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Pink Screens - Déjà 15 ans

Du 26 au 28 mai, venez fêter les 15 ans de l’ASBL Genres d’à côté et du festival Pink Screens. La 15ème édition de ce festival dédié sur le genre et les sexualités aura lieu du 10 au 19 novembre 2016 au Nova, mais avant cela, Genres d’à Côté et le Cinéma Nova vous convient à un mini-festival qui s’articulera sur 2 jours au Nova, mais aussi au Barlok et une séance à l’Aventure. Au programme, quelques incontournables ayant marqué les éditions passées de Pink Screens, un film inédit, une gueulante sulfureuse, et une Pink Night (au Barlok) pour compenser celle qui a été annulée (souvenez-vous novembre 2015).
Déjà 15 ans !
Dans la foulée de son ciné-club crée en avril 2001, Genres d’à Côté initie le festival Pink Screens en mai 2002. Trois jours de projections au Cinéma Nova et autant de festivités autour du cinéma queer. Très vite l’événement gagne en ampleur, proposant maintenant plus de 70 films 9 jours durant lors de chaque édition. Au total, ce n’est pas moins de 1.119 films que les spectateurs ont pu découvrir depuis le début de cette formidable aventure.
Pour fêter symboliquement ces 15 ans, l’équipe de Genres d’à côté souhaite marquer le coup, en vous proposant quelques films cultes qui ont fait l’histoire du festival auxquels s’ajoutera le dernier film inédit de deux cinéastes que nous chérissons particulièrement. Mais ce n’est pas tout. Le Nova se fera le théâtre de ces 15 ans, retraçant en ses murs les grands moments et la folle effervescence de Genres d’à côté et du festival du film le plus queer de Bruxelles.
Vous aurez aussi l’occasion de venir gueuler vos convictions, contradictions et rebellions lors de la traditionnelle Gueulante, sur un thème qui s’inscrit dans l’histoire du Festival : Inné ou acquis ? Les "causes" de l’homosexualité, vous savez où je me les mets ?!"
Et enfin, la Pink Night promet d’être une soirée toute particulière qui se tiendra au Barlok le samedi soir.



Olivier Ducastel & Jacques Martineau, 2016, DCP, vo st ang, 97'

Dans les sous-sols d’un sex-club, les corps d’hommes s’entremêlent, se consomment et se consument. Théo y aperçoit Hugo, l’approche et l’embrasse bientôt. Soudain, la passion les emporte. Le désir les foudroie. Le sexe fait place à l’amour ou à son illusion, et leur étreinte est orgasmique. Ils quittent le club ensemble, vaguant, divaguant, dans les rues vides du Paris nocturne. Ils doivent alors faire face à la réalité qui les rattrape. Peuvent-ils se faire confiance ? Leurs attentes se rencontrent-elles ?

Olivier Ducastel et Jacques Martineau, à qui l’on doit notamment "Crustacés et Coquillages" (Pink Screens 2005) et "L’arbre et la forêt" (Pink Screens 2010), appréhendent presque en temps réel la naissance des sentiments amoureux, filmant sans détour les corps qui s’épousent, s’emboîtent et s’enlacent tout en sublimant leurs comédiens, parfois agaçants mais toujours très bandants.

En présence du réalisateur Jacques Martineau.

26.05 > 20:00


Delphine Seyrig, 1976, video, vo st ang, 115'

Dans ce film culte et féministe des années 1970, Delphine Seyrig interroge des comédiennes françaises et américaines sur le thème de la condition des femmes dans les métiers du cinéma. Auriez-vous choisi le même métier si vous aviez été un homme ? Y a-t-il une place pour une comédienne vieillissante ? Avez-vous songé à devenir metteur en scène ? Etc...
De Jane Fonda à Juliet Berto en passant par Anne Wiazemsky, Shirley Mac Laine et beaucoup d’autres, toutes vont s’exprimer sur leur expérience professionnelle en tant que femme, leurs rôles et leurs rapports avec les metteurs en scène, les acteurs masculins et les équipes techniques. A travers ces regards et témoignages croisés, Delphine Seyrig dresse un état des lieux décapant d’une profession qui, le plus souvent, ne permet aux femmes que des rôles stéréotypés et aliénants.

26.05 > 22:00


Jamie Babbit, 1999, 35mm, vo st fr, 81'

Megan (la très lesbienne friendly Natasha Lyonne aka Nicky dans "Orange Is the New Black") est végétarienne, a un poster de Melissa Etheridge dans sa chambre et n’aime pas trop embrasser son copain avec la langue. Du coup, son entourage l’envoie illico dans un centre de rééducation vers l’hétérosexualité chérie à grand renfort de bleu pour les garçons et de rose pour les filles. Le fait qu’elle soit pom-pom girl en jupette et sorte avec le capitaine de l’équipe de foot n’a pas vraiment l’air de compter ! Mais ce ne sera pas si simple…
Une comédie hilarante sur les normes de l’hétérosexualité et du genre. Pour toutes celles et ceux d’entre nous qui n’arrivent pas à se débarrasser de cette mauvaise habitude de l’homosexualité ou qui ont vraiment du mal avec l’hétéronormativité ! Tourné en couleurs acidulées, avec des acteurs très « camp » (dont Ru Paul dans une de ses rares apparitions masculines), un film irrésistible, devenu culte, qu’on se délecte de voir et revoir encore.

27.05 > 19:00


Jules Rosskam, 2005, video, vo st fr, 60'

Avec ce film d’une pertinence toujours actuelle, Jules Rosskam donne la parole à 19 hommes trans qui ont en commun de tous avoir donné naissance à un enfant. Comment vivent-ils le fait d’être homme et d’avoir accouché ? Comment se situent-ils face aux catégories "mère/père" ? La transition a-t-elle impacté les relations avec leur famille et leurs enfants ? La parentalité dépend-elle du fait d’être femme ou homme ? Derrière ces questions, ce sont des définitions et représentations souvent encore inébranlables qui se fissurent, ainsi que nos normes genrées ! Un film passionnant, qui fait du bien. Et qui a de de quoi donner du fil à retordre à la "manif pour tous" et aux autres illuminé·e·s de la "théorie du genre" !
Mais aussi un film nous touchant tout·e·s, qui interroge la manière dont nous pensons "parentalité" et "maternité", dont nous nous lions les un·e·s aux autres et dont le genre influence nos interactions avec nos proches et nos familles.

27.05 > 21:00


Bruce LaBruce, 2004, video, vo st fr, 90'

Un groupuscule de néo-terroristes inspirés de la bande à Baader-Meinhof, kidnappe le fils de l’un des plus importants banquier. De son côté, Gundrun, la leader charismatique du groupe, endoctrine deux des ses acolytes et les pousse à coucher ensemble pour vaincre l’héterrorisme, construction bourgeoise de la société. Bruce LaBruce ("Hustler White", "Gerontophilia", "Otto or Up with Dead People") parodie joyeusement "La Radical Chic" attitude dans un esprit furieusement queer et savoureusement porno. 
Du réalisateur culte dont nous vous avons montré tous les derniers films au cours de ces 15 années passées, "Raspberry Reich", film que nous aimons follement, ne pouvait qu’être présent lors de ce festival du quinzième anniversaire du Pink Screens.

La projection sera précédé d’une courte performance musicale de SCHWARTZLOCH (qui avaient déjà joué au Pink en 2014 sur le film "Un Chant d’Amour"), et qui interprèteront une mystérieuse chanson glamour et ésotérique.

27.05 > 23:00


Pour clore notre mini-festival en beauté, nous vous convions à une nuit toujours aussi folle même si un peu différente. Elle aura lieu au Barlok, avenue du Port, 53-1000 Bruxelles.

La soirée débute à 20h par la projection de deux films musicaux cultissimes : "Les Chansons d’Amour" et "The Rocky Horror Picture Show". Y a du délire et du karaoké dans l’air ! Un bar de cocktails fous et à prix dérisoires sera prévu.
Après les projections, place à une Pink Night d’enfer qui verra défiler certains de nos DJ’s, VJ’s et performeurs fétiches qui, depuis 15 ans, donnent à cette nuit unique dans le paysage queer bruxellois toute son originalité, sa folie et sa bonne humeur.



Gueulante

Inné ou acquis ? Les "causes" de l’homosexualité, vous savez où je me les mets ?!"



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