prog: 2019
squelettes/rubrique-3.html

Mercredis

Le Club de jeunesse de la rue des Tanneurs a été créé en 1956. C’est à l’occasion de la sortie au Nova du "Chantier des gosses" que nous en avons entendu parler par des gamins d’alors qui en ont gardé un souvenir impérissable : celui d’une maison portes ouvertes où ils étaient accueillis en toutes circonstances par une petite équipe de pionniers des maisons de jeunes. Ce club qui a transformé la vie de plus d’un Marollien, il existe toujours ? Non peut être ! Et vous y êtes invités !

- Club de jeunesse, 178 rue des Tanneurs, 1000 Bxxl ⎟ Bus : 27 (Jeu de Balle) ⎟ Métro : 2, 6 (Gare du Midi).

30.07 > 19:00


Pierre Manuel & Jean-Jacques Péché, 1969, 35mm > video, vo fr , 59'

"Le père Fouettard c’est Léon, enfance et jeunesse difficile, l’école jusqu’à 14 ans, la rue, tous les métiers et quelques années de prison lui ont donné le goût de la liberté. Saint-Nicolas, c’est Louis, cadet d’une famille nombreuse, l’école jusqu’à 13 ans, adolescent il faisait partie des blousons noirs". Léon et Louis fréquentent le Club de jeunesse, qui offre aux jeunes un espace non stigmatisant et la possibilité de rejoindre une communauté vivante. Comme chaque année en décembre, le Club invite Saint-Nicolas : un moment magique pour les enfants sages et terrifiant pour les autres. Les deux compères incarnent leur rôle consciencieusement. Un parcours dans les rues, les immeubles et les bars du quartier qui les replonge dans leur propre enfance, parfois en marge du "droit chemin". Ces images de Manu Bonmariage (tournées pour l’émission "Faits divers", qui réalisa la même année "La bataille des Marolles") sont un reflet d’une jeunesse bruxelloise, d’une enfance dans une grande ville, d’une bande de copains se retrouvant autour d’un club pas comme les autres. Une chronique sur les maillons du réseau humain qui se tissent encore aujourd’hui dans les rues du quartier.

+ Voix des Marolles

Foyer des Jeunes des Marolles, 2011, video, vo fr , 29'

Lieu de transit, carrefour de l’immigration, miroir de notre société, la Marolle est une vieille dame de plus de 800 ans qui continue d’être et de respirer. À l’écoute des battements de son cœur, les jeunes du Foyer des Marolles sont allés à la recherche d’histoires des habitants du quartier, afin d’en dresser un portrait bigarré. Ils ont notamment suivi la tournée de Saint-Nicolas et du père Fouettard à travers le quartier…

- Suivi d’une rencontre en présence de Freddy Hartog, co-fondateur du Club de jeunesse, de Jean Barridez, président de l’Amicale des anciens, et de Manu Bonmariage, caméraman (sous réserves).

30.07 > 20:00


Si la Cité Modèle fut privée de nombreux attributs que ses concepteurs rêvaient de lui conférer, un centre culturel vit quand même le jour sous le nom de Centre Culturel Centenaire. Dans les années 1970, il fut piloté par l’Association des locataires (ALCM) pour être ensuite repris comme centre culturel de la Ville de Bruxelles. Niché au pied de la Cité Modèle, il tente de préserver son lien historique avec les habitants pour ne pas être qu’un réceptacle de programmes venus d’ailleurs et s’engage résolument dans des pratiques d’éducation permanente auprès des habitants de la Cité. Il nous ouvre les bras le temps d’un PleinOPENair.

- Cité Culture (Heysel, 1020 Bxxl) ⎟ Tram : 51, 93 (Stade) ⎟ Bus : 88 (Tircher) ⎟ Métro : 6 (Roi Baudouin) ⎟ Bus de nuit : N18 ° Heysel - dir. Bourse (dernier > 02:07)

06.08 > 19:00


Film + débat

Déconcertation

Béatrice Dubell & Romain Goujon, 2011, video, vo fr , 50'

En 2003, un projet de "renouvellement urbain" s’annonce dans un ancien quartier ouvrier de la banlieue lyonnaise, vivotant autour d’une gigantesque usine de soie fermée depuis plus de trente ans. Rassemblés en "concertation publique", les habitants ne comprennent pas la stratégie qui consiste à commencer les travaux, qui vont se dérouler sur plusieurs décennies, par la construction d’un grand "pôle de commerces et de loisirs"… "Puissance Publique" et "Puissance Privée", accompagnées d’une "spécialiste" et d’un "facilitateur" tentent de les convaincre du bien-fondé de leur démarche.
Alors que le centre commercial a aujourd’hui ouvert ses portes, l’Atelier de cinéma populaire Grand ensemble a réuni une partie des participants à ces réunions et quelques acteurs pour reconstituer à l’écran une réalité bien connue mais pas facile à montrer : celle des "concertations" où se heurtent les logiques et les intérêts des détenteurs du pouvoir au monde vécu des habitants, riverains et usagers.

+ Main basse sur le Heysel

PleinOPENair & PTTL, 2009, video, vo fr , 12'

Depuis quelques années, le PleinOPENair réalise avec Plus Tôt Te Laat (PTTL) des courts métrages présentant les sites qu’il visite, en glanant notamment les paroles d’habitants du quartier. En 2009, nous avions été à la rencontre des habitants de la Cité Modèle, du Verregat et de l’exploitant de Mini-Europe avec cette question : que pensez-vous du projet Neo ? Cinq ans plus tard, ces témoignages gardent toute leur actualité.

- La projection se prolongera par une discussion en miroir sur les obstacles auxquels se heurtent aujourd’hui les riverains du projet Neo. Si quelques soirées d’informations ont bien pris place çà et là à propos du futur méga-complexe mixant culture, loisirs et consommation, aucune consultation digne de ce nom n’a jamais été organisée depuis six ans, l’enjeu étant considéré par ses promoteurs publics comme transcendant l’intérêt des habitants.

06.08 > 20:00


Haren est un village avec ses cafés, notamment le Queen’s où les habitants peuvent profiter de l’arrière salle pour de mémorables parties de billard. Le Queen’s, c’est aussi un lieu où le comité de Haren se réunit pour débattre de ses projets, de ses coups de gueule ou encore pour organiser la fête de quartier. C’est également ici qu’ont eu lieu les premières projections du court métrage "Prisons des villes, prisons des champs".

- Le Queen’s, 10 rue Harenheyde, 1130 Bxxl ⎟ SNCB : Haren-Sud ⎟ Bus : 64 (Haren-Sud Gare)

13.08 > 19:00


Film + débat

À côté

Stéphane Mercurio, 2007, 35mm > video, vo fr , 91'

Un film sur l’absence. Et sur l’amour. Sur la prison aussi, mais en creux. "A côté" s’intéresse à l’extérieur : on y entend beaucoup parler de parloirs et d’administrations pénitentiaires, mais on n’y va jamais. On reste à côté, dans une maison d’accueil accolée au mur de la prison des hommes de Rennes, où les proches de détenus viennent (parfois de loin) pour attendre... l’heure d’une visite parfois improbable. C’est dans ce rare lieu où les familles peuvent se rencontrer, s’échanger des informations et se remonter le moral que Stéphane Mercurio a planté sa caméra. Sa présence a indéniablement libéré la parole, tant les témoignages de femmes qu’elle a rapportés sont forts et sensibles. Niées par la société et méprisées par l’administration, ces femmes ont vu dans son film une possibilité de s’exprimer... et peut-être même d’être entendues.

- L’occasion de lancer un débat sur les rapports qu’entretiennent les lieux d’enfermement avec leur environnement extérieur. Comme c’est le cas de la plupart des nouvelles prisons et notamment du projet à Haren (censé regrouper une maison de peine et une maison d’arrêt pour hommes destinées à remplacer celles de Saint-Gilles et Forest, une prison fermée et une prison "ouverte" pour femmes en remplacement de la prison de Berkendael), l’éloignement de la prison du coeur des villes n’enferme-t-il pas doublement les détenus en les distanciant encore plus de leurs familles, de leurs avocats et en les reléguant loin des yeux de la cité ?

www.a-cote.eu

13.08 > 20:00


squelettes/rubrique-3.html
lang: fr
id_rubrique: 2024
prog: 2019
pos: aval