné, Gal, Cavanna, Willem, le professeur Choron, Cabu, Wolinski… et l’ambiance qui a caractérisé la belle époque de cette presse libre et irrespectueuse. Bien loin des réunions de rédaction de la presse classique, ici, tout en dessinant, on philosophe, on s’engueule, on blague, on mange, on fume et on trinque !
  • sam 29.04 > 21:00

    Choron dernière

    Entre deux tours : bêtes et méchants
    Pierre Carles & Eric Martin, 2009, FR, DCP, 98'
    "Choron est né pauvre. Il est mort pauvre. Il a vécu comme un riche. Somptueux, généreux, honnête. Vous connaissez beaucoup de patrons à qui il est arrivé d’habiter dans une cave pendant que ses anciens employés pétaient dans la soie ? Pas primable, pas décorable, ininvitable à l’Élysée, le Choron. Grandiose" (Delfeil de Ton). Tourné sur plusieurs années jusqu’à la mort de Georges Bernier alias le Professeur Choron et même après, ce film dessine le portrait du sulfureux et subversif grand oublié du nouveau "Charlie Hebdo", celui qui a fondé le journal en 1971 avec Cavanna, mais qui a été gommé de la photo de famille par l’équipe qui le reprit en 1992. Pierre Carles et Eric Martin ne s’en cachent pas : la motivation première de leur film est de rendre à Choron ce qui appartient à Choron, de lui faire justice en réalisant le portrait haut en couleurs de ce provocateur qui bravait les interdits et la morale de son époque, en contraste avec certains de ses anciens acolytes qui ont rentré leurs griffes.
  • dim 30.04 > 17:00

    On revient de loin

    Entre deux tours : bêtes et méchants
    Opération Correa #2
    Pierre Carles & Nina Faure, 2016, FR, 101'
    Depuis 2007 en Équateur, le gouvernement de Rafael Correa a refusé de payer une partie de la dette publique, a récupéré la souveraineté sur ses ressources naturelles face aux multinationales, et a mené des politiques de redistribution ayant diminué la pauvreté et les inégalités. Désespéré par la politique française, Pierre Carles est admiratif et part visiter ce qu’il voit comme un nouvel Eldorado. En 1998, dans "Pas vu pas pris", son premier film, Pierre Carles s’était fait prédire par le présentateur Jacques Chancel : "Vous verrez, vous aussi, un jour, vous côtoierez les grands de ce monde". Vingt ans plus tard, cette prophétie se réalise : en Équateur, l’adepte de la critique des médias tutoies le président équatorien, lui tape sur l’épaule et embarque dans son avion personnel ! Mais il voyage avec son amie Nina Faure, qui s’avère plus critique sur le régime de Rafael Correa. En sillonnant le pays, les deux personnages sont confrontés à des cas de conscience dont ils tirent des leçons parfois opposées : l’un voudrait que Correa vienne retaper la France, l’autre s’interroge sur la nécessité d’un homme providentiel…
  • dim 30.04 > 20:00

    Un berger à l’Élysée

    Entre deux tours : bêtes et méchants
    Pierre Carles & Philippe Lespinasse, 2017, FR, video, vo fr , 110'
    Revenu bredouille d’Équateur, dans le sens où il n’a pas réussi à convaincre Rafael Correa de se présenter aux élections présidentielles hexagonales, Pierre Carles a-t-il fini par transposer ses derniers espoirs politiques sur un député béarnais conservateur ? Quelle est la part de mise en scène et de documentaire dans ce nouveau projet mené en compagnie de Philippe Lespinasse ? Une chose est sûre : le sujet de leur film est un candidat qualifié à l’élection présidentielle, qui n’est passé ni par l’ENA, ni par Sciences Po mais par… le lycée agricole de Pau Montardon. Ancien berger, fils de petit paysan pyrénéen, cet élu atypique dans le paysage politique se bat pour le maintien des services publics mais aussi de petites ou moyennes exploitations agricoles sur ces terres touchées par l’exode rural. Il s’est fait notamment connaître pour avoir effectué une grève de la faim de 39 jours afin d’éviter la délocalisation d’une usine de la vallée d’Aspe. Comment compte-t-il "retaper la France" ? Nous en saurons plus grâce à la projection inédite d’une version de travail (non-définitive).
  • jeu 04.05 > 20:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • ven 05.05 > 20:00

    Autour d’Ayotzinapa   [Film + rencontre]

    Varia
    es ,
    Dans la nuit du 26 septembre 2014 à Iguala, au Mexique, 6 personnes ont été assassinées et 43 étudiants de l’école rurale d’Ayotzinapa ont été enlevés. Ils n’ont jamais été retrouvés. Dans un pays où l’État et les narcotraficants ont fusionné, où plus de 27.000 personnes sont portées disparues, cette tragédie a été celle de trop et l’affaire des étudiants d’Ayotzinapa a bouleversé la société mexicaine. Journaliste indépendant établi au Mexique, John Gibler s’est entretenu avec les rescapés, les témoins des attaques et les parents des disparus pour couvrir avec la plus grande précision les 48 heures qui entourent cette tragédie puis les débuts de la réaction citoyenne. Dans son livre "Rendez-les nous vivants ! Histoire orale des attaques d’Ayotzinapa", il met à mal la version officielle et prouve, à travers témoignages de ceux qui vécurent les événements, que la violence systématique employée à l’encontre des classes modestes, paysannes ou indigènes qui se dotent d’outils d’émancipation est organisée systématiquement et politiquement. Cette façon d’écrire l’histoire quand il est impossible d’accéder aux archives et aux documents qui permettraient de rétablir la vérité des faits, c’est ce que cherche à revaloriser au gré de ses publications le Collectif des Métiers de l’Édition (CMDE), maison d’édition coopérative basée à Toulouse, dans une tradition aujourd’hui délaissée par l’historiographie.
    + Ayotzinapa 26
    + Ayotzinapa 26
    Collectif, 2016, MX, video, vo es st fr,
  • ven 05.05 > 22:00

    The Baby   [Nocturne]

    Family Affairs
    Ted Post, 1973, US, 35mm > video, vo ang , 84'
    Rencontrez les Wadsworth, votre famille déviante américaine typique, où la sévère Mme Wadsworth, après avoir été abandonnée par son mari, maintient un contrôle serré sur ses deux filles psychotiques et Baby, son gentil poupon qui porte des couches culottes, marche à quatre pattes et dort dans un lit-cage… malgré son âge de 21 ans. Malgré ses caractéristiques inhabituelles, la famille réussit à vivre une vie discrète jusqu’à ce que Ann (Anjanette Comer), une travailleuse sociale obsessionnelle qui possède son propre secret familial, mène son enquête et s’intéresse de manière particulièrement zélée à Baby. Thriller mené par des femmes, "The Baby" encapsule les éléments essentiels d’un film culte. Un joyau caché des années 70, réalisé par l’auteur de films comme "Pendez-les haut et court ", "Le Secret de la planète des singes" ou "Magnum Force" (de la série des "Dirty Harry"), bien approprié pour les séances nocturnes de ce programme familial.
  • sam 06.05 > 20:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • sam 06.05 > 22:00

    Spider Baby   [Nocturne]

    Family Affairs
    The Maddest Story Ever Told
    Jack Hill, 1964, US, 35mm, ang , 81'
    L’histoire des trois enfants orphelins de la famille Merrye, atteints d’un syndrome de dégénérescence rare qui les fait régresser dans des cruautés perverses et les pousse au cannibalisme. Reclus à la campagne dans une maison isolée, ils vivent en compagnie d’un chauffeur qui leur sert de tuteur. Jusqu’au jour où leur oncle et leur tante venus de la grande ville leur rendent visite, attirés par la fortune familiale… Un choc frontal et sanglant est inéluctable. Politiquement incorrect, tenant de bout en bout sur un subtil équilibre entre comédie hilarante et film d’horreur diabolique, truffé de dialogues acides et de clins d’œil à d’autres films d’horreur de l’époque, "Spider Baby" est un modèle de ce que la série B américaine a pu faire de plus barré et audacieux. Un grand film freak largement en avance sur son époque. Avec le légendaire Lon Chaney dans l’un de ses derniers et meilleurs rôles, ce film à petit budget démontre qu’avec un bon grain de folie on peut créer des chefs d’œuvres qui restent longtemps inégalés.
  • dim 07.05 > 19:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • dim 07.05 > 21:00

    Meine keine Familie

    Family Affairs
    Paul-Julien Robert, 2012, AT, DCP, st fr, 93'
    C’est en 1970 qu’Otto Muehl, co-fondateur et figure de proue du mouvement des actionnistes viennois, fonde la commune de Friedrichshof. Au-delà des aspects artistiques, celle-ci deviendra internationalement connue pour sa philosophie radicale. Elle existera pendant pratiquement vingt ans, atteignant par moments 600 habitants provenant de toute l’Europe et promouvant un mode de vie extrême : collectivité des biens et du travail, sexualité libre, refus du couple, éducation collective des enfants… Vers la fin des années 80, Muehl sera traîné en justice. Ce sera la fin de Friedrichshof, qui avait viré en repère de pratiques plutôt douteuses… Depuis le début, tous les instants de la commune furent filmés ou documentés. "Meine keine Familie" est issu de l’incroyable voyage qu’a fait Paul-Julien Robert dans ces archives. Né à Friedrichshof, le réalisateur y a passé ses douze premières années. Son film, composé de nombreuses archives mais aussi de divers témoignages, et d’interviews de la mère du réalisateur, est une longue quête, surprenante et interloquante, pour savoir qui est son père, mais aussi comprendre ce qui pu motiver tant de gens à vivre jusqu’au bout une si extrème utopie.
  • jeu 11.05 > 20:00

    Family Screen

    Varia
    Si l’époque des super8 familiaux est – peut-être ? - derrière nous, sûr que les histoire filiales continuent d’affoler les supports sensibles. Double exception pour cet Open Screen : c’est le second du programme et il est thématique. Capturées sur pellicule ou avec vos smart (?) phone ; conceptuelles ou documentaires, vos histoires familiales sont attendues pour peupler notre écran de leurs joies ridées et autres névroses génétiques. Envoyez-les, à temps, à l’adresse suivante openscreen@nova-cinema.org en précisant que vos films de moins d’un quart d’heure sont à considérer pour cette séance spéciale.
  • ven 12.05 > 20:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • ven 12.05 > 22:00

    Escape from New-York

    1997 is the Future
    John Carpenter, 1981, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 99'
    Une hausse vertigineuse de la criminalité aux USA a conduit le gouvernement local à transformer l’intégralité de l’île de Manhattan en prison géante où toute sorte de criminels sont jetés. Une nouvelle société avec ses propres règles est formée par les détenus abandonnés par les autorités tant qu’ils ne tentent pas de s’échapper. Mais que faire quand une succession d’évènements fait malencontreusement s’échouer le président de États-Unis dans cette prison en plein(open)air ? Faites entrer Snake Plissken ! L’incarnation du Snake par Kurt Russel a fini par faire de lui l’un des anti-héros iconiques des années 80. Mais "Escape from New York" n’est pas seulement l’occasion d’introduire une nouvelle dégaine dans le panthéon Hollywoodien : par l’usage quasi-exclusif du grand angle et d’une bande son minimaliste, le film de John Carpenter se révèle être une expérience atmosphérique rarement aperçue dans l’univers des films d’action.
  • sam 13.05 > 19:00

    Shadows and Light   [Film + rencontre]

    Syrian Nouvelle vague
    نور وظلال
    Omar Amiralay, Ossama Mohammed, Mohammed Malas, 1994, SY, video, vo ar st ang, 42'
    Signé par trois des grands réalisateurs du pays, "Shadows and Light" est le portrait de Nazih Shahbander, pionnier du cinéma syrien, ingénieur génial qui dès 14 ans imagine des techniques d’enregistrement audio et réalise en 1928 le premier film sonore en Syrie, "Light and Shadows" ("Nur wa Zalem"). A travers lui se racontent l’histoire du cinéma syrien, son évolution et ses luttes politiques.
  • sam 13.05 > 21:30

    Tribute to Omar Amiralay

    Syrian Nouvelle vague
    Marco Perri, 2017, BE, HD, vo fr & ar st fr, 25'
    Interviews, images d’archives, extraits de films... ce documentaire tente de tracer les contours du cinéma syrien à travers le portrait d’Omar Amiralay, père du cinéma engagé syrien dont la filmographie aura croisé 40 ans d’histoire nationale, de l’ascension au pouvoir d’Hafez al Hasad jusqu’à sa mort. Portrait d’un homme et de sa passion pour le cinéma, ce film est aussi un hommage à l’amitié, ce trait-union entre toutes les révolutions, les avant-gardes artistiques, ce par quoi la Nouvelle Vague syrienne existe.
    + A Flood in Baas Country
    Omar Amiralay, 2004, FR-SY, video, vo ar st ang, 45'
  • dim 14.05 > 15:30

    Panda petit panda   [Cineketje]

    Family Affairs
    パンダコパンダ
    Isao Takahata, 1972, JP, 35mm, fr , 73'
    Seule chez elle suite au départ de sa grand-mère, Mimiko, jeune orpheline nippone, est heureuse. Légère, elle bondit et rassure les âmes inquiètes : oui, elle sait faire la vaisselle, les courses et si des cambrioleurs s’invitent dans sa bambouseraie, elle leur servira le thé. C’est pourtant un bambin panda perdu – Panny – qui la surprend dans sa maison aux frontières du monde sauvage. Joie réciproque et spontanée de la rencontre : Mimiko accepte de devenir sa maman. Papa panda arrive et prolonge l’enthousiasme : et si il la prenait pour fille ? Ce trio familial incongru est le point de départ d’une exploration facétieuse des rôles familiaux et de mille jeux où l’on célèbre l’esprit vif et la débrouillardise de la bambine à couettes. "Panda petit panda" est le premier film indépendant des géants de l’animation que sont Isao Takahata et Hayao Miyazaki, réalisé juste avant la fondation du Studio Ghibli. Composé de deux parties, il préfigure un pan de leur filmographie à l’image du papa panda qui annonce Totoro. Une ode à l’autonomie, à l’audace et à la curiosité des enfants dont l’énergie libre et anarchique résonne longtemps.
  • dim 14.05 > 17:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • dim 14.05 > 19:00

    Family Viewing

    Family Affairs
    Atom Egoyan, 1987, CA, 35mm, ang st fr, 86'
    Dans son deuxième long métrage, Atom Egoyan nous conte, non sans humour noir, un drame familial insolite. Entre un père vivant par sa télé et ses gadgets vidéo, une mère partie, une amante soumise, une grand-mère "parquée" dans un hospice, il y a un fils. Ce dernier pour fuir la triste et perverse ambiance familiale (ainsi que les avances de sa belle-mère), trouve refuge auprès de cette grand-mère maternelle, complètement délaissée par son beau-fils. À son chevet, il rencontre Aline avec qui il décide de faire évader sa grand-mère. Dans cette famille éclatée, le quotidien défile au gré des programmes télévisuels. Les interactions entre les membres de la famille se résument à de longues sessions devant le téléviseur ou le caméscope, et d’anémiques conversations. Egoyan nous présente ces personnages comme des acteurs de soap opéra, et toute sa mise en scène tend vers ce medium : décors, cadres, mouvements de camera et montage, mais également les dialogues et le jeu d’acteur. Tout concourt à créer, petit à petit, une atmosphère dérangeante. Le film dépeint avec une bonne dose d’ironie et d’excès les perversions et aliénations engendrées par la télévision, et l’introduction de la vidéo (VHS à l’époque) dans les foyers.
  • dim 14.05 > 21:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • jeu 18.05 > 20:00

    We Must Be Dreaming   [Plan B]

    Varia
    David Bert Joris Dhert, 2016, BE, DCP, vo pt st ang, 60'
    "One World, One Dream". "For The Game, For The World". "All in One Rhythm." Les grands événements sportifs, comme la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques, s’annoncent généralement en termes de rêves et d’opportunités pour la population du pays hôte. Bruxelles ne fait pas exception avec l’annonce de l’Euro 2020. Le réalisateur et anthropologue visuel David Bert Joris Dhert vivait à Rio de Janeiro lorsqu’il a tourné ce très beau documentaire. Témoin des espoirs de la population locale, qui voyait en ces événements l’opportunité d’une vie meilleure, il choisit de suivre trois Brésiliens (un indigène, un africain et un européen) rencontrés aux abords immédiats du stade Maracanã, qui allait accueillir à la fois la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques. Au terme de trois ans de tournage, "We Must be Dreaming" montre comment la Coupe du Monde de la FIFA 2014 et les Jeux olympiques de Rio 2016 ont affecté la vie des gens de Rio de Janeiro et dans quelle mesure les deux plus grands événements sportifs de la planète ont trahis les rêves et les opportunités qu’ils promettaient. Aujourd’hui, Rio de Janeiro est confrontée au chaos et à la faillite, tandis que la Suisse brille toujours…
  • jeu 18.05 > 22:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • ven 19.05 > 20:00

    Kin Kiesse   [Courts métrages]

    Africa is / in the Future
    Mwezé Ngangura, 1983, CD, 16mm, vo ang st fr, 28'
    Ce film "classique" réalisé par Mweze Ngangura, considéré comme le père du cinéma congolais, est un portrait de "Kin la belle quand elle était encore capitale du Zaïre. Tourné en pellicule, couleurs chaudes et superbes, la ville se découvre à travers les yeux de Chéri Samba, peintre populaire, aujourd’hui mondialement reconnu, alors à ses débuts. Quartiers animés, coiffeurs, immeubles, ambiance, on découvre une ville au rythme endiablé dans laquelle la musique, quelles que soient ses formes et ses origines, fait le lien entre des éléments disparates mais vivants. Et tout ceci à l’apogée d’une dictature...
    + Kingelez
    Dirk Dumon, 2003, BE, video, vo fr , 30'
    + ...
  • ven 19.05 > 22:00

    The Tower

    Africa is / in the Future
    Sammy Baloji & Fillip Deboeck, 2015, BE, video, vo fr st ang, 70'
    Où l’on suit le "Docteur", propriétaire d’une déraisonnable tour à Limete, Kinshasa, en construction depuis 2003, filmée ici en 2015 et ne semblant jamais en passe d’être achevée. Une tour aux allures de Futur malade, dystopie suintante, avec à son sommet, un doigt, ultime extrémité d’une main tendue vers le ciel pour s’extirper de l’enlisement. Le film, pensé comme installation vidéo, fascine par son pouvoir hypnotique, de part l’ascension interminable, menée par ce si curieux personnage, intarissable sur les projets de cette tour à tout faire, qui révèle à chaque étage des ambitions délirantes confrontées à la réalité d’une ville dysfonctionnelle. Ainsi, le passé de Kinshasa se révèle, et les affres de la décolonisation se réincarnent dans une architecture inspirée du modernisme coloniale dont l’imaginaire semble avoir du mal à se dépêtrer.
  • sam 20.05 > 19:30

    Microboutiek

    Varia
    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, BD, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Riche en curiosités et perles rares, la Microboutiek s’installe à intervalles réguliers dans le bar du Nova.
  • sam 20.05 > 20:00

    I love Kuduro

    Africa is / in the Future
    Mário Patrocínio, 2014, AO, HD, vo fr st ang, 95'
    "I love kuduro" est le nom d’un festival à Luanda (Angola) où ce style fait rage depuis les années 90. Le film est prétexte à présenter faits et légendes, que l’on évite de distinguer. Le nom viendrait du déhanché de Jean-Claude Van Damme, lors d’une scène de danse de l’un de ses films. Elle devient alors la dans du "cul dur", le kuduro. De beaux protraits d’artistes aux parcours divers et passionnants, qui évoquent différents aspects à aspérités de la société angolaise. Les moments dansés sont à couper le souffle, et la musique qui mélange beats (batida), bruits de moteurs et chant habité devrait vous convaincre d’assister au concert qui suit !
    + Woza Taxi
    Tommaso Cassinis, 2016, ZA, HD, vo st ang, 24'
  • sam 20.05 > 22:00

    Gato Preto + Dj Rebel Up & III Syll   [Concert]

    Africa is / in the Future
    Gato Preto puise sa musique dans ses origines ghanéennes, portugaises et mozambicaines et propose du Kuduro mutant, mâtiné de saturations électroniques et guitaresques, plongeant le tout dans une esthétique afro-futuriste electro-rock de bon aloi. Sévissant d’habitude en Allemagne, à Düsseldorf, ville qui s’y connaît en nouvelles vagues, ils viendront tout le week-end en proposant work shop et réflexions sur cet afro-futurisme qui leur tient à cœur. Attendez vous donc à un dance floor extrêmement chaud, d’autant qu’il sera animé ensuite par leur complice bruxellois Rebel up et la bruxello-nigerianne III Syll aux platines. N’hésitez pas à arborez vos looks futuristes, nuit de tous les possibles en perspective.
  • dim 21.05 > 17:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • dim 21.05 > 19:00

    Careful

    Family Affairs
    Guy Maddin, 1992, CA, 35mm, ang st fr, 100'
    Sur les flancs abrupts de massifs dignes des Carpates, vivent les habitants de Tolzbad. Quelle est cette prudence excessive qui les pousse à calfeutrer leurs fenêtres ? Pourquoi attendent-ils chaque année avec tant d’appréhension le vol migratoire des oies sauvages ? Dans cette bourgade perchée sur les hauteurs alpines, la peur de l’avalanche oblige chacun à retenir son souffle, allant jusqu’à couper les cordes vocales des animaux, entretenant ce silence menaçant figuré par une bande son craquelant, semblant comme issue d’un vieux 78 tours, faisant se rapprocher "Careful" de l’expressionnisme allemand. Dans une époque indéfinie, deux frères apprentis-majordomes, frustrés par les mœurs de leur école guindée et puritaine, sont atteints du complexe d’Œdipe. Nonobstant la présence d’une fiancée (et même d’un troisième frère enfermé dans le grenier), ils refoulent des pulsions incestueuses : tandis que l’un est attiré par sa mère, l’autre attend l’arrivée d’un homme voulant prendre la place de son père. C’est dans ce contexte familial schizophrénique que Guy Maddin bricole son troisième film, en perpétuel équilibre entre rêve et réalité, entre comédie et absurde, triturant la pellicule avec génie et faisant une utilisation fascinante de la couleur.
  • dim 21.05 > 21:00

    Family Viewing

    Family Affairs
    Atom Egoyan, 1987, CA, 35mm, ang st fr, 86'
    Dans son deuxième long métrage, Atom Egoyan nous conte, non sans humour noir, un drame familial insolite. Entre un père vivant par sa télé et ses gadgets vidéo, une mère partie, une amante soumise, une grand-mère "parquée" dans un hospice, il y a un fils. Ce dernier pour fuir la triste et perverse ambiance familiale (ainsi que les avances de sa belle-mère), trouve refuge auprès de cette grand-mère maternelle, complètement délaissée par son beau-fils. À son chevet, il rencontre Aline avec qui il décide de faire évader sa grand-mère. Dans cette famille éclatée, le quotidien défile au gré des programmes télévisuels. Les interactions entre les membres de la famille se résument à de longues sessions devant le téléviseur ou le caméscope, et d’anémiques conversations. Egoyan nous présente ces personnages comme des acteurs de soap opéra, et toute sa mise en scène tend vers ce medium : décors, cadres, mouvements de camera et montage, mais également les dialogues et le jeu d’acteur. Tout concourt à créer, petit à petit, une atmosphère dérangeante. Le film dépeint avec une bonne dose d’ironie et d’excès les perversions et aliénations engendrées par la télévision, et l’introduction de la vidéo (VHS à l’époque) dans les foyers.
  • jeu 25.05 > 19:00

    Compil sauvage 1   [Courts métrages]

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    + De sang et de lumière
    Alice Heit & Violaine Picaut, 2014, FR, super8 > video, fr st ang, 10'
    + Musication
    Mariette Michaud, 2016, BE, 16mm, fr st ang, 5'
    + Undergrowth
    Robert Todd, 2011, US, 16mm, sans dial, 12'
    + Tremblements
    Collectif et anonyme, 16mm, fr & ang st ang, 30'
    + ...
  • jeu 25.05 > 19:30

    Microboutiek

    Varia
    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, BD, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Riche en curiosités et perles rares, la Microboutiek s’installe à intervalles réguliers dans le bar du Nova.
  • jeu 25.05 > 20:30

    Interfacing the law

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    Présentation par Femke Snelting (Constant)
    Biblioleak, crowdsourcing, édition extra-légale, bibliothèque sauvage, bibliothèque d’ombres, collection de textes pirates, méthode populaire de partage de ressources, peer-acy, bibliothèque numérique amateur, biblio-gifting, partage inquiet, peer-produced bibliothèque... Il existe une pratique dynamique extra-juridique qui repense les termes de la propriété, de la paternité et la distribution des connaissances. Interfacing the law va dans divers projets de bibliothèques numériques. Chacun navigue à sa façon dans les cadres juridiques et politiques et expérimente les contrats sociaux et juridiques qui connectent les bibliothèques, les bibliothécaires, les lecteurs et les livres numériques.
  • jeu 25.05 > 22:00

    Compil sauvage 2   [Courts métrages]

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    + Why not Be Beautiful ?
    Sabrina Luna, 2015, BR, video, ang , 7'
    + The Chicken of Wuzu
    Sung-Bin Byun, 2015, KR, video, vo ko st ang, 12'
    + SET
    Left Hand Rotative Collective, 2015, ES, video, ang , 29'
    + Entre corps
    Flore Beiberg, 2013, BE, video, fr st ang, 12'
    + ...
  • ven 26.05 > 20:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • ven 26.05 > 22:00

    Spider Baby   [Nocturne]

    Family Affairs
    The Maddest Story Ever Told
    Jack Hill, 1964, US, 35mm, ang , 81'
    L’histoire des trois enfants orphelins de la famille Merrye, atteints d’un syndrome de dégénérescence rare qui les fait régresser dans des cruautés perverses et les pousse au cannibalisme. Reclus à la campagne dans une maison isolée, ils vivent en compagnie d’un chauffeur qui leur sert de tuteur. Jusqu’au jour où leur oncle et leur tante venus de la grande ville leur rendent visite, attirés par la fortune familiale… Un choc frontal et sanglant est inéluctable. Politiquement incorrect, tenant de bout en bout sur un subtil équilibre entre comédie hilarante et film d’horreur diabolique, truffé de dialogues acides et de clins d’œil à d’autres films d’horreur de l’époque, "Spider Baby" est un modèle de ce que la série B américaine a pu faire de plus barré et audacieux. Un grand film freak largement en avance sur son époque. Avec le légendaire Lon Chaney dans l’un de ses derniers et meilleurs rôles, ce film à petit budget démontre qu’avec un bon grain de folie on peut créer des chefs d’œuvres qui restent longtemps inégalés.
  • sam 27.05 > 10:00

    Ateliers   [Workshop]

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    Laurent Gérard dit Èlg, musicien et sound designer, et Myriam Prévost, réalisatrice radio, animeront deux ateliers de mise en son des films de Charley Bowers. Ces ateliers sont destinés à des enfants de 8 à 10 ans. Cela sera l’occasion pour eux de découvrir ces films, d’appréhender qu’est-ce que le son au cinéma, d’expérimenter et de découvrir des instruments, des machines, des trucs et astuces sonores, de réaliser un live soundtrack et surtout de s’amuser. Les films seront projetés à 18h avec l’accompagnement live de nos jeunes artistes.
  • sam 27.05 > 18:00

    Charles Bowers   [Courts métrages]

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    + Now You Tell One
    Charles Bowers & Harold Muller, 1926, US, 22'
    + A Wild Roomer
    Charles Bowers & Harold Muller, 1926, US, 24'
    + Egged On
    Charles Bowers, Harold Muller & Ted Sears, 1926, US, 24'
    + ...
  • sam 27.05 > 21:00

    Autour de Gertrud Stein   [Concert + conférence]

    Festival mondial des cinemas sauvages + Public Domain Day
    Lecture musicale : à l’occasion de l’arrivée de Gertude Stein dans le domaine public, Rachel Sassi dira, en anglais, des extraits de son œuvre. Elle sera accompagnée musicalement par Frédérique Franke. Et suivie d’une conférence sur le "domaine public, un terrain féministe" par Just for the Record.
  • dim 28.05 > 17:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • dim 28.05 > 19:00

    Meine keine Familie

    Family Affairs
    Paul-Julien Robert, 2012, AT, DCP, st fr, 93'
    C’est en 1970 qu’Otto Muehl, co-fondateur et figure de proue du mouvement des actionnistes viennois, fonde la commune de Friedrichshof. Au-delà des aspects artistiques, celle-ci deviendra internationalement connue pour sa philosophie radicale. Elle existera pendant pratiquement vingt ans, atteignant par moments 600 habitants provenant de toute l’Europe et promouvant un mode de vie extrême : collectivité des biens et du travail, sexualité libre, refus du couple, éducation collective des enfants… Vers la fin des années 80, Muehl sera traîné en justice. Ce sera la fin de Friedrichshof, qui avait viré en repère de pratiques plutôt douteuses… Depuis le début, tous les instants de la commune furent filmés ou documentés. "Meine keine Familie" est issu de l’incroyable voyage qu’a fait Paul-Julien Robert dans ces archives. Né à Friedrichshof, le réalisateur y a passé ses douze premières années. Son film, composé de nombreuses archives mais aussi de divers témoignages, et d’interviews de la mère du réalisateur, est une longue quête, surprenante et interloquante, pour savoir qui est son père, mais aussi comprendre ce qui pu motiver tant de gens à vivre jusqu’au bout une si extrème utopie.
  • dim 28.05 > 21:00

    The Wolfpack

    Family Affairs
    Crystal Moselle, 2015, US, DCP, vo ang st fr & nl, 90'
    Le documentaire nous plonge dans une fable urbaine, à la fois dramatique et pleine de lucidité. La fratrie Angulo n’a pas eu d’autres choix que de trouver par le cinéma une porte de sortie vers un monde extérieur. Les parents de cette famille nombreuse considèrent que les relations sociales, par le biais de l’école ou simplement du monde extérieur au foyer n’apportent que du négatif dans l’évolution des personnalités. Une jeune hippie du Midwest et un guide touristique péruvien ont donc élevés leur sept enfants sans jamais leur permettre de sortir de leur appartement new-yorkais. Pour préserver toutes leurs capacités mentales et leur joie, une des activités des six frères a ainsi été de regarder, rejouer et réécrire les textes d’œuvres de David Lynch, Quentin Tarantino, Orson Welles, Wes Craven et d’autres… "The Wolfpack" s’immisce dans le quotidien de ces frères dont l’intelligence créative a permis de trouver dans le cinéma une porte de sortie a un quotidien terne et sans stimulations, et une fenêtre sur un autre monde.
  • jeu 01.06 > 20:00

    Alleluia   [Prima Nova]

    Prima Nova
    Jean-Baptiste Alazard, 2016, FR, video, 60'
    Arbres, verdure et autoroute suspendue composent le voisinage direct de cette maison. Drôle de montage hétéroclite en bois, tôle et tissu, elle héberge un ermite barbu en bons termes avec le soleil. Philosophe du cosmos et de la plantation, sa parole habite chacun des plans tandis qu’il se joue de l’équipe de tournage et évoque la technocratie par le prisme de l’existence de la mule et de la reproduction naturelle des caméras. Cet esprit vagabond, par instant labyrinthique, est le sculpteur et réalisateur actif dans les années 60 – par ailleurs mari de Bernadette Lafont - Diourka Medveczky retraité des arts depuis la réalisation de son unique long métrage, "Paul". Refaire le monde depuis une tanière, y ajouter chaleur et lumière, constituent le cœur de cette rencontre entre un collectif de jeunes cinéastes-militants en quête de repères, dont le réalisateur Jean-Baptiste Alazard, et le sage sylvestre Medveczky. À l’image de son propos, "Alleluia !" révèle des moments planants, des exaltations et d’autres errances brouillonnes sans quoi cette philosophie ne pourrait naître.
  • jeu 01.06 > 22:00

    The Wolfpack

    Family Affairs
    Crystal Moselle, 2015, US, DCP, vo ang st fr & nl, 90'
    Le documentaire nous plonge dans une fable urbaine, à la fois dramatique et pleine de lucidité. La fratrie Angulo n’a pas eu d’autres choix que de trouver par le cinéma une porte de sortie vers un monde extérieur. Les parents de cette famille nombreuse considèrent que les relations sociales, par le biais de l’école ou simplement du monde extérieur au foyer n’apportent que du négatif dans l’évolution des personnalités. Une jeune hippie du Midwest et un guide touristique péruvien ont donc élevés leur sept enfants sans jamais leur permettre de sortir de leur appartement new-yorkais. Pour préserver toutes leurs capacités mentales et leur joie, une des activités des six frères a ainsi été de regarder, rejouer et réécrire les textes d’œuvres de David Lynch, Quentin Tarantino, Orson Welles, Wes Craven et d’autres… "The Wolfpack" s’immisce dans le quotidien de ces frères dont l’intelligence créative a permis de trouver dans le cinéma une porte de sortie a un quotidien terne et sans stimulations, et une fenêtre sur un autre monde.
  • ven 02.06 > 20:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • ven 02.06 > 22:00

    Turbo Kid

    1997 is the Future
    François Simard, Anouk Whissel & Yoann-Karl Whissel, 2015, CA-NZ, HD, vo ang st fr, 93'
    À l’heure où les pluies acides arrosent les territoires, l’électricité et le pétrole n’occupent plus les esprits. C’est pour l’eau que tous tueraient, (un truc que Georges Miller a compris un peu tard...). Agrippés à leurs bicyclettes, les gangs de survivants du Wasteland se déchirent pour avoir accès à ne serait-ce qu’une goutte du précieux breuvage. Tout chaos dystopique dispose de son maître cruel et surpuissant incarné ici par Zeus (Michael Ironside). Pendant ce temps, un jeune biker se démène pour devenir un super héros de Comics et, en chemin, développe une amitié avec une jeune femme au comportement inhabituel voire complètement inapproprié… Premier long métrage fruit de la collaboration de François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell, "Turbo Kid" rend un hommage sincère aux films d’action post-apocalyptiques des années 80 avec une action brutale, une gore horrifique et une touche comique.
  • ven 02.06 > 24:00

    Party 97   [Concert]

    1997 is the Future
    Osica
    Rien de tel qu’une bonne soirée post-apocalyptique pour refermer ce tunnel temporel ! Osica, duo belge de musique électronique et d’expérimentation visuelle vous portera dans une transe telle que le concept même de lendemain ne survivra pas. Une improvisation psycho-électronique composées d’images et de beats depuis des synthétiseurs modulaires, des cassettes VHS et du "circuit bending".
  • sam 03.06 > 20:00

    Meine keine Familie

    Family Affairs
    Paul-Julien Robert, 2012, AT, DCP, st fr, 93'
    C’est en 1970 qu’Otto Muehl, co-fondateur et figure de proue du mouvement des actionnistes viennois, fonde la commune de Friedrichshof. Au-delà des aspects artistiques, celle-ci deviendra internationalement connue pour sa philosophie radicale. Elle existera pendant pratiquement vingt ans, atteignant par moments 600 habitants provenant de toute l’Europe et promouvant un mode de vie extrême : collectivité des biens et du travail, sexualité libre, refus du couple, éducation collective des enfants… Vers la fin des années 80, Muehl sera traîné en justice. Ce sera la fin de Friedrichshof, qui avait viré en repère de pratiques plutôt douteuses… Depuis le début, tous les instants de la commune furent filmés ou documentés. "Meine keine Familie" est issu de l’incroyable voyage qu’a fait Paul-Julien Robert dans ces archives. Né à Friedrichshof, le réalisateur y a passé ses douze premières années. Son film, composé de nombreuses archives mais aussi de divers témoignages, et d’interviews de la mère du réalisateur, est une longue quête, surprenante et interloquante, pour savoir qui est son père, mais aussi comprendre ce qui pu motiver tant de gens à vivre jusqu’au bout une si extrème utopie.
  • sam 03.06 > 22:00

    Society   [Nocturne]

    Family Affairs
    Brian Yuzna, 1989, US, 35mm, vo ang , 99'
    La Société : il suffit d’y être introduit. Jeune fils de famille bourgeoise de Beverly Hills, Billy n’arrive pas à jouir pleinement du soleil californien et de l’affection aussi louche que tactile de ses parents et de sa sœur. Malgré les avis du psychologue scolaire traitant sa paranoïa, il commence à entrevoir le pire sur sa famille et "la Société", comptant des notables influents de la ville ne se nourrissant pas que de petits fours : élitisme génétique, orgies, dépravation… jusqu’à une découverte finale d’un corps social aux allures de monstre Lovecraftien. Métaphore monstrueuse et décomplexée, comme la série B gore sait le faire, le film de Brian Yuzna retourne littéralement les rapports sociaux comme un gant, à commencer par la famille. Une grotesque et imagée satyre de la bourgeoisie incestueuse, montrant que le cinéma d’horreur de l’époque, en plus de se placer hors d’une esthétique "normée", reste un bon moyen de montrer ce que les gens ont à l’intérieur...
  • dim 04.06 > 15:30

    Panda petit panda   [Cineketje]

    Family Affairs
    パンダコパンダ
    Isao Takahata, 1972, JP, 35mm, fr , 73'
    Seule chez elle suite au départ de sa grand-mère, Mimiko, jeune orpheline nippone, est heureuse. Légère, elle bondit et rassure les âmes inquiètes : oui, elle sait faire la vaisselle, les courses et si des cambrioleurs s’invitent dans sa bambouseraie, elle leur servira le thé. C’est pourtant un bambin panda perdu – Panny – qui la surprend dans sa maison aux frontières du monde sauvage. Joie réciproque et spontanée de la rencontre : Mimiko accepte de devenir sa maman. Papa panda arrive et prolonge l’enthousiasme : et si il la prenait pour fille ? Ce trio familial incongru est le point de départ d’une exploration facétieuse des rôles familiaux et de mille jeux où l’on célèbre l’esprit vif et la débrouillardise de la bambine à couettes. "Panda petit panda" est le premier film indépendant des géants de l’animation que sont Isao Takahata et Hayao Miyazaki, réalisé juste avant la fondation du Studio Ghibli. Composé de deux parties, il préfigure un pan de leur filmographie à l’image du papa panda qui annonce Totoro. Une ode à l’autonomie, à l’audace et à la curiosité des enfants dont l’énergie libre et anarchique résonne longtemps.
  • dim 04.06 > 18:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • dim 04.06 > 21:00

    Careful

    Family Affairs
    Guy Maddin, 1992, CA, 35mm, ang st fr, 100'
    Sur les flancs abrupts de massifs dignes des Carpates, vivent les habitants de Tolzbad. Quelle est cette prudence excessive qui les pousse à calfeutrer leurs fenêtres ? Pourquoi attendent-ils chaque année avec tant d’appréhension le vol migratoire des oies sauvages ? Dans cette bourgade perchée sur les hauteurs alpines, la peur de l’avalanche oblige chacun à retenir son souffle, allant jusqu’à couper les cordes vocales des animaux, entretenant ce silence menaçant figuré par une bande son craquelant, semblant comme issue d’un vieux 78 tours, faisant se rapprocher "Careful" de l’expressionnisme allemand. Dans une époque indéfinie, deux frères apprentis-majordomes, frustrés par les mœurs de leur école guindée et puritaine, sont atteints du complexe d’Œdipe. Nonobstant la présence d’une fiancée (et même d’un troisième frère enfermé dans le grenier), ils refoulent des pulsions incestueuses : tandis que l’un est attiré par sa mère, l’autre attend l’arrivée d’un homme voulant prendre la place de son père. C’est dans ce contexte familial schizophrénique que Guy Maddin bricole son troisième film, en perpétuel équilibre entre rêve et réalité, entre comédie et absurde, triturant la pellicule avec génie et faisant une utilisation fascinante de la couleur.
  • jeu 08.06 > 20:00

    La mort se mérite   [Prima Nova]

    Prima Nova
    Nicolas Drolc, 2016, FR, video, vo fr , 92'
    Fils de prostituée, ancien plombier devenu perceur de coffre-fort pour s’extraire de sa condition sociale, incarcéré à plusieurs reprises, intellectuel et écrivain autodidacte, éditeur, ami de Michel Foucault avec qui il fonda le Comité d’Action des Prisonniers, figure de la contre-culture française des années 70 et co-fondateur du journal "Libération", Serge Livrozet, 77 ans, ne regrette rien. "Né pauvre, et conséquemment destiné à être exploité, il a tout simplement et tout naturellement décidé de prendre de l’argent où il considérait qu’il y en avait trop. Ni Arsène Lupin ni Robin des Bois, cet insurgé viscéral a pratiqué la délinquance alimentaire comme une guérilla politique. Radicalisé par la prison, c’est finalement son existence entière qu’il a passée, avec une intransigeance et un courage sans faille, à se mutiner contre la salauderie du monde" (Jean-Pierre Bouyxou). Devant la caméra intimiste de Nicolas Drolc, cet "anarchiste qui n’aime pas les bombes" se laisse dresser le portrait en n’étant tendre ni avec lui-même, ni avec la vie et les plaisirs qu’il y recherche pour "rendre ce séjour merdique le moins désagréable possible".
  • ven 09.06 > 20:00

    Histoire d’un secret

    Family Affairs
    Mariana Otero, 2003, FR, video, fr , 95'
    A l’âge de 4 ans, Mariana Otero est partie avec sa sœur vivre chez leur grand-mère, leur propre mère partant en voyage à Paris. Deux ans plus tard, cette dernière n’était toujours pas revenue quand on leur annonça qu’en réalité leur mère était morte d’une appendicite. Vingt-cinq ans plus tard, leur père se décide à rouvrir des tiroirs fermés, à sortir des photographies et des toiles de leur mère artiste peintre. Une autre vérité se fait alors lentement jour. Portrait d’une femme absente, "Histoire d’un secret" s’engage, comme un polar, dans une série de tours et détours. Entre mise en scène de cette quête, et jaillissement d’éclats de vérité au fil de quelques rebondissements, le film de Mariana Otero met en scène le secret lui-même jusqu’à son dévoilement final, avançant pas à pas, de questions en fausses pistes. C’est sa lourdeur qui étreint, pèse, et étouffe. Jusqu’à ce qu’il soit levé. Le drame intime rejoint alors l’Histoire à travers le destin de cette femme en quête de liberté et d’émancipation dans une France de la fin des années 60.
  • ven 09.06 > 22:30

    Society   [Nocturne]

    Family Affairs
    Brian Yuzna, 1989, US, 35mm, vo ang , 99'
    La Société : il suffit d’y être introduit. Jeune fils de famille bourgeoise de Beverly Hills, Billy n’arrive pas à jouir pleinement du soleil californien et de l’affection aussi louche que tactile de ses parents et de sa sœur. Malgré les avis du psychologue scolaire traitant sa paranoïa, il commence à entrevoir le pire sur sa famille et "la Société", comptant des notables influents de la ville ne se nourrissant pas que de petits fours : élitisme génétique, orgies, dépravation… jusqu’à une découverte finale d’un corps social aux allures de monstre Lovecraftien. Métaphore monstrueuse et décomplexée, comme la série B gore sait le faire, le film de Brian Yuzna retourne littéralement les rapports sociaux comme un gant, à commencer par la famille. Une grotesque et imagée satyre de la bourgeoisie incestueuse, montrant que le cinéma d’horreur de l’époque, en plus de se placer hors d’une esthétique "normée", reste un bon moyen de montrer ce que les gens ont à l’intérieur...
  • sam 10.06 > 20:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
  • sam 10.06 > 22:00

    Spider Baby   [Nocturne]

    Family Affairs
    The Maddest Story Ever Told
    Jack Hill, 1964, US, 35mm, ang , 81'
    L’histoire des trois enfants orphelins de la famille Merrye, atteints d’un syndrome de dégénérescence rare qui les fait régresser dans des cruautés perverses et les pousse au cannibalisme. Reclus à la campagne dans une maison isolée, ils vivent en compagnie d’un chauffeur qui leur sert de tuteur. Jusqu’au jour où leur oncle et leur tante venus de la grande ville leur rendent visite, attirés par la fortune familiale… Un choc frontal et sanglant est inéluctable. Politiquement incorrect, tenant de bout en bout sur un subtil équilibre entre comédie hilarante et film d’horreur diabolique, truffé de dialogues acides et de clins d’œil à d’autres films d’horreur de l’époque, "Spider Baby" est un modèle de ce que la série B américaine a pu faire de plus barré et audacieux. Un grand film freak largement en avance sur son époque. Avec le légendaire Lon Chaney dans l’un de ses derniers et meilleurs rôles, ce film à petit budget démontre qu’avec un bon grain de folie on peut créer des chefs d’œuvres qui restent longtemps inégalés.
  • dim 11.06 > 19:00

    The Wolfpack

    Family Affairs
    Crystal Moselle, 2015, US, DCP, vo ang st fr & nl, 90'
    Le documentaire nous plonge dans une fable urbaine, à la fois dramatique et pleine de lucidité. La fratrie Angulo n’a pas eu d’autres choix que de trouver par le cinéma une porte de sortie vers un monde extérieur. Les parents de cette famille nombreuse considèrent que les relations sociales, par le biais de l’école ou simplement du monde extérieur au foyer n’apportent que du négatif dans l’évolution des personnalités. Une jeune hippie du Midwest et un guide touristique péruvien ont donc élevés leur sept enfants sans jamais leur permettre de sortir de leur appartement new-yorkais. Pour préserver toutes leurs capacités mentales et leur joie, une des activités des six frères a ainsi été de regarder, rejouer et réécrire les textes d’œuvres de David Lynch, Quentin Tarantino, Orson Welles, Wes Craven et d’autres… "The Wolfpack" s’immisce dans le quotidien de ces frères dont l’intelligence créative a permis de trouver dans le cinéma une porte de sortie a un quotidien terne et sans stimulations, et une fenêtre sur un autre monde.
  • dim 11.06 > 21:00

    A Family Affair

    A Family Affair
    Tom Fassaert, 2015, BE-DK-NL, DCP, vo nl st fr, 115'
    "Marianne Hertz : mannequin et mère idéale". Tel est le titre qu’un magazine néerlandais avait choisi, dans les années 1950, pour évoquer celle qui deviendra la grand-mère du cinéaste Tom Fassaert. Le père, l’oncle et la tante de ce dernier rient jaune lorsqu’ils évoquent cet article. Ils lui ont toujours transmis une image négative de Marianne. Il faut dire que leur enfance a été loin d’être idéale : les deux fils ont été très tôt abandonnés dans un orphelinat et leur relation avec cette femme fatale, difficile à cerner, a toujours été problématique. "Je suis le fils d’une mère portant un masque", dit le père de Tom, qui vient de couper les ponts avec elle. À l’aube de ses 30 ans, le cinéaste reçoit une mystérieuse lettre de sa grand-mère : elle l’invite à lui rendre visite en Afrique du Sud — là où, il y a des années, sa famille l’avait rejointe pour commencer une nouvelle vie… Il saisit l’occasion d’aller à sa rencontre et la filme dans l’espoir de trouver les pièces manquantes à ce puzzle familial : pourquoi y a-t-il des deux côtés autant de déception et de reproches, et pourquoi le sujet est-il si tabou ? Ce faisant, Tom Fassaert reprend le flambeau d’une tradition familiale : son arrière grand-père comme son père ont toujours filmé, et ce dernier souvent sous forme de messages vidéo adressés à cette mère absente. Mais Marianne ne va pas se laisser faire, et elle va échapper de manière inattendue aux rôles de mère et de grand-mère auxquels tous les membres de cette famille tentent de la restreindre. Pour ce second long métrage (après "De engel van Doel", que nous avions programmé en 2011) qui a raflé de nombreuses distinctions sur son passage, le cinéaste mène une enquête palpitante où il se confronte de manière imprévisible à un personnage à la fois charismatique, distant et manipulateur : sa propre grand-mère, anti-héroïne inoubliable à (...+)
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