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I’m a Ballroom

Oyez, oyez !
Demoiseaux, jeunes gentillesses, vétérans de la musette, ou jeunes initiés.
Des quatre coins du corps poétique, des vertèbres lunaires jusqu’aux cous de girafe, le long des jambes du nez rond du héron, jusqu’aux orteils enracinés et profonds, antilopes ou escargots, féru de piste ou de banquette, amoureux des rondeurs de la panse, des robes qui dansent, des silhouettes qui se meuvent, l’ami de l’ami de la "milonga " vous attend derrière sa cortina.
Le bal s’emballe et se déballe encore une fois au cinéma Nova. Une "cortina" transparente laissera entrevoir des danseurs ensoleillés, en souliers du dimanche. Ils s’habilleront des rythmes de bongo et seront aussi invisibles que les ombres autour d’un feu de carnaval…

3,5€ / 2,5€ (soirée / avond)


Film

Ballando, ballando

Le bal

Ettore Scola, 1983, 35mm, sans dial, , 112'

Boules à facettes flottantes et illuminations arc-en-ciel, une salle de bal souterraine aperçoit le sage d’une cérémonie à venir se poser derrière le comptoir pour accueillir un nouvel instant de vie frétillant. Chaises placées, réserve d’alcool et musique balbutiante : place au dansant rituel. D’abord apparaissent les femmes. Apprêtées, elles confrontent une dernière fois leurs élégantes postures à l’impitoyable miroir avant le choc frontal de l’apparition masculine. Crinières en place, dents scintillantes et décolletés enivrants, ces dames se posent pour mirer la descente des hommes cibles du soir. Eux, maladroits, nobles ou cavaliers, s’en vont poser au bar, tâter le pouls de l’instant et admirer les proies consentantes. L’orchestre joue, les protagonistes sont installés, la salle est prête : que le bal soit ! Sauf que là où nous attendions l’avènement d’un bal, Ettore Scola nous en conte mille. Traçant son chemin au travers d’un demi-siècle d’histoire européenne, le bal s’impose, se métamorphose mais toujours se révèle comme le reflet d’une société en mouvement. Qu’il ondule sur de riantes vagues, qu’il résiste aux instants fascistes ou qu’il se relève pour recréer et révolutionner les temps futurs, le bal vit, préside au destin d’individus et dévoile les douces folies des hommes et du temps. C’est tout ça "Le bal" d’Ettore Scola : une ode sans retenue à la danse, à la folle résistance de la femme et de l’homme au silence, un envol voltigeant aux codes charmants. Suivez le sage et, après le film, dansez !

03.08 > 20:00


Après le film, il y aura une initiation à la danse à deux, libre et ludique animée par Miguel Camino. De quoi vous préparer au concert de "Tangos de las Marolles". Ses musiciens masqués feront monter et descendre leurs doigts sur leurs claviers magiques pour s’adresser directement aux oreilles de vos pieds. Nous danserons sans savoir danser. La musique sera à la fois meneuse et fidèle cavalière. Derrière un rideau transparent, des danseurs ensoleillés, en souliers du dimanche, s’habilleront des notes frappées d’un piano, des ondes langoureuses d’une contrebasse et des mélodies sensuelles d’un violon. Les danseurs seront les ombres de cette musique invisible mais lumineuse.
Hypnotisez-vous, et votre corps assoupi vous emmènera jusqu’ici ! Venez !

03.08 > 22:00


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prog: 1810
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