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Oberhausen

ˈOːbɐˌhaʊzn

Autour des 50 ans du Manifeste d’Oberhausen

Oberhausen, prononcez ˈOːbɐˌhaʊzn, est une ville de province de la région de la Ruhr à l’ouest de l’Allemagne. Le monde entier la découvrit sous une lumière plutôt amusante lors de la Coupe du monde 2010 : son aquarium public abritait Paul le poulpe qui nous prédisait avec exactitude les résultats des matchs de foot (!). La ville est autrement et plus sérieusement connue pour son festival de courts métrages établi en 1954. Considéré comme un des plus vieux et plus importants festivals de cinéma au monde, les "Internationale Kurzfilmtage Oberhausen" ont vus passer des réalisateurs aussi divers et marquants que : Werner Herzog, Roman Polanski, Wim Wenders, Chris Marker, Joris Ivens, Martin Scorsese, Stan Brakhage, Keneth Anger, Vera Chytilova… Impossible de vous citer tous les auteurs majeurs et mineurs qui ont marqué ce festival qui en soixante ans n’a rien perdu de sa convivialité et de sa pertinence. Dans la "Mecque du court métrage", comme d’aucuns ont parfois défini ce festival, il est avant tout question de "Cinéma", le format court y étant présenté comme une de ses possibles formes d’expression et non pas comme simplement un format à la durée courte et contraignante. Le festival n’a rien perdu non plus de son esprit moderne et visionnaire, car encore aujourd’hui nombreux sont les réalisateurs qui y sont découverts avant de circuler dans des festivals du monde entier. C’est par exemple ici qu’il y a quelques années nous découvrîmes Miguel Gomes, réalisateur du film "Tabu" que nous présenterons en janvier prochain.
Festival qui n’a pas froid aux yeux, il a été théâtre de quelques grands coups d’éclat, tel que le "Manifeste d’Oberhausen" qui donna naissance au nouveau cinéma allemand des années ’60 et puis ’70. Le Manifeste fêtait cette année ses 50 ans. Nous nous joignons aux festivités !

"Le cinéma d’Allemagne de l’Ouest s’enlise dans une voie sans issue" s’écriait Chris Marker en 1954 dans la revue Positif. Pas question pour les jeunes auteurs allemands de se laisser embourber, mais bien de se battre pour affirmer une liberté artistique face aux longs métrages jugés conformistes de leurs aînés et à la mainmise de ces derniers sur les appareils de production cinématographique, dans une Allemagne n’ayant encore pas totalement fait ses adieux au passé. Leur engagement passe d’abord par l’expérimentation individuelle, via des courts métrages souvent autofinancés dans lesquels ils rivalisent d’audace et de créativité, puis par le collectif, au sein du groupe D.O.C. 59 et surtout en appelant, dans un Manifeste signé pendant le festival d’Oberhausen de 1962 par 26 réalisateurs, à la prise de pouvoir d’un Nouveau cinéma allemand libre dans sa forme et indépendant économiquement. Cet appel débouchera en 1965 sur la création d’un fonds de soutien au jeune cinéma allemand (Stiftung Kuratorium junger deutscher Film). À l’occasion du 50ème anniversaire de la publication du Manifeste, le festival international d’Oberhausen a lancé un vaste programme de restauration de ces magnifiques courts métrages. Le P’tit Ciné s’associe au cinéma Nova et à la Cinematek pour vous proposer un cocktail de films dont l’audace transcende les genres cinématographiques.

En bonus….
En bonus à cette programmation "anniversaire", trois séances spéciales pour mieux cerner la liberté de ton alors en vigueur chez cette nouvelle génération de cinéastes. Pour commencer, un focus sur le signataire le plus connu, le plus actif aussi et sûrement le plus polémique : Alexander Kluge. Les trois films présentés, portraits oscillant entre fiction et documentaire, sont des perles des années 1960 rarement montrées. Ensuite, pleins feux sur le rôle joué par le festival EXPRMNTL de Knokke-le-Zoute dans la découverte des nouveaux talents allemands. Pour ce faire, nous vous présentons une compilation de courts métrages qui y furent montrés en 1963. Enfin, nous pénétrerons dans les coulisses du festival d’Oberhausen où Jean-Marie Straub n’a cessé de mener des actions de contestation à l’encontre des décisions de la direction de l’événement (distribution de tracts, projections parallèles...). En 1965, par exemple, il organisa une séance de minuit dans le cadre de laquelle furent projetés les films magnifiques de cinéastes dont le travail était alors peu reconnu, tels Peter Nestler et Rudolf Thome. Entre animation, expérimental, documentaire et fiction...

"Il est certain que toute évocation de l’histoire du cinéma allemand doit commencer un nouveau chapitre lorsqu’elle arrive au Manifeste d’Oberhausen. Le Manifeste d’Oberhausen a eu des répercussions multiples en son temps et bien au-delà. C’était la première éruption d’un mouvement de protestation, un symbole d’espérance – ou bien il a été considéré comme tel. Il présageait d’un changement de climat qui est allé au-delà de la RFA, qui a inspiré ou anticipé d’autres évolutions cinématographiques à l’étranger." (Ulrich Gregor/ Berlin Film Festival)

Oberhausen heute….
Cette rétrospective autour du Manifeste sera aussi l’occasion de faire une incursion dans le travail éditorial que le festival développe aujourd’hui, en vous proposant un focus sur trois auteurs allemands contemporains : Michel Klöfkorn, Rainer Komers, et Carsten Aschmann. Un des mérites du festival est en effet de suivre sur plusieurs années le parcours d’ auteurs qui par leurs approches innovent le langage cinématographique. Contrairement à d’autres festivals qui ne misent que sur la quantité de films programmés et sur le nombre de spectateurs, à Oberhausen c’est le souci de contextualiser le cinéma qui compte. Ainsi, "cinéma contemporain" et "cinéma d’hier" s’y côtoient sans embarras, et les programmations peuvent y être tour à tour sérieuses ou ludiques, sagement intellos ou audacieusement insolentes. Dans la myriade d’activités parallèles que mène le festival, il faut savoir qu’à Oberhausen se trouve aussi une des plus riches collections européennes de courts métrages des soixante dernières années. Nous vous en présenterons quelques perles lors de la séance "Surreal/Political".

Vous voilà donc prévenus : un rendez-vous à ne pas rater, explosion des genres garantie !

(Voir aussi la séance de films pour enfants liée au festival)



ˈOːbɐˌhaʊzn

Over 50 jaar “Manifest van Oberhausen”

Oberhausen is een stad in het Ruhrgebied die iedereen kent dankzij Paul de octopus die tijdens de wereldbeker van 2010 de voetbalresultaten wist te voorspellen. Maar filmliefhebbers kennen de stad ook van het kortfilmfestival dat werd opgericht in 1954. De "Internationale Kurzfilmtage Oberhausen" is één van de oudste en belangrijkste filmfestivals ter wereld. Gerenommeerde filmmakers zijn of waren er kind aan huis : Werner Herzog, Roman Polanski, Wim Wenders, Chris Marker, Joris Ivens, Martin Scorsese, Stan Brakhage, Kenneth Anger, Vera Chytilova... Onmogelijk om alle namen op te noemen die hun steentje hebben bijgedragen aan dit festival dat nu al zestig jaar bestaat. In dit Mekka van de kortfilm, dat in al die jaren nog niets aan gezelligheid en pertinentie heeft ingeboet, komt “film” op de eerste plaats. Kortfilm wordt er beschouwd als een waardevolle uitdrukkingsvorm, niet als een lastig iets dat beperkend is door zijn korte duur. Dat het festival tot op de dag van vandaag pertinent blijft, bewijzen de vele namen die er ontdekt worden voordat ze circuleren in andere filmfestivals over de hele wereld. Zo is het in Oberhausen dat de Portugees Miguel Gomes, winnaar van de grote prijs op het recente Gentse filmfestival, en van wie wij in januari “Tabu” uitbrengen, zich voor het eerst liet opmerken. Dit festival zonder koudwatervrees ontketende enkele omwentelingen, zoals het “Manifest van Oberhausen”, dat een stevige schop verkocht aan filmproductie in Duitsland en dat aan de wieg lag van heel wat vernieuwende tendensen in de jaren 60 en 70. Dat beruchte manifest viert zijn vijftigste verjaardag dit jaar. Wij doen mee !

in 1952 beweerde cineast Chris Marker in het tijdschrift “Positif” dat de West-Duitse filmproductie zich in een doodlopend straatje bevond. De jonge Duitse auteurs lieten zich niet in een hoekje drummen maar vochten voor hun artistieke vrijheid. Ze kantten zich tegen het conformisme van hun oudere collega’s en tegen hun monopolisering van productiemiddelen, in een Duitsland dat nog volop zijn naoorlogse wonden aan het likken was. Hun engagement toonde zich eerst in persoonlijke experimenten, via zelfgefinancierde kortfilms waarin ze durf en creativiteit tentoonspreidden. Daarna waren ze actief in het collectief D.O.C. 59, en lieten ze van zich horen met hun Manifest dat tijdens het festival van Oberhausen in 1962 ondertekend werd door 26 regisseurs. Dit manifest riep op tot een machtsgreep door de Nieuwe Duitse cinema die vrij in vorm en inhoud was en economisch onafhankelijk. Deze oproep mondde in 1965 uit in de oprichting van een steunfonds voor de jonge Duitse film. Nu, bij de vijftigste verjaardag van het Oberhausen Manifest, lanceert het festival van Oberhausen een uitgebreid programma. Le P’tit Ciné, Cinematek en Nova stellen een feestcocktail van films samen waarvan de durf alle etiketten en grenzen overschrijdt.

Als bonus…
Als een bonus bij dit verjaardagsprogramma zijn er drie speciale voorstellingen om de vrijheid die de jonge Duitse generatie van toen zich permitteerde, beter te vatten. Om te beginnen is er een focus op de meest bekende, de meest actieve en waarschijnlijk ook de meest controversiële ondertekenaar van het Manifest : Alexander Kluge. De drie films, portretten die tussen fictie en documentaire switchen, zijn zelden vertoonde parels uit de jaren 1960. Daarna richten we de schijnwerpers op de rol die het EXPRMNTL festival van Knokke-Het Zoute speelde in de ontdekking van nieuwe talenten in Duitsland, met een compilatie van korte films die er in 1963 werden getoond. Ten slotte begeven ons in de coulissen van het Oberhausen Festival waar Jean-Marie Straub protestacties is blijven voeren tegen de beslissingen van de leiders van het festival (met folders, parallelle projecties ... ). In 1965, bijvoorbeeld, organiseerde hij een middernachtvoorstelling waar films van toen weinig erkende makers werden vertoond, zoals Peter Nestler en Rudolf Thome.

"De Duitse filmgeschiedenis moet een nieuw hoofdstuk beginnen eens bij het Oberhausen Manifest beland. Het Oberhausen Manifest heeft veel invloed gehad op zijn tijd en lang daarna. Het was de eerste uitbarsting van een protestbeweging, een symbool van hoop, of als zodanig werd het toch beschouwd. Het voorspelde een verandering van het klimaat die verder ging dan West-Duitsland, en die andere filmevoluties in het buitenland inspireerde of anticipeerde." (Ulrich Gregor / Filmfestival van Berlijn)

Oberhausen heute…
Deze retrospectieve rond het Manifest is ook een kans om een uitstapje te maken naar de artistieke lijn die het Festival nu voorstaat, via een focus op drie hedendaagse Duitse makers : Michel Klöfkorn, Rainer Komers en Carsten Aschmann. Een van de verdiensten van het festival is om gedurende meerdere jaren de carrière te volgen van filmmakers die door hun innovatieve benadering de filmtaal vernieuwen. In tegenstelling tot andere festivals die inzetten op het aantal geprogrammeerde films en het aantal toeschouwers, staat in Oberhausen de wens om films te kaderen centraal. Hier gaat "hedendaagse cinema" hand in hand met "cinema van gisteren", en de programmering kan zowel ernstig als speels zijn, zowel wijs-intellectueel als onbeschaamd vrank. In de vele zij-activiteiten van het festival, beheert het Festival van Oberhausen ook één van de rijkste collecties van Europese kortfilm van de afgelopen zestig jaar. We presenteren enkele parels tijdens de voorstelling "Surreal / Political". Een niet te missen afspraak met een explosie van genres !

(Zie ook de kindervoorstelling over het festival)



Le cinéma de papa est mort...

nous croyons au Nouveau Cinéma !

« En s’écroulant, le cinéma conformiste allemand entraîne dans sa chute le fondement économique d’une attitude intellectuelle que nous rejetons. Il donne aussi au nouveau cinéma une chance de voir le jour. Au cours des dernières années, les courts métrages de jeunes auteurs, réalisateurs et producteurs allemands ont récolté un grand nombre de prix dans des festivals internationaux et donc la reconnaissance de la critique internationale. Les succès remportés par ces créations démontrent que l’avenir du cinéma allemand appartient à ceux qui ont prouvé qu’ils parlent un nouveau langage cinématographique. En Allemagne, comme déjà dans d’autres pays, le court métrage est devenu l’école et le champ d’expérimentation du long métrage. Nous proclamons notre ambition de créer le nouveau cinéma allemand. Ce nouveau cinéma a besoin de nouvelles libertés. Il doit se libérer du conformisme corporatiste, de l’influence des partenaires commerciaux, de la tutelle des groupes d’intérêt. La production du nouveau cinéma allemand peut compter sur notre apport intellectuel, formel et économique. Nous sommes prêts à assumer ensemble les risques économiques. Le cinéma de papa est mort. Nous croyons au Nouveau Cinéma ».
Oberhausen, 28 février 1962

Bodo von Blüthner, Boris von Borresholm, Christian Doermer, Bernhard Dörries, Rob Houwer, Ferdinand Khittl, Alexander Kluge, Walter Krüttner, Dieter Lemmel, Hans-Jürgen Pohland, Raimond Ruehl, Edgar Reitz, Peter Schamoni, Detten Schleiermacher, Haro Senft, Franz-Josef Spieker, Hans Rolf Strobel, Heinz Tichawsky, Herbert Vesely, Heinz Furchner, Pitt Koch, Ronald Martini, Fritz Schwennicke, Wolf Wirth, Hans Loeper, Wolfgang Urchs

Le tournant des années ’60 marque une effervescence artistique importante dans les rangs de nos jeunes amis signataires, qui s’essaient à un cinéma à la croisée des chemins, bouleversant les codes traditionnels. Un seul mot d’ordre : explorer ! Explorer les liens entre musique et cinéma, entre formes et genres, Histoire et mémoire…



“Papas Kino ist tot”...

Lang leve Nieuwe Cinema !

"De instorting van de gevestigde Duitse film resulteert in de val van het economische fundament van een mentaliteit die we verwerpen. De ineenstorting geeft kansen aan een Nieuwe Cinema om te ontstaan. In de afgelopen jaren hebben korte films van jonge makers, regisseurs en producenten in Duitsland een aantal prijzen verzameld op internationale festivals en dus de erkenning van internationale kritiek. Het succes dat deze creaties oogsten toont aan dat de toekomst van de Duitse film behoort aan hen die bewijzen dat ze een nieuwe filmtaal spreken. In Duitsland, net als reeds gebeurt in andere landen, is de korte film de leerschool en het speelveld van de langspeelfilm. Wij verkondigen onze ambitie om de nieuwe Duitse cinema te creëren. Deze nieuwe cinema heeft nieuwe vrijheden nodig. We moeten onszelf bevrijden van corporatistisch conformisme, van de invloed van zakelijke partners, van de voogdij van belangengroepen. De productie van de nieuwe Duitse cinema kan rekenen op onze intellectuele, formele en economische inbreng. Wij zijn bereid om alle financiële risico’s te nemen. De cinema van papa is dood. Wij geloven in de Nieuwe Cinema."
Oberhausen, 28 februari 1962

Bodo von Blüthner, Boris von Borresholm, Christian Doermer, Bernhard Dörries, Rob Houwer, Ferdinand Khittl, Alexander Kluge, Walter Krüttner, Dieter Lemmel, Hans-Jürgen Pohland, Raimond Ruehl, Edgar Reitz, Peter Schamoni, Detten Schleiermacher, Haro Senft, Franz-Josef Spieker, Hans Rolf Strobel, Heinz Tichawsky, Herbert Vesely, Heinz Furchner, Pitt Koch, Ronald Martini, Fritz Schwennicke, Wolf Wirth, Hans Loeper, Wolfgang Urchs

In de jaren ’60 beroert een bruisende artistieke onrust de gelederen van onze jonge vrienden-ondertekenaars, die zich wagen aan films die de traditionele codes verstoren. Eén wachtwoord : verkennen ! Verken de relatie tussen muziek en film, tussen vormen en genres, geschiedenis en geheugen...



Première soirée, premier plongeon au cœur de l’Allemagne du début des années ’60. Des propositions cinématographiques pleines de malice qui dressent en creux le portrait d’une société se relevant avec peine de la guerre et des idées qui l’avaient amenée.

Séance en présence de Christian Doermer, signataire, acteur et réalisateur.

+ Granstein

Christian Doermer, 1965, DE, 35mm, vo st fr, 12'

Entre Dorothy Lange et Walker Evans, une photographie réaliste et sensible de l’Allemagne de 1965.

+ Brutalität in Stein [La brutalité de la pierre]

Alexander Kluge, 1960, DE, 35mm, vo st fr, 11'

O tempora, o mores… Une plongée dans les origines du délire architectural du IIIème Reich.

+ Kurzportrait einer Landschaft [Bref portrait d’un paysage]

Pitt Koch, 1964, DE, 35mm, vo st fr, 11'

Une région juste à côté des Hautes Fagnes – mais côté allemand. Si loin si proche, la proximité géographique n’exclue pas l’exotisme total.

+ Das Unkraut [La mauvaise herbe]

Wolfgand Urchs, 1962, DE, 35mm, sans dial, , 11'

Une ville envahie par des chardons, des habitants ayant décidé de se défaire de toute responsabilité. Ça donne un film d’animation multi-récompensé.

+ Notizen aus dem Altmühltal [Quelques notes à propos de la vallée d’Altmühl]

Hans Rolf Strobel, 1961, DE, 35mm, vo st fr, 17'

Essai sociologique sur une région bavaroise laissée de côté par le miracle économique.

+ Es muss ein Stück vom Hitler sein [Ça doit être un morceau d’Hitler]

Walter Krüttner, 1963, DE, 35mm, vo st fr, 11'

Montez dans l’autocar, bonnes gens, et partons visiter le château où vécurent Hitler et Eva Braun. Hallucinant et brillant documentaire.

07.12 > 20:00
5€ / 3,5€


Eerste avond, eerste duik in het hart van Duitsland van de vroege jaren ’60. Geestige films die het portret schetsen van een samenleving die nauwelijks komaf heeft gemaakt met de oorlog, en met de ideeën die er achter zaten.

In aanwezigheid van Christian Doermer, ondertekenaar, acteur en regisseur.

+ Granstein

Christian Doermer, 1965, DE, 35mm, vo st fr, 12'

Tussen Dorothy Lange en Walker Evans, een realistisch en gevoelig beeld van het Duitsland van 1965.

+ Brutalität in Stein [La brutalité de la pierre]

Alexander Kluge, 1960, DE, 35mm, vo st fr, 11'

O tempora, o mores… Een duik in de oorsprong van het architecturale delirium van het Derde Rijk.

+ Kurzportrait einer Landschaft [Bref portrait d’un paysage]

Pitt Koch, 1964, DE, 35mm, vo st fr, 11'

Een streek net naast de Hoge Venen, in Duitsland. Zo dicht en toch zo ver, een exotische bestemming vlak bij huis.

+ Das Unkraut [La mauvaise herbe]

Wolfgand Urchs, 1962, DE, 35mm, sans dial, , 11'

Een stad is overwoekerd door distels omdat de bewoners hebben besloten om zich van alle verantwoordelijkheid te ontdoen. Een vaak bekroonde animatiefilm.

+ Notizen aus dem Altmühltal [Quelques notes à propos de la vallée d’Altmühl]

Hans Rolf Strobel, 1961, DE, 35mm, vo st fr, 17'

Een sociologisch film-essai over een streek in Beieren waar het economische mirakel niet plaatsvond.

+ Es muss ein Stück vom Hitler sein [Ça doit être un morceau d’Hitler]

Walter Krüttner, 1963, DE, 35mm, vo st fr, 11'

Kom aan boord van de bus, beste mensen, en bezoek het kasteel waar Hitler en Eva woonden. Een even hallucinante als briljante documentaire.

07.12 > 20:00
5€ / 3,5€


Au programme de cette séance : expérimentations formelles et sonores, mêlant grâce documentaire et animation, portées notamment par la musique du seul compositeur signataire du Manifeste, Hans Loeper.

+ Salinas

Raimond Ruehl, 1959, DE, 35mm, vo st fr, 11'

La récolte dans une grande saline de la Méditerranée, portée par les compositions sonores d’Hans Loeper. Et une question : un homme est-il seulement un corps au travail ?

+ Die widerrechtliche Ausübung der Astronomie [L’exercice illégal de l’astronomie]

Peter Schamoni, 1967, DE, 35mm, vo st fr, 12'

Un double hommage à Max Ernst et à l’astronome E.W.L Tempel que le peintre admirait et auquel il consacra un livre.

+ Trab Trab

Detten Schleiermacher, 1959, DE, 35mm, vo st fr, 11'

Trab Trab s’essaie avec un sourire malicieux à une synthèse entre le dadaïsme et une nouvelle objectivité. Au son, toujours Hans Loeper.

+ Süden im Schatten [Le Sud à l’ombre]

Franz-Josef Spieker, 1962, DE, 35mm, vo st fr, 9'

L’hiver sur la côte italienne : les hôtels sont vides. Les affaires ne reprendront que dans six mois. Il faut quand même vivre pendant ce temps, on se débrouille. Au son ? Loeper !

+ Das Magische Band [Le ruban magique]

Ferdinand Khittl, 1959, DE, 35mm, vo st fr, 21'

Avec une manière bien à lui de mixer animation et documentaire, Khittl revient sur les origines de la bande magnétique.

08.12 > 19:00
5€ / 3,5€


Formele en sonore experimenten, een mix van documentaire en animatie, gedreven door de muziek van de enige componist-ondertekenaar van het Manifest, Hans Loeper.

+ Salinas

Raimond Ruehl, 1959, DE, 35mm, vo st fr, 11'

De oogst in een grote zoutmijn in het Middellandse zeegebied, op toon gezet door Hans Loeper. Een vraag : is een mens slechts een lichaam aan het werk ?

+ Die widerrechtliche Ausübung der Astronomie [L’exercice illégal de l’astronomie]

Peter Schamoni, 1967, DE, 35mm, vo st fr, 12'

Een dubbel eerbetoon aan Max Ernst en aan de astronoom E.W.L Tempel die de schilder bewonderde en waar hij een boek aan wijdde.

+ Trab Trab

Detten Schleiermacher, 1959, DE, 35mm, vo st fr, 11'

Trab Trab waagt zich met een schalkse glimlach aan een synthese tussen Dadaïsme en Nieuwe Zakelijkheid. Muziek : Hans Loeper.

+ Süden im Schatten [Le Sud à l’ombre]

Franz-Josef Spieker, 1962, DE, 35mm, vo st fr, 9'

Winter aan de Italiaanse kust : de hotels staan leeg. De zaken hernemen pas binnen zes maanden en ondertussen moet er toch geleefd worden. We trekken onze plan. Muziek van... Hans Loeper !

+ Das Magische Band [Le ruban magique]

Ferdinand Khittl, 1959, DE, 35mm, vo st fr, 21'

Op zijn eigen typische wijze mengt Khittl animatie en documentaire over de oorsprong van de geluidsband.

08.12 > 19:00
5€ / 3,5€


En plus de 50 films, Alexander Kluge n’a cessé d’explorer d’une manière extrêmement inventive les liens entre documentaire et fiction. Les trois portraits présentés ici, qui datent tous des années 1960, n’en font pas exception : de "Frau Blackburn", 95 ans (et grand-mère du cinéaste) qui est entraînée à la fois dans un récit de sa vie et dans une mystérieuse affaire de cambriolage, via un médecin (“Ein Arzt aus Halberstadt”), le père du réalisateur, qui, venant d’une petite ville de RDA, fait un voyage à Munich et n’y retrouve plus ses repères, jusqu’à "Leni Peickert", une directrice de cirque qui est obsédée par l’idée utopique d’un nouveau type de cirque, Kluge crée des histoires de vie fortes en brouillant les pistes entre imagination et réel. “La sociologie et le conte ne sont pas, comme on pourrait le penser, des contraires, mais des pôles de la même chose qui se présente différemment selon qu’on compte sur la capacité de l’être humain de supporter les faits ou de sa capacité de créer des désirs.” (A. Kluge)
“Die unbezähmbare Leni Peickert” (L’indomptable Leni Peickert) est d’ailleurs la suite du fameux film "Die Artisten in der Zirkuskuppel : ratlos" (Les Artistes sous les chapiteaux : perplexes), Lion d’Or à la Mostra de Venise en 1968.

+ Frau Blackburn, geb. 5. Jan. 1872, wird gefilmt [Mme Blackburn, née le 5 janvier 1872, est filmée]

Alexander Kluge, 1967, DE, 16mm, vo st fr, 14'

+ Ein Arzt aus Halberstadt [Un médecin d’Halberstadt]

Alexander Kluge, 1969-70, DE, 16mm, vo st fr, 29'

+ Die unbezähmbare Leni Peickert [L’indomptable Leni Peickert]

Alexander Kluge, 1967-69, DE, 16mm, vo st fr, 33'

07.12 > 22:00
5€ / 3,5€


Met meer dan 50 films verkende Alexander Kluge onophoudelijk op extreem vernieuwende wijze de relatie tussen documentaire en fictie. De drie portretten die we hier presenteren vormen geen uitzondering. "Frau Blackburn", 95 jaar en grootmoeder van de cineast, vertelt haar levensverhaal terwijl er zich een mysterieuze affaire van een inbraak voltrekt. “Ein Arzt aus Halberstadt” is dokter en vader van de cineast. Afkomstig uit een klein dorpje maakt hij een reis naar München waar hij geen aanknopingspunten meer heeft. "Leni Peickert" is directrice van een circus en geobsedeerd door de utopische idee van een nieuw type circus. Kluge vertelt sterke levensverhalen door mist te creëren over wat echt en wat verbeelding is. “Sociologie en verhaal zijn, in tegenstelling tot wat gedacht wordt, geen tegenstellingen, maar polen van hetzelfde ding dat anders is afhankelijk van de vraag of men telt op het vermogen van de mens om feiten te verdragen of op het vermogen om wensen te creëren.” (A. Kluge) “Die unbezähmbare Leni Peickert” is trouwens het vervolg op de befaamde film "Die Artisten in der Zirkuskuppel : ratlos" die de Gouden Leeuw kreeg in Venetië in 1968.

+ Frau Blackburn, geb. 5. Jan. 1872, wird gefilmt [Mme Blackburn, née le 5 janvier 1872, est filmée]

Alexander Kluge, 1967, DE, 16mm, vo st fr, 14'

+ Ein Arzt aus Halberstadt [Un médecin d’Halberstadt]

Alexander Kluge, 1969-70, DE, 16mm, vo st fr, 29'

+ Die unbezähmbare Leni Peickert [L’indomptable Leni Peickert]

Alexander Kluge, 1967-69, DE, 16mm, vo st fr, 33'

07.12 > 22:00
5€ / 3,5€


Si depuis ses débuts le festival d’Oberhausen se fait fort de réunir des auteurs dénichés aux quatre coins du monde, il porte aussi une attention toute particulière sur le cinéma allemand. Nous cueillons donc l’occasion pour vous présenter trois auteurs, tous déjà primés à Oberhausen, et dont la réputation a dépassé les frontières allemandes.

Carsten Aschmann

C’est une mission quasi impossible que de tenter de classer les films de Carsten Aschmann. Fiction, documentaire, expérimental… les frontières se mélangent et se brouillent. Ses films sont quelques fois des films-essais, quelques fois des expériences principalement sonores et visuelles qui nous plongent dans des réalités hors du commun. D’une manière ou d’une autre, tous les films de Carsten Aschmann semblent nous questionner sur notre façon de percevoir la réalité. A ceci près que le réel n’est jamais éloigné du monde de l’imaginaire, sage ou tordu qu’il soit . Issu du cinéma expérimental, c’est surtout au niveau du montage qu’on percevra un lien avec celui-ci. Tous les films de Carsten Aschmann sont en effet le résultat d’un impressionnant travail de recherche, de sélection et d’assemblage d’images et de sons. Le cinéma qui en découle est surprenant et assurément unique en son genre.

Michel Klöfkorn

Michel Klöfkorn s’est fait une réputation certaine dans le cinéma d’animation, en Allemagne comme à l’étranger. Mais c’est avant tout en tant qu’expérimentateur hors pair que nous voulons le présenter. Il fait partie de cette classe d’artistes/cinéastes, devenue trop rare dans le cinéma, pour qui l’expérimentation signifie tester les possibilités et les limites d’un outil d’enregistrement, visuel et/ou sonore, tout en gardant un ancrage dans la vie quotidienne. Un fait, un détail tiré du "quotidien" est souvent à l’origine de ses films. Des films marquants pour leur virtuosité technique, mais qui jamais ne sont dépourvus d’une "âme". Une douce ironie, ainsi que la conscience des enjeux politiques et sociaux qui nous entourent sont des aspects toujours présents dans les films de Michel Klöfkorn. Après avoir été réalisateur de vidéos-clips pour toute une bande de musiciens allemands, et de films d’animation pour la télé Arte, il se concentre maintenant sur des projets plus personnels. Il n’a certainement pas fini de se bonifier !

Rainer Komers

Le parcours cinématographique de Rainer Komers se déploie sur déjà plus de trois décennies, et n’a fait que se raffiner au fil des années. Sa filmographie s’inscrit dans le registre du cinéma documentaire. Son travail évoque ces mouvements cinématographiques d’avant-garde qui tout en étant fascinés par le progrès technologique en ont critiqué l’impact sur l’homme et son environnement. Libérés de tout dialogue, ses derniers films sont des surprenants "trips" visuels qui nous plongent dans des paysages, urbains ou ruraux, tous étrangement exotiques, même si situés à peu de kilomètres de chez nous. Rainer Komers filme la civilisation humaine dans son état de décadence peut-être irréversible, et pourtant on est fascinés par ces images imprégnées d’une beauté insolite. Soulignons que les bandes son mériteraient à elles seules d’être écoutées dans l’obscurité de la salle de cinéma, sans image, tant le travail d’enregistrement des sons et de montage est sophistiqué et hors du commun. Certaines sont signées Michel Klöfkorn…



Hoewel het festival sinds haar oprichting makers uit de vier windstreken samen brengt, is er ook speciale aandacht voor de Duitse cinema. Wij grijpen de kans om drie makers voor te stellen, die allen een prijs wonnen in Oberhausen, en wier reputatie de grenzen van Duitsland overschrijdt.

Carsten Aschmann

Onmogelijke om de films van Carsten Aschmann te classificeren. Fictie, documentaire, experimenteel... de grenzen zijn niet duidelijk. Zijn films zijn soms films-essays, soms zijn het voornamelijk auditieve en visuele ervaringen die ons onderdompelen in een ongebruikelijke realiteit. Hoe dan ook, alle films van Carsten Aschmann stellen in vraag hoe wij de werkelijkheid waarnemen. De realiteit staat nooit ver van de wereld van de verbeelding, hoe oprecht of verdraaid die ook is. De invloed van experimentele cinema is vooral in de montage te zien. Alle films van Carsten Aschmann zijn het resultaat van een indrukwekkend werk van onderzoek, selectie en samenvoeging van beelden en geluiden. De films die hieruit voortkomen zijn verrassend en honderd procent uniek.

Michel Klöfkorn

Michel Klöfkorn heeft een zekere reputatie opgebouwd in de animatiefilm, zowel in Duitsland als in het buitenland. Maar het is vooral als experimentator zonder weerga dat we hem voorstellen. Hij maakt deel uit van die klasse van kunstenaars-filmmakers, te zeldzaam tegenwoordig, voor wie experiment het aftasten betekent van de mogelijkheden en beperkingen van een opnamemiddel (video en / of geluid), zonder de realiteit uit het oog te verliezen. Een feit, een detail uit het gewone leven is vaak het vertrekpunt voor zijn films. Films die opvallen door hun uitstekende technische virtuositeit, maar die nooit een ziel missen. Milde ironie en het bewustzijn van politieke en sociale kwesties die ons omringen, zijn aspecten die altijd aanwezig zijn in de films van Michel Klöfkorn. Na videoclips voor een hoop Duitse muzikanten, en animatiefilms voor Arte TV, richt hij zich nu op zijn eigen projecten. Iemand om in het oog te houden !

Rainer Komers

Reeds meer dan drie decennia maakt Rainer Komers films, en zijn werk wordt er steeds maar verfijnder op. Zijn films worden doorgaans als documentaire film betiteld. Zijn werk doet denken aan de beweging van de avant-garde film, die, terwijl ze gefascineerd was door de technologische vooruitgang, toch veel kritiek uitte op de impact ervan op mens en omgeving. Zonder enige dialoog, zijn zijn laatste films ook geweldige visuele trips die ons onderdompelen in stedelijke en rurale landschappen. Het lijkt vaak vreemd exotisch, ware het niet dat ze zich bevinden op enkele kilometers van huis. Rainer Komers filmt de menselijke beschaving in een staat van verval die misschien onomkeerbaar is, en toch zijn we gefascineerd door deze beelden van een merkwaardige schoonheid. Merk op dat de soundtrack optimaal genietbaar is in de duisternis van de bioscoop terwijl het opnamewerk buitengewoon verfijnd is – getekend... Michel Klöfkorn.



Michel Klöfkorn

& Rainer Komers

En présence de Michel Klöfkorn et Rainer Komers

+ B 224

Rainer Komers, 1999, DE, 35mm, sans dial, , 23'

Un voyage visuellement surprenant qui nous fait découvrir la B 224, "mythique" autoroute qui traverse la région de la Ruhr.

+ Echtzeit [Real-time]

Michel Klöfkorn & Oliver Husain, 1996, DE, video, sans dial, , 6'

Clip musical, au style documentaire, pour Sensorama.

+ Das Elend der Angestellten [The Misery of Employees]

Michel Klöfkorn, 2006, DE, video, sans dial, , 6'

+ Star escalator

Michel Klöfkorn & Oliver Husain, 1998, DE, video, sans dial, , 4'

Autre clip musical pour Sensorama.

+ Flüssiges Papier [Fluid Paper]

Michel Klöfkorn, 2010, DE, video, sans dial, , 4'

Époustouflante animation avec du papier.

+ Interview mit einer Autobahn

Michel Klöfkorn, 2008, DE, video, sans dial, , 4'

Mix de performance et collage d’images pour un questionnement sur le monde.

+ N.N.

Michel Klöfkorn, 2009, DE, sans dial, , 11'

Une armée d’insectes faussement technoïdes déferle sur le monde. Surprenant !

+ Ampelsitzen

Michel Klöfkorn, 2007, DE, video, vo st ang, 1'

"Pub" réalisée dans le cadre du projet "Commercials for a Concept".

+ Ich fahre mit dem Fahrrad in einer halben Stunde an den Rand der Atmosphäre [I Ride to the Edge of the Atmosphere in a Half Hour on my Bicycle]

Michel Klöfkorn, 2011, DE, video, vo st ang, 1'

"J’essaye de comprendre le monde, l’économie, la société… et je roule sur mon vélo".

+ Zeitraffer

Michel Klöfkorn, 2012, DE, video, sans dial, , 4'

Clip vidéo pour Flug 8.

08.12 > 21:00
5€ / 3,5€


Michel Klöfkorn

& Rainer Komers

In aanwezigheid van Michel Klöfkorn en Rainer Komers

+ B 224

Rainer Komers, 1999, DE, 35mm, sans dial, , 23'

Een visueel verrassende reis die ons leidt naar de B224, de "mythische" autosnelweg die de Ruhr-streek doorkruist.

+ Echtzeit [Real-time]

Michel Klöfkorn & Oliver Husain, 1996, DE, video, sans dial, , 6'

Videoclip in docu-stijl voor Sensorama.

+ Das Elend der Angestellten [The Misery of Employees]

Michel Klöfkorn, 2006, DE, video, sans dial, , 6'

+ Star escalator

Michel Klöfkorn & Oliver Husain, 1998, DE, video, sans dial, , 4'

Nog een videoclip voor Sensorama.

+ Flüssiges Papier [Fluid Paper]

Michel Klöfkorn, 2010, DE, video, sans dial, , 4'

Adembenemende papieranimatie.

+ Interview mit einer Autobahn

Michel Klöfkorn, 2008, DE, video, sans dial, , 4'

Mix van performance en beelden-collage over de staat van de wereld.

+ N.N.

Michel Klöfkorn, 2009, DE, sans dial, , 11'

Een schijnbaar technoide insectenleger verovert de wereld. Verbazend !

+ Ampelsitzen

Michel Klöfkorn, 2007, DE, video, vo st ang, 1'

"Reclame" voor het project "Commercials for a Concept".

+ Ich fahre mit dem Fahrrad in einer halben Stunde an den Rand der Atmosphäre [I Ride to the Edge of the Atmosphere in a Half Hour on my Bicycle]

Michel Klöfkorn, 2011, DE, video, vo st ang, 1'

"Ik probeer de wereld te begrijpen, de economie, de maatschappij... en ik rij op mijn fiets".

+ Zeitraffer

Michel Klöfkorn, 2012, DE, video, sans dial, , 4'

Videoclip voor Flug 8.

08.12 > 21:00
5€ / 3,5€


En présence de Rainer Komers

+ Nome Road System

Rainer Komers, 2004, DE, 35mm, sans dial, , 26'

Nome, à l’extrême pointe Ouest de l’Alaska, est une petite ville (moins de 4000 habitants) créée en pleine période de la ruée vers l’or. Une route la relie à quelques autres lieux isolés, pour le reste il n’ y a que la toundra arctique. Au travers de ce film surprenant, où il n’ y a ni interviews ni voix en off, Rainer Komers nous plonge dans un univers encore hantés par les chercheurs d’or.

+ Milltown, Montana

Rainer Komers, 2009, DE, 35mm, sans dial, , 34'

Milltown, dans l’Ouest de l’état du Montana, a été une des plus larges et riches régions minières des États-Unis. Aujourd’hui les terres y sont contaminées par toutes sortes de substances toxiques et le paysage est marqué par les stigmates d’une industrialisation sauvage. Dans ce décor post-apocaliptico-industriel, la caméra de Rainer Komers y saisit une beauté malgré tout majestueuse. Encore une fois sans l’appui d’aucune voix en off, ce film est un saisissant voyage visuel. La richesse de la bande son, signée Michel Klofkorn, ajoute une dimension encore plus intense.

09.12 > 19:00
5€ / 3,5€


In aanwezigheid van Rainer Komers

+ Nome Road System

Rainer Komers, 2004, DE, 35mm, sans dial, , 26'

Nome, aan het uiterst westelijke puntje van Alaska, is een klein stadje van om en bij de 4000 inwoners dat ontstond in volle goudkoorts. Een weg verbindt het met enkele andere geïsoleerde plekken.Voor de rest is er niets anders dan toendra. Met deze verbazende film dompelt Rainer Komers ons onder in een universum waar goudzoekers nog steeds rondspoken.

+ Milltown, Montana

Rainer Komers, 2009, DE, 35mm, sans dial, , 34'

Milltown, in het westen van de staat Montana, was een van de grootste en rijkste mijnstreken van de VS. Vandaag is de grond er vervuild door allerlei toxische goedjes en het landschap is getekend door wilde industrialisering. In dit post-apocalyptische decor legt de camera van Rainer Komers een schoonheid vast die ondanks alles magistraal is. De ingenieuze geluidsband is afkomstig van Michel Klofkorn, en voegt er een intense dimensie aan toe.

09.12 > 19:00
5€ / 3,5€


En présence de Carsten Aschmann

+ Nice Movie

Carsten Aschmann, 2008, DE, video, vo st ang, 17'

Adoptant la forme du journal-filmé, "Nice Movie" est un film au ton bien décalé qui critique sans détour l’attitude voyeuriste qui souvent va de pair avec le tourisme faussement exotique.

+ Gas Avalon

Carsten Aschmann, 2011, DE, video, vo st ang, 14'

Nous sommes dans le monde de Gas Avalon, où les repères au temps et à l’espace sont différents des nôtres. Fiction, réalité ? On est face à un univers décalé et indéfinissable, qui par moments nous rappelle ceux de David Lynch.

+ Ketamin – Hinter dem Licht [Ketamine - Behind The Light]

Carsten Aschmann, 2009, DE, video, vo st ang, 21'

"Quelle route ai-je choisie ?" demande une voix. "Notre Terre est magnifique", répond un vieil homme du fond du néant. Un voyage grisant dans la vie et la mort.

+ Waterscope

Carsten Aschmann, 2012, DE, video, vo st ang, 22'

Écologie, technologie, économie, histoire, science... "Waterscope" est une sorte de traité filmique sur l’eau. À ceci près que les films de Carsten Aschmann revêtent toujours une dimension artistique hors du commun, et "Waterscope" encore une fois le prouve.

09.12 > 21:00
5€ / 3,5€


In aanwezigheid van Carsten Aschmann

+ Nice Movie

Carsten Aschmann, 2008, DE, video, vo st ang, 17'

Een gefilmd dagboek dat uit de toon valt door het voyeurisme in zogenaamd exotische reizen aan te klagen.

+ Gas Avalon

Carsten Aschmann, 2011, DE, video, vo st ang, 14'

We bevinden ons in de wereld van Gas Avalon waar tijd en ruimte iets anders zijn dan bij ons. Fictie of realiteit ? Een onbenoembaar universum dat ons herinnert aan dat van David Lynch.

+ Ketamin – Hinter dem Licht [Ketamine - Behind The Light]

Carsten Aschmann, 2009, DE, video, vo st ang, 21'

"Welke weg heb ik gekozen ?" vraagt een stem. "Onze aarde is prachtig", antwoordt een oude man uit het diepe niets. Een opwindende reis door het leven en de dood.

+ Waterscope

Carsten Aschmann, 2012, DE, video, vo st ang, 22'

Ecologie, technologie, economie, geschiedenis, wetenschap... "Waterscope" is een soort van film-verhandeling over water. Behalve dat de films van Carsten Aschmann steeds een buitengewone artistieke dimensie bezitten, en "Waterscope" is daar geen uitzondering op.

09.12 > 21:00
5€ / 3,5€


Surreal/Political

Oberhausen Archives

Le festival ne se déroule qu’une fois par an, mais le reste de l’année l’équipe ne chôme pas ! Parmi les nombreuses initiatives que le festival développe en prolongement à son événement festivalier annuel, il y a une activité qui occupe une place fondamentale : il s’agit des archives et de la distribution. Il faut en effet savoir que depuis ses débuts, le festival d’Oberhausen achète chaque année un certain nombre de courts métrages qui l’ont marqué, certains primés, d’autres pas. Le festival compte ainsi une collection de près de 2000 titres. La richesse et la réputation de cette collection tient certainement au choix des courts métrages qu’elle détient, avec par ailleurs une section importante consacrée aux cinéastes des Balkans et de l’ex bloc communiste. La compilation Surreal/Political, que nous propose l’équipe du festival, en est la preuve. Au travers de huit courts métrages, devenus au fil du temps des vrais classiques, nous traversons une histoire du cinéma d’animation où le politique se confronte à des approches assurément surréalistes. Des petites perles !

+ Schwarz-Weiss-Rot [Noir-blanc-rouge]

Helmut Herbst, 1964, DE, 35mm, sans dial, , 6'

+ Les jeux des Anges

Walerian Borowczyk, 1964, FR, 35mm, sans dial, , 12'

+ Hobby

Daniel Szczechura, 1968, PL, 35mm, sans dial, , 8'

+ Asparagus

Suzan Pitt, 1978, US, 35mm, sans dial, , 18'

+ Tango

Zbigniew Rýbczynski, 1981, PL, 35mm, sans dial, , 8'

+ Knopka [Le bouton]

Robert Saakjanz, 1990, USSR, 35mm, vo st ang, 8'

+ The Death of Stalinism in Bohemia

Jan Švankmajer, 1990, CZ, 35mm, sans dial, , 10'

09.12 > 17:00
5€ / 3,5€


Surreal/Political

Oberhausen Archives

Het festival van Oberhausen vindt een keer per jaar plaats, maar de rest van het jaar zit het team niet stil ! Een van de belangrijkste activiteiten is archivering en distributie. Sinds de oprichting koopt het Festival van Oberhausen elk jaar een aantal kortfilms die hun stempel drukten op het festival, of ze nu bekroond werden of niet. Ondertussen telt de collectie om en bij de 2000 titels. De uitstekende reputatie die deze collectie geniet, is grotendeels te wijten aan de pertinente keuze van films, waaronder heel wat werken uit de Balkan en het voormalige Oostblok. De compilatie Surreal/Political die de festivalploeg ons voorstelde, is daar het bewijs van. Door middel van acht korte films, die na verloop van tijd ware klassiekers werden, reizen we door de geschiedenis van de animatiefilm waar politiek en surrealisme elkaar ontmoeten. Allemaal pareltjes !

+ Schwarz-Weiss-Rot [Noir-blanc-rouge]

Helmut Herbst, 1964, DE, 35mm, sans dial, , 6'

+ Les jeux des Anges

Walerian Borowczyk, 1964, FR, 35mm, sans dial, , 12'

+ Hobby

Daniel Szczechura, 1968, PL, 35mm, sans dial, , 8'

+ Asparagus

Suzan Pitt, 1978, US, 35mm, sans dial, , 18'

+ Tango

Zbigniew Rýbczynski, 1981, PL, 35mm, sans dial, , 8'

+ Knopka [Le bouton]

Robert Saakjanz, 1990, USSR, 35mm, vo st ang, 8'

+ The Death of Stalinism in Bohemia

Jan Švankmajer, 1990, CZ, 35mm, sans dial, , 10'

09.12 > 17:00
5€ / 3,5€


En 1963 a eu lieu à Knokke la troisième édition du festival de films expérimentaux EXPRMNTL. Le Grand Prix ("Die Parallelstrasse", de Ferdinand Khittl, projeté le 16.12 à la Cinematek) est d’ailleurs le premier long métrage allemand à être primé dans un festival international depuis la fin de la guerre ! D’autres signataires y ont eu leurs films en compétition dont Vlado Kristl ("Madeleine, Madeleine") et Edgar Reitz ("Geschwindigkeit"). D’autres s’y trouvaient en présélection ("Protokoll einer Revolution" d’Alexander Kluge, un “reportage” sur une révolution fictive en Amérique du Sud, et "Machorka-Muff" de Danièle Huillet et Jean-Marie Straub, l’adaptation d’un texte d’Heinrich Böll qui aborde la résurgence toujours possible du nazisme dans l’Allemagne de l’après-guerre). Un signe que le cinéma allemand - grâce à l’inventivité et à l’audace de la nouvelle génération - commence enfin à nouveau à être montré et reconnu à l’étranger, en l’occurrence chez nous ! En supplément, le film d’animation superbe de Walerian Borowczyk ("Renaissance"), Prix de la Fédération internationale des ciné-clubs à Knokke en 1963 et qui passera un an plus tard... à Oberhausen !

Séance introduite par Xavier Garcia Bardon, programmateur cinéma expérimental au Bozar.

+ Renaissance

Walerian Borowczyk , 1963, FR, 16mm, sans dial, , 9'

+ Madeleine Madeleine

Vlado Kristl , 1963, DE, 16mm, sans dial, , 11'

+ Geschwindigkeit [Vitesse]

Edgar Reitz, 1963, DE, 35mm, sans dial, , 13'

+ Protokoll einer Revolution

Alexander Kluge, Günter Lemmer & Peter Berling , 1963, DE, video, vo st fr, 12'

+ Machorka - Muff

Jean-Marie Straub & Danièle Huillet, 1963, DE, 35mm, vo st fr, 18'

14.12 > 20:00
5€ / 3,5€


In 1963 vond in Knokke EXPRMNTL plaats, de derde editie van het festival van experimentele film. De grote Prijs ("Die Parallelstrasse" van Ferdinand Khittl, vertoond op 16.12 in Cinematek) was trouwens de eerste naoorlogse langspeelfilm die een prijs kreeg op een internationaal filmfestival ! Andere ondertekenaars van het Oberhausenmanifest hadden er ook hun films in competitie zoals Vlado Kristl ("Madeleine, Madeleine") en Edgar Reitz ("Geschwindigkeit”). Anderen waren er in voorselectie ("Protokoll einer Revolution" van Alexander Kluge, een "reportage" over een fictieve revolutie in Zuid-Amerika, en "Machorka-Muff" van Danièle Huillet en Jean-Marie Straub, de bewerking van een tekst van Heinrich Böll over de altijd mogelijke heropleving van het nazisme in het naoorlogse Duitsland). Een teken dat de Duitse film - dankzij de inventiviteit en durf van de nieuwe generatie - eindelijk erkenning kreeg in het buitenland... in Knokke namelijk ! Daarnaast is er ook de prachtige animatie van Walerian Borowczyk ("Renaissance"), die een prijs won in Knokke in 1963 en een jaar later werd vertoond... in Oberhausen !

Inleiding door Xavier Garcia Bardon, programmator experimentele cinema in Bozar.

+ Renaissance

Walerian Borowczyk , 1963, FR, 16mm, sans dial, , 9'

+ Madeleine Madeleine

Vlado Kristl , 1963, DE, 16mm, sans dial, , 11'

+ Geschwindigkeit [Vitesse]

Edgar Reitz, 1963, DE, 35mm, sans dial, , 13'

+ Protokoll einer Revolution

Alexander Kluge, Günter Lemmer & Peter Berling , 1963, DE, video, vo st fr, 12'

+ Machorka - Muff

Jean-Marie Straub & Danièle Huillet, 1963, DE, 35mm, vo st fr, 18'

14.12 > 20:00
5€ / 3,5€


À la suite du refus de son premier film "Machorka-Muff" en 1963 au festival d’Oberhausen, Jean-Marie Straub avait distribué des tracts dénonçant “le manque d’intérêt pour la démocratie” de la part du festival. Le film fut projeté hors programme afin que “les journalistes puissent se faire leur propre idée de la qualité cinématographique de ce film” (voir : séance "EXPRMNTL Knokke ’63"). En 1965, Straub pris à nouveau position en protestant contre le fait que des films “dont les réalisateurs avaient osé respecter le réel” avaient été refusés. Après avoir distribué cet “Anti-Manifeste”, il organisait une séance parallèle (à minuit !) avec quatre films dont trois de Peter Nestler qui “depuis trois ans est dans ce pays le réalisateur le plus authentique et le plus sûr” (Straub). Quelques journalistes et curieux purent ainsi découvrir ces films importants et d’une beauté rare : les rédactions lues par les écoliers eux-mêmes dans un village retiré de la montage suisse, la mise-en-images (sur une musique jazz) de la ville de Mülheim/Ruhr entre villas et cités ouvrières, le regard critique sur l’avènement de l’industrialisation et ses conséquences dans le quotidien d’un petit village (Ödenwaldstetten) et le premier film de Thome-Lemke-Zihlmann, “Die Versöhnung” sur la vie morne d’un jeune couple.

+ Die Versöhnung [La réconciliation]

Rudolf Thome, 1964, DE, 35mm, vo st fr, 18'

+ Aufsätze [Rédactions]

Peter Nestler, 1963, DE, 35mm, vo st fr, 10'

+ Mülheim/Ruhr

Peter Nestler, 1964, DE, 16mm, vo st fr, 14'

+ Ödenwaldstetten, ein Dorf verändert sein Gesicht [Ödenwaldstetten, un village change de visage]

Peter Nestler, 1964, DE, 16mm, vo st fr, 38'

14.12 > 22:00
5€ / 3,5€


Na de afwijzing van zijn eerste film "Machorka-Muff" in 1963 door het Festival van Oberhausen, verspreidde Jean-Marie Straub folders over "het gebrek aan interesse in de democratie" van het festival. De film werd vertoond buiten het officiële programma, zodat "journalisten hun eigen idee over de filmische kwaliteit van de film kunnen maken" (zie voorstelling "EXPRMNTL Knokke 63"). In 1965 nam Straub opnieuw positie in door te protesteren tegen het feit dat de films "waarvan de filmmakers de realiteit hebben durven te respecteren" werden afgewezen. Na het verdelen van het "Anti-Manifest", organiseerde hij een parallelle voorstelling (om middernacht !) met vier films, waaronder drie van Peter Nestler die "sinds drie jaar de meest authentieke en meest zekere regisseur in dit land is" (Straub). Sommige journalisten en nieuwsgierigen konden zo deze belangrijke films van een zeldzame schoonheid ontdekken : de opstellen gelezen door de leerlingen in een afgelegen dorp in de Zwitserse bergen, de beelden op jazzmuziek van de stad Mülheim-Ruhr tussen woonwijken en villa’s, de kritische blik op de komst van de industrialisatie en de gevolgen daarvan in het leven van een klein dorpje (Ödenwaldstetten), en de eerste film Thome-Lemke-Zihlmann, "Die Versöhnung" over het saaie leven van een jong stel.

+ Die Versöhnung [La réconciliation]

Rudolf Thome, 1964, DE, 35mm, vo st fr, 18'

+ Aufsätze [Rédactions]

Peter Nestler, 1963, DE, 35mm, vo st fr, 10'

+ Mülheim/Ruhr

Peter Nestler, 1964, DE, 16mm, vo st fr, 14'

+ Ödenwaldstetten, ein Dorf verändert sein Gesicht [Ödenwaldstetten, un village change de visage]

Peter Nestler, 1964, DE, 16mm, vo st fr, 38'

14.12 > 22:00
5€ / 3,5€


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