Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#158

  • jeu 23.02 > 20:00

    La foi du charbonnier

    Prima Nova
    Cyril Gay, 2014, FR, video, vo fr , 52'
    Il prend son chapeau, son manteau, bref, s’équipe pour partir en mission. Un super héros ? Non. Un. Pardon. LE militant bordelais de l’Action Française. Vendre et faire connaître le journal et les idées de l’AF, voilà ce qui motive cet homme. Cyril Gay choisit de suivre ce personnage, car c’en est un, qui trouve devant sa caméra, une scène, un public enfin à sa mesure, lui qui jouait jusqu’ici un rôle délirant dans un théâtre d’apparences, assez vide. S’ensuit une relation bien étrange entre un étudiant semblant avoir trouver un bon client et un royaliste français cabotin qui prend peu à peu le film à son compte. Haut en couleurs, ce personnage fait rire par son obsession à défendre l’indéfendable et l’anachronique face à d’incrédules CRS, passants, militants frontistes et même des sympathisants de l’AF. Un rire de la modernité, celle de Don Quichotte. Des scènes hilarantes, un personnage hors du commun, poil à gratter finalement assez punkisant dans un microcosme suranné et rance où tout est déjà risible en soi. Le film en lui-même est un objet presque aussi décalé que son sujet, et par son honnêteté, son humour et sa bienveillance, il évite le piège de l’exploitation.
  • jeu 23.02 > 22:00

    Frank

    Oblique Music
    Lenny Abrahamson, 2014, GB-IE, DCP, vo ang st fr, 95'
    Jeune musicien rêvant de devenir une rock star, Jon (Domhnall Gleeson) croise le chemin d’un groupe de pop-rock avant-gardiste, les Soronprfbs, à la recherche d’un nouveau claviériste. Leur leader, Frank (Michael Fassbender), est aussi fascinant que mystérieux : ce génie musical vit dissimulé en permanence sous une grande tête en papier mâché. Tout en cherchant à percer son mystère, Jon devient son protégé, alors que sa présence est moins bien acceptée par d’autres membres du groupe lui reprochant de penser plus au succès qu’à la création. Entre phases de doute et éclats de créativité, rapports fusionnels et crises de confiance, l’enregistrement du premier album des Soronprfbs et leurs concerts les conduiront dans une aventure humaine de l’Irlande jusqu’au Texas. Pour réaliser ce film étonnant, Lenny Abrahamson s’est inspiré de l’histoire de Chris Sievey (1955-2010). Ce comédien et musicien anglais à la sensibilité artistique à fleur de peau, plus connu sous le nom et le masque de Frank Sidebottom, avait d’ailleurs exprimé le souhait de ne pas être l’objet d’un biopic — ce que ce film n’est pas. Quant au personnage de Jon, il est inspiré par Jon Ronson, qui a fait partie du groupe de Frank Sidebottom et dont on suit ici le parcours initiatique. Le reste n’est que libertés prises avec la réalité et le résultat oscille quelque part entre comédie, drame et slapstick. Alors comment définir "Frank" ? Pour Lenny Abrahamson, "c’est comme si le vrai Frank Sidebottom faisait un rêve où il s’imagine en rocker américain, plus sexy, plus outsider que le performer du nord de l’Angleterre qu’il était". Mais la réussite de cette expérience cinématographique tient aussi au fait qu’une fable s’écrit à travers l’histoire de ces personnages, nous plongeant dans un processus créatif stimulé par les troubles de personnalité d’un musicien qui a choisi l’anonymat pour rester fidèle à (...+)
  • ven 24.02 > 20:00

    Bad Boy Bubby

    Oblique Music
    Rolf De Heer, 1993, AU-IT, 35mm > video, vo ang st fr, 114'
    Il faudra sans doute un certain temps au spectateur avant de comprendre la relation entre ce film et cette programmation "Oblique Music". Et pourtant, ce lien n’en prendra que plus de force une fois établi à l’écran. Tout commence dans l’ambiance glauque et sombre d’un appartement miteux où un homme de 35 ans est séquestré depuis sa naissance par sa mère. Relation incestueuse et atmosphère dérangeante. Bubby n’a jamais vu le jour, jusqu’au jour où un événement imprévu bouleverse sa vie et lui fait découvrir le monde extérieur à la fois étrange, terrible et merveilleux, constitué de gens, de rues, de voitures, d’arbres, de chats, de pizza… et de musique. Pour sa quatrième réalisation, le cinéaste hollando-australien Rolf De Heer réussit avec brio un film sur l’enfance et sur l’importance d’être aimé, dont l’idée lui est venue après avoir appris que presque tous les tueurs en série ont eu une enfance meurtrie. Puissant plaidoyer pour le droit à la différence, réalisé au terme d’une longue période de gestation, "Bad Boy Bubby" est un film hors normes qui a nécessité l’intervention de 32 chefs opérateurs (!), a donné son premier grand rôle à Nicholas Hope et a été couronné par de nombreux prix.
  • ven 24.02 > 22:00

    The Other Universe of Klaus Beyer

    Oblique Music
    Frank Behnke & Georg Maas, 1994, DE, video, de st ang, 30'
    Klaus Behnke accompagne partout son ami Klaus Beyer. De concerts en expositions, il a tourné ce portrait intime et bienveillant, nous permettant de découvrir ce curieux artiste berlinois dans les coulisses de son processus créatif. Ce film date de 1994 et offre aujourd’hui un autre aspect passionnant, puisqu’il montre en creux le Berlin d’après la chute du mur et son milieu alternatif. Ce qui s’illustre par le flyer où il est en compagnie de "die tödliche Doris", les cinémas et clubs où il se produit, l’appartement de sa mère et surtout le sien, encore emprunt de déco 70’s, avec lit-placard. On y découvre son travail à l’usine de bougies, les soirées avec sa mère qui lui prépare sandwich et café pour le lendemain, et le regard un peu dérangeant des artistes "décalés" qui se passionnent pour lui, artiste à la fois brillant, solitaire, pathétique, enthousiaste et enthousiasmant.
    + Je suis Frédéric
    Damien Magnette, 2010, BE, audio, vo fr , 39'
  •    sam 25.02 > 19:00

    Before the beginning

    Boris Lehman
    Boris Lehman & Stephen Dowskin, 2013, vo fr & ang st fr, 73'
    Film à quatre mains, celles de Boris Lehman et du cinéaste américain Stephen Dowskin, où les plans s’improvisent selon ce que l’autre a filmé, en une tentative de rapprochement entre deux hommes dont le langage et les obsessions ne se ressemblent pas. Quoique. Boris tente d’imiter Stephen, et vice versa, donnant quelques scènes cocasses sans pour autant que le film se trouve. Une connivence s’installe cependant et un dialogue se crée malgré la collision de deux mondes différents. Stephen, en chaise roulante depuis son enfance, reste flegmatique. Boris semble plus déterminé à terminer avec succès le jeu. Tourné à Londres en 2005 et 2006, entrecoupé d’extraits de films antérieurs et révélateurs du style respectif des cinéastes auto-réflexifs, "Before the beginning" connaîtra trois versions différentes. C’est la dernière en date qui est présentée ici, malheureusement inachevée en raison du décès en 2012 de Stephen Dwoskin.
  •    sam 25.02 > 21:00

    Funérailles (de l’art de mourir)

    Boris Lehman
    Boris Lehman, 2016, BE, 16mm > video, vo fr st ang, 97'
    "Arrivé à un âge où l’on pense à faire ses valises pour l’au-delà, je me prépare à brûler ma vie". Ultime épisode de la saga monumentale auto-ciné-biographique "Babel", et sans doute de toute son œuvre, "Funérailles (de l’art de mourir)" met en scène les derniers jours de Boris Lehman par Boris Lehman. Sérieux, sans l’être, ce film-testament fait suite aux multiples mises à mort du cinéaste par lui-même au gré de ses films : brûlé vif, noyé, empoisonné, criblé de flèches ou écrasé par ses propres boîtes de films. Différents rituels mortuaires puisés dans le réel ou son imaginaire composent son chemin de croix, une affabulation en forme d’exorcisme thérapeutique avec ce brin d’humour distancié propre à Boris, qui lui évite pathos, nostalgie ou narcissisme. On y retrouve des citations de textes essentiels de grands auteurs qui l’ont nourri, ainsi que dans leur propre rôle nombre de ses amis auxquels le film rend hommage une dernière fois.
  •    dim 26.02 > 15:00

    Films à goûter   [Courts métrages]

    Boris Lehman
    En guise de hors-d’œuvre cinématographique à un vrai goûter où des gâteaux maison seront dégustés en compagnie de Boris Lehman, voici deux courts-métrages inédits en Belgique d’un cinéaste gourmand...
    + Une belle croisière
    Boris Lehman, 2008, BE, 16mm > video, vo fr st ang, 35'
    + Red Mudh
    Boris Lehman, 2006, BE, 16mm > video, vo fr , 30'
    + ...
  •    dim 26.02 > 17:00

    L’art de s’égarer, ou l’image du bonheur

    Boris Lehman
    Boris Lehman & David Legrand, 2015, BE, DCP, vo fr st ang, 48'
    Faute de caméra 16mm volée la veille du tournage, "L’Art de s’égarer" est le premier film de Boris Lehman tourné en numérique, et devait au départ évoquer le dernier jour de la vie de Walter Benjamin. Boris y emprunte les sentiers entre Cerbère et Port-Bou que prit le philosophe juif Allemand avant de se suicider, tout en rapprochant le destin tragique de l’écrivain qui s’est perdu après avoir tracé maintes routes difficiles, et celui d’un cinéaste désespéré d’avoir perdu sa caméra qui donnait sens à sa vie. Le film se construit telle une balade initiatique, avec au passage de magnifiques paysages, dont un hôtel délabré en forme de proue, un cinéma en son sein, lieu magique ayant inspiré le film. Co-réalisé par David Legrand, avec la participation de Bruno Tackels, éminent connaisseur de Walter Benjamin, "L’art de s’égarer" fini par tourner en dérision les lamentations de Boris Lehman, pour mieux les sublimer et finir en beauté.
  •    dim 26.02 > 18:00

    Oublis, regrets et repentirs

    Boris Lehman
    Boris Lehman, 2016, BE, 16mm > video, vo fr st ang, 42'
    Bobine (6 bis) soi-disante oubliée de "Mes sept lieux", - film de 323 minutes où Boris Lehman évoquait son errance bruxelloise de 1999 à 2010, et présenté en avril 2014 au Nova -, "Oublis, regrets et repentirs" n’a rien d’austère malgré son titre, que du contraire ! A partir de rushes écartés pour défaillances techniques, et d’autres found footage de Boris Lehman, Boris Lehman recrée une journée de Boris Lehman. Dès le début, une fantaisie réelle s’empare du film et ne quittera plus l’écran, où les formules ironiques du cinéaste facétieux font mouche, jusqu’à des passages d’anthologie que même ses détracteurs apprécieront ! On y croise à nouveau nombre de ses connaissances et lieux cinéphiles bruxellois, qu’il n’aurait peut-être jamais mont(r)és si sa caméra n’avait été volée, ou s’il n’avait décidé d’arrêter définitivement de tourner. Une séance de pure plaisir. Merci Boris !
  • dim 26.02 > 19:00

    Imagine Waking Up Tomorrow and All Music Has Disappeared

    Oblique Music
    Stefan Schwietert, 2015, CH, DCP, vo ang st fr, 86'
    Qu’adviendrait-il si la musique disparaissait de la surface de la Terre ? Pourrait-on la faire renaître ? Comment ? Le réalisateur suisse Stefan Schwietert, auteur de nombreux films sur la musique, suit un musicien écossais sillonnant la campagne britannique à la recherche de nouvelles voix pour son projet choral appelé The17 : un ensemble de chanteurs amateurs sans connaissances musicales et sans effectif permanent, dont les compositions ne peuvent être entendues que par les choristes eux-mêmes. Au milieu des champs, dans la rue, dans une usine ou dans une école, le musicien écossais demande ainsi à des personnes de tous horizons de chanter ou de fredonner un air qui n’existe pas encore, de la même manière que le cinéaste essaie de construire son documentaire autour de cette expérience musicale utopique et éphémère. Au cours du film, il apparaît que le protagoniste de cette aventure n’est autre que Bill Drummond. Chanteur du groupe punk Big in Japan à la fin des années 1970, Drummond connut son heure de gloire dans les années 1990 avec son projet musical acid house KLF, avant de la sacrifier dans un acte de rupture avec l’industrie musicale : après avoir brûlé un million de livres sterling, il fit en sorte que sa firme de disques ne puisse plus rééditer ses albums. Aujourd’hui, il parcourt le monde en composant une symphonie musicale immatérielle avec des inconnus. Stefan Schwietert se saisit de ce personnage hors normes cherchant à préserver la magie de la musique contre la cupidité du système mainstream, pour réaliser un film sur la dimension universelle de la musique et son importance dans nos vies. À voir. Et à entendre (...+)
  • dim 26.02 > 21:00

    Frank

    Oblique Music
    Lenny Abrahamson, 2014, GB-IE, DCP, vo ang st fr, 95'
    Jeune musicien rêvant de devenir une rock star, Jon (Domhnall Gleeson) croise le chemin d’un groupe de pop-rock avant-gardiste, les Soronprfbs, à la recherche d’un nouveau claviériste. Leur leader, Frank (Michael Fassbender), est aussi fascinant que mystérieux : ce génie musical vit dissimulé en permanence sous une grande tête en papier mâché. Tout en cherchant à percer son mystère, Jon devient son protégé, alors que sa présence est moins bien acceptée par d’autres membres du groupe lui reprochant de penser plus au succès qu’à la création. Entre phases de doute et éclats de créativité, rapports fusionnels et crises de confiance, l’enregistrement du premier album des Soronprfbs et leurs concerts les conduiront dans une aventure humaine de l’Irlande jusqu’au Texas. Pour réaliser ce film étonnant, Lenny Abrahamson s’est inspiré de l’histoire de Chris Sievey (1955-2010). Ce comédien et musicien anglais à la sensibilité artistique à fleur de peau, plus connu sous le nom et le masque de Frank Sidebottom, avait d’ailleurs exprimé le souhait de ne pas être l’objet d’un biopic — ce que ce film n’est pas. Quant au personnage de Jon, il est inspiré par Jon Ronson, qui a fait partie du groupe de Frank Sidebottom et dont on suit ici le parcours initiatique. Le reste n’est que libertés prises avec la réalité et le résultat oscille quelque part entre comédie, drame et slapstick. Alors comment définir "Frank" ? Pour Lenny Abrahamson, "c’est comme si le vrai Frank Sidebottom faisait un rêve où il s’imagine en rocker américain, plus sexy, plus outsider que le performer du nord de l’Angleterre qu’il était". Mais la réussite de cette expérience cinématographique tient aussi au fait qu’une fable s’écrit à travers l’histoire de ces personnages, nous plongeant dans un processus créatif stimulé par les troubles de personnalité d’un musicien qui a choisi l’anonymat pour rester fidèle à (...+)
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