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Eros Pigalle

Riche d’une série de photos exceptionnelles signées Gilles Elie Cohen et de textes inédits écrits par Joël Houssin et Ange Rebelli, Eros Pigalle emmène ses lectrices et ses lecteurs à la fin des années 70, dans un périple haut en couleurs à la découverte des sex shops et des bars à strips qui fleurissaient alors autour des boulevard de Clichy et Rochechouart. “Pigalle n’est pas un simple quartier, c’est un empilement de mondes disparus, chacun laissant une cicatrice dans la chair du suivant.” (Joël Houssin)
A l’occasion de la sortie de ce livre aux éditions Serious Publishing (Paris), le Nova et asbl Marcel - Offscreen s’associent pour vous offrir une soirée ressuscitant l’atmosphère de ce quartier légendaire à travers la projection de documentaires d’époque et de deux longs métrages emblématiques de l’âge d’or du cinéma X français, assortis de shows de strip-teases.

En présence de Gérard Kikoïne, le pape du “porno chic” et véritable pilier du genre ("Parties fines", "Jouir !", "Bourgeoise et salope",…).



Compilation

Mondo Pigalle

Une sélection de reportages d’époque évoquant les rues de Pigalle, le strip-tease et le cinéma porno dans le contexte des années 60 et 70, avec entre autres :

+ Lolo Pigalle

Marguerite Duras, 1965, video, vo , 16'

En 1965, Marguerite Duras rencontre et interviewe la strip-teaseuse Lolo Pigalle, qui nous livre un avis brut de décoffrage à propos de son métier. Près de 15 ans plus tard, toujours en activité, Lolo Pigalle accompagne et guide le photographe Gilles Elie Cohen dans son odyssée photographique à travers les hauts lieux parisiens de l’industrie du sexe.

+ Viola Vibrato

Dans le décor du mythique Crazy Horse Saloon, interview de Viola Vibrato, 19 ans, ancien petit rat de l’opéra et désormais strip-teaseuse. Elle parle de sa carrière, de son rapport au public et de son évolution vers plus de nudité.

+ Enquête sur les films érotiques [Les dossiers de l’écran]

Armand Jammot, 1974, video, vo ,

Interviews de protagonistes du milieu des films érotiques et pornographiques : Lucien Hustaix (réalisateur), Claudia Zanthe (actrice), Pierre D’Orta (distributeur), Pierre Soudet (président de la commission de contrôle).

02.10 > 20:00
7,5€ / 6€ (soirée / avond) 2,5€


Claude Mulot, 1975, video, vo , 84'

réalisation & scénario Frédéric Lansac (Claude Mulot), premier assistant Michel Barny, avec Pénélope Lamour et Sylvia Bourdon.
Fleuron de la filmographie du porno français, ce film emprunte le thème du mythique "Gorge Profonde" de Gerard Damiano. Joëlle, mariée à Eric, travaille dans le milieu publicitaire. Un couple bourgeois sans histoires. Mais soudain, après une soirée entre amis, son sexe commence à parler avec une voix criarde… Le caractère hors normes du "Sexe Qui Parle" réside d’abord dans ses qualités formelles : montage de Gérard Kikoïne, photographie signée Roger Fellous (qui fut opérateur chez Duvivier et Buñuel). Son intérêt réside également dans un intrigant mélange des genres. A la fois drame bourgeois, comédie paillarde à la lisière de la vulgarité, flirtant même avec le genre horrifico-fantastique, ce chef-d’œuvre remporta le Grand Prix du premier (et dernier) Festival du Film Pornographique organisé à Paris en août 1975. Ses séquences hard furent en outre transférées au format Super 8 et commercialisées en VPC par Eagle France sous les titres "Délire vaginal", "Les Branleuses en partouze", "Une queue pour deux lesbiennes"…

D’après Le Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, Serious Publishing.

02.10 > 22:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Gérard Kikoïne, 1978, video, vo , 75'

Scénario Gérard Kikoïne et Frédéric Lansac (Claude Mulot), premier assistant Michel Barny, avec Agnès Lemercier et Gilbert Servien.
Une infirmière est engagée par la famille d’un milliardaire pour assassiner celui-ci en le faisant… mourir de plaisir. Mais elle s’éprend de sa victime et ne remplit pas son contrat. Ce film brillamment mis en scène et aux dialogues savamment ciselés constitue une des œuvres maîtresses du hard français. Ses deux scénaristes ont puisé leur inspiration dans des références prestigieuses, à commencer par "Théorème" de Pasolini qui met également en scène l’intrusion d’un étranger (ici une infirmière prénommée "Ange") dans une famille dont il séduit chaque membre. Le pitch de la nurse provoquant le décès de ses "patients" en leur procurant un ultime orgasme rappelle "L’Ange rouge" de Masamura. A travers l’amour synonyme de mort et l’ambivalence entre Eros et Thanatos, "Entrechattes" évoque aussi l’œuvre transgressive de George Bataille.

02.10 > 24:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


DJ set

Clubbing

Djs sets soul, funk et disco 70s. Tout au long de la nuit, plusieurs djs vous propulseront dans l’ambiance musicale torride de la fin des années 70 : la bande son d’Eros Pigalle !



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