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Filmer le politique

De quoi parle-t-on au juste ? Du suivi de campagne électorale et du décryptage de son lot de jeux de représentation, comme dans la remarquable série documentaire "Marseille contre Marseille", dont les deux premiers épisodes ouvrent notre programmation et sur laquelle Jean-Louis Comolli reviendra avec nous (12 octobre). De la mise en scène de la parole de nos représentants politiques, comme dans "Mais nous sommes tous antiracistes", de Thierry Odeyn (14 octobre). Du rapport de séduction / répulsion de l’élu au citoyen, questionné avec adresse par Avi Mograbi dans "Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon" ou Hugues Le Paige dans "Le Prince et son image" (19 octobre). Ou d’un cinéma qui interroge le fonctionnement de nos sociétés et des communautés qui les composent comme celui de Stefano Savona ("Palazzo delle Aquile" – 21 octobre), de Frédéric Fichefet et Rajae Essefiani ("Carnet de notes à deux voix" – 14 octobre). Un peu de tout cela assurément (chacune de ces problématiques traverse d’ailleurs les documentaires et fictions ici programmés) et aussi, avant tout peut-être, des pratiques et écritures cinématographiques qui contribuent à faire évoluer par l’image la réflexion démocratique.

Ce programme est réalisé en collaboration avec Le P’tit Ciné (www.leptitcine.be).



Over wat hebben we het precies ? Over verkiezingscampagnes en de ontcijfering van machtsspelletjes, zoals in de opmerkelijke documentaireserie “Marseille contre Marseille”, waarvan de eerste twee episodes onze programmatie openen met regisseur Jean-Louis Comolli (te gast op 12 oktober). Over de enscenering van het discours van onze politieke vertegenwoordigers, zoals in “Mais nous sommes tous antiracistes” van Thierry Odeyn. Over de verleidings- en afstotingsdans van verkozenen en kiezers, knap bevraagd door Avi Mograbi in "How I Learned To Overcome My Fear and Love Arik Sharon" of door Hugues Le Paige in "Le Prince et son image". Of over een film die de werking van onze maatschappij en gemeenschap ondervraagt zoals in "Palazzo delle Aquile" van Stefano Savona en "Carnet de notes à deux voix" van Frédéric Fichefet en Rajae Essefiani. Een beetje van dit alles is te zien in de module “Politiek in beeld”. Of hoe cinematografie het denken over democratie helpt te ontwikkelen.

Dit programma kwam tot stand in samenwerking met Le P’tit Ciné (www.leptitcine.be).



Série emblématique du documentaire politique, "Marseille contre Marseille" (1989-2001) nous conte les batailles électorales à Marseille et dans la région 13 ans durant.
"Il faut croire très fort en l’importance de la dimension politique de nos vies "ensemble" pour filmer aussi longtemps ceux qu’on désigne (non sans mépris) comme "les politiciens". Sans doute. J’y crois toujours, je crois toujours que la parole publique dans son lien avec le corps qui l’énonce, les débats, les discussions, l’analyse des conflits et des rapports de force, le raisonnement, la logique, la pensée, la résolution dans l’engagement, l’affirmation du point de vue sont les outils - politiques - qui nous sont plus que jamais nécessaires. Pour le dire d’un mot : filmer les responsables politiques à Marseille, c’était affirmer la chose politique (la chose publique : république) comme digne d’attention et essentiellement humaine, je veux dire : à notre portée" expliquait Jean-Louis Comolli en 2004. Nous reviendrons avec lui sur les deux premiers épisodes de la série.



« Marseille contre Marseille » (1989-2001) is een opmerkelijke reeks politieke documentaires die gedurende 13 jaren de verkiezingsstrijd in Marseille en omgeving volgt.
“Waar we vooral van houden in Marseille is de politiek (...) als theatraal, publiek, tragisch en tegelijk komisch feit. Iets van woorden en gebaren, eerder dan van reële actie. Een zaak van codes en verstandhouding, mysterieuze maar geraffineerde systemen.” (lesecransdocumentaires.org)
“Je moet heel sterk geloven in het belang van de politieke dimensie in ons “gezamenlijke” leven om zo lang diegenen te filmen die we (niet zonder minachting) als “politiekers” aanstellen. Ongetwijfeld. Ik geloof er nog steeds in, ik geloof nog steeds dat het publieke woord, gelinkt aan de belichaming ervan, via debatten, discussies, analyse van conflicten en de machtsverhoudingen (...), de – politieke – middelen zijn die we meer dan ooit nodig hebben,” legde Jean-Louis Comolli uit in 2004. Samen met hem kijken we terug op de twee eerste episodes van de serie.



Marseille de père en fils #1

Ombres sur la ville

Jean-Louis Comolli, Michel Samson & Anne Baudry , 1989, FR, video, vo , 82'

Premier épisode de la série Marseille de père en fils nous plonge au cœur du combat pour la mairie de la cité phocéenne au lendemain de la mort de Gaston Deferre, qui régna sur la ville de 1953 à sa mort, en 1986.
Un journaliste qui connaît et aime la ville suit la guerre de succession. Qui l’emportera ? L’énigmatique Robert Vigouroux, exclu du parti socialiste pour son jeu trop personnel, Michel Pezet, patron du parti socialiste au niveau local, mais qui a osé affronter Gaston Deferre peu avant sa mort ? Ou alors Jean-Claude Gaudin, leader d’une droite populiste, qui avait failli battre Deferre en 1983 ?

La projection sera suivie d’une conversation entre Jean-Louis Comolli et Hugues Le Paige.

12.10 > 20:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Marseille de père en fils #1

Ombres sur la ville

Jean-Louis Comolli, Michel Samson & Anne Baudry , 1989, FR, video, vo , 82'

In de eerste aflevering van de serie "Marseille de père en fils" worden we ondergedompeld in het hart van de strijd om het burgemeesterschap van Marseille na de dood van Gaston Deferre, die over de stad regeerde van 1953 tot aan zijn dood in 1986. Een journalist die de stad kent en ervan houdt, volgt de opvolgingsstrijd. Wie zal het halen ? De raadselachtige Robert Vigouroux, die uit de socialistische partij werd gezet voor zijn te persoonlijke spel ? Michel Pezet, leider van de socialistische partij op lokaal niveau, maar die Gaston Deferre kort voor zijn dood het hoofd heeft durven bieden ? Of Jean-Claude Gaudin, leider van een rechtse populistische partij, die Deferre bijna versloeg in 1983 ?

De voorstelling wordt gevolgd door een gesprek tussen Jean-Louis Comolli en Hugues Le Paige.

12.10 > 20:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Jean-Louis Comolli, Michel Samson & Anne Baudry , 1989, FR, video, vo , 82'

On assiste au dénouement de la guerre de succession. Le plus taiseux des poids lourds qui se sont affrontés avec passion l’emporte, la ville garde son mystère. "Comme la ville égare le promeneur, explique Jean-Louis Comolli, elle fuit le regard du cinéaste qui a la naïveté de croire qu’elle s’offre à lui, qu’elle l’attend, qu’elle se fige au moment où il dit "moteur". Marseille ne cesse de se dérober à la prise. [...] Peut-être est-ce bien elle qui est là quand on filme autre chose que la ville elle-même. Des corps par exemple, plutôt que des décors".

12.10 > 22:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Jean-Louis Comolli, Michel Samson & Anne Baudry , 1989, FR, video, vo , 82'

We zijn toeschouwer van de ontknoping van de opvolgingsstrijd. De meest gematigden van de zwaargewichten die zich met passie in de strijd hebben geworpen, halen het, de stad behoudt haar mysterie. “Zoals de stad zijn wandelaar laat verdwalen, ontvlucht ze de blik van de cineast die de naïviteit heeft te geloven dat zij zich aanbiedt aan hem, dat zij hem opwacht, dat ze stilstaat op het moment dat de camera begint te lopen.”

12.10 > 22:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Nick Broomfield, 1994, GB, video, vo st ang, 83'

Un peu à l’image d’un Avi Mograbi dressant le portrait d’Ariel Sharon ou d’un Michaël Moore traquant le PDG de General Motors, le cinéaste Nick Broomfield décide de réaliser un portrait non autorisé du Premier ministre ayant eu le plus long mandat de la Grande-Bretagne au XXe siècle : Margaret Thatcher, qu’il déteste personnellement tant pour ses idées politiques que pour sa personnalité autocratique et "inhumaine". Il rêve de l’interviewer sur ses relations avec le juteux commerce d’armes dans lequel son fils Mark Thatcher est impliqué. Mais la Dame de fer refuse de se prêter au jeu. Broomfield décide donc de la traquer tout au long de la tournée promotionnelle de son livre autobiographique. De librairies en hôtels, de conférences de presse en salons de coiffure, un jeu de chat et de souris se met en place...

13.10 > 20:00 + 20.10 > 22:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Nick Broomfield, 1994, GB, video, vo st ang, 83'

Een beetje naar het beeld van een Avi Mograbi die een portret van Ariël Sharon maakt of een Michael Moore die de directeur van General Motors volgt, heeft filmmaker Nick Broomfield besloten een niet-officieel portret te filmen van de eerste minister met de langste staat van dienst in Groot-Brittannië : Margaret Thatcher. Zelf vond hij haar walgelijk, zowel haar politieke ideeën als haar autocratische en onmenselijke persoonlijkheid. Hij droomt om haar te interviewen over de lucratieve wapenhandel waar haar zoon Mark Thatcher in verwikkeld was. Maar The Iron Lady besluit om niet mee te spelen en dus begint Broomfield haar te volgen tijdens de promotietour van haar autobiografie. We zien hoe in boekwinkels en hotels, tijdens persconferenties en zelfs kappersbeurten een kat-en-muisspelletje zich ontwikkelt.

13.10 > 20:00 + 20.10 > 22:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Ron Howard, 2008, US, 35mm, vo st fr & nl, 122'

En 1974, le président américain Richard Nixon est contraint de démissionner suite à l’affaire du Watergate. Quelques années plus tard, un jeune journaliste britannique, David Frost, se lance dans une entreprise folle : décrocher la première interview de l’homme politique déchu pour l’amener à se confesser et, enfin, rendre des comptes auprès de ses électeurs. Mais la tournure des événements va bientôt prendre un sens inattendu.
Ron Howard propose ici de remettre à jour les coulisses passionnantes de l’entretien historique qui bouleversa l’Amérique. Au delà de la reconstitution souhaitée, il nous livre la rencontre intellectuelle et spirituelle d’un journaliste arriviste et d’une personnalité conspuée. Dévoilant toute la complexité matérielle, financière et émotionnelle que représentait une telle interview, Howard s’empare littéralement de l’intrigue pour rétablir certaines vérités, en faveur ou en défaveur de Nixon. Préférant ne pas entacher plus que de raison l’homme politique, il dresse le portrait d’un homme brisé par le poids de la culpabilité, assujetti au culte que lui vouent certains et ébranlé par l’incompréhension générale. Loin d’être un plaidoyer en faveur de celui qui trahît son pays, Howard préfère au contraire rappeler à quel point les décisions prises furent lourdes, s’empressant même de souligner que certains désastres diplomatiques furent légitimes puisque correspondant aux attentes politiques.

13.10 > 22:00 + 20.10 > 20:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Ron Howard, 2008, US, 35mm, vo st fr & nl, 122'

In 1974 is de president van de VS gedwongen om af te treden na het Watergate-schandaal. Enkele jaren later heeft een jonge Engelse journalist, David Frost, een ambitieus plan : het eerste interview van de gevallen politicus afnemen en hem zijn schuld en verantwoordelijkheid laten opbiechten tegenover zijn kiezers. Maar het ontwikkelt zich niet helemaal zoals de journalist verwacht had. Ron Howard laat je een kijkje nemen achter de coulissen van een periode die veel Amerikanen beroerde. Hij laat ons de zowel publiek als persoonlijk getergde bewindsman en zijn ingewikkelde financiële, fysieke en emotionele strijd begrijpen. Howard gebruikt het plot meesterlijk om zowel negatieve als positieve eigenschappen van Nixon duidelijk te maken. Hij schetst het beeld van een kwetsbare, door schuld overladen man die duidelijk aangeslagen is door de massale publieke afkeer van zijn eigen persoon. Howard probeert hem evenwel niet te verdedigen, maar hij doet ons wel herinneren aan hoe zo’n keuzes wegen op iemand zijn leven. En hoe zelfs zo’n diplomatiek schandaal op een bepaald politiek niveau te verantwoorden valt.

13.10 > 22:00 + 20.10 > 20:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Thierry Odeyn, 1983, BE, video, vo fr , 50'

À l’occasion de la campagne des élections communales de 1982, Thierry Odeyn filme un documentaire décapant sur le racisme ordinaire, les débats faussés et la normalisation du "problème de l’immigration" dans le discours politique des grands partis de droite comme de gauche. Censuré par la RTBF, le film montre la mise en place d’un discours dont on retrouvera tous les éléments quelques années plus tard à propos des "sans-papiers". Un retour dans le temps édifiant qui nous montre combien le discours politique a été modifié en façade depuis l’octroi du droit de vote aux immigrés pour les élections communales, mais aussi combien les mentalités par rapport à l’immigration ont peu évolué.

En présence du réalisateur.

14.10 > 18:00
3,5€ / 2,5€ 7,5€ / 5€ (soirée / avond)


Thierry Odeyn, 1983, BE, video, vo fr , 50'

Tijdens de campagne voor de gemeenteraadsverkiezingen van 1982 maakte Thierry Odeyn een ontluisterende documentaire over het alledaagse racisme, de verwrongen debatten en de uniformisering van "het immigratieprobleem" in het discours van zowel linkse als rechtse politieke partijen. Gecensureerd door de RTBF, toont de film hoe het anti-immigratie discours tot stand is gekomen waarvan alle elementen enkele jaren later weer terugkomen in het debat over mensen zonder papieren. Een terugkeer in de tijd die aantoont hoe het politieke discours slechts aan de oppervlakte veranderd is sinds de invoering van het stemrecht voor buitenlanders, maar ook hoe de mentaliteit over immigratie in al die jaren weinig geëvolueerd is.

In aanwezigheid van de regisseur.

14.10 > 18:00
3,5€ / 2,5€ 7,5€ / 5€ (soirée / avond)


Carnet de notes à deux voix

Proposition de film sur l’immigration maghrébine en Belgique

Frédéric Fichefet & Rajae Essefiani, 2003, BE, video, vo , 73'

1986. Roger Nols, bourgmestre de Schaerbeek, arrivait à dos de chameau sur la place de la maison communale schaerbeekoise, caricaturant ce qui aurait résulté, selon lui, de l’extension du droit de vote aux étrangers.
13 ans plus tard, Marc Verwilghen, ministre de la justice, commande une enquête pseudo-scientifique tentant d’établir le lien entre criminalité et origine ethnique. En posant la question, Verwilghen apporte une réponse de la manière la plus démagogique qui soit.
Frédéric Fichefet s’enflamme intellectuellement. Pour Rajae Essefiani, c’est la révolte intime. Avec d’autres, ils créent le "Comité contre le délit d’origine", et entament leur "Carnet de notes", questionnant les origines marocaines de Rajae, et son présent de citoyenne belge. Mais aussi celle d’autres belgo-marocains, à qui Rajae présente une lettre d’archive de 1964 invitant les Marocains à venir travailler en Belgique. Avec la question de savoir si faire un film sur l’histoire de l’immigration maghrébine leur semble important.
"Carnet de notes à deux voix" est une quête en plusieurs étapes pour une histoire de 40 ans, bouleversant les discours réducteurs que notre société charrie trop souvent sur l’immigration.

En présence des réalisateurs.

14.10 > 20:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 5€ (soirée / avond)


Carnet de notes à deux voix

Proposition de film sur l’immigration maghrébine en Belgique

Frédéric Fichefet & Rajae Essefiani, 2003, BE, video, vo , 73'

1986. Roger Nols, burgemeester van Schaarbeek, arriveert op een kameel op het plein voor het gemeentehuis. Met deze karikatuur wilde hij aantonen tot wat, volgens hem, de uitbreiding van het stemrecht voor buitenlanders zou leiden. 13 jaar later beveelt Marc Verwilghen, minister van Justitie, een pseudo-wetenschappelijk onderzoek in een poging om het verband tussen criminaliteit en etniciteit vast te stellen. Door het stellen van de vraag, geeft Verwilghen op de meest demagogische wijze antwoord. Frédéric Fichefet ontbrandt in een intellectuele woede. Rajae Essefiani houdt het op een intieme revolte. Samen met anderen richtten ze het "Comité tegen het afkomstmisdrijf" op, en beginnen ze hun "notitieboekje", dat de Marokkaanse afkomst en de Belgische nationaliteit van Rajae bevraagt. Maar ze zoeken ook andere Belgisch-Marokkanen op, aan wie Rajae een archiefbrief uit 1964 toont die Marokkanen uitnodigende om in België te komen werken. Ze stellen hen de vraag of een film maken over de geschiedenis van de Noord-Afrikaanse immigratie belangrijk voor hen is. "Carnet de notes à deux voix" is een zoektocht met vele haltes naar een geschiedenis van 40 jaar, wat resulteert in een film die het reductionistische discours over immigratie verstoort.

In aanwezigheid van de regisseurs.

14.10 > 20:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 5€ (soirée / avond)


Hugues Le Paige, 2011, BE, video, vo , 52'

Quand on filme un homme de pouvoir dans la proximité et la durée, qui est le véritable metteur en scène ? C’est la question que s’est souvent posée Hugues Le Paige en revisionnant, vingt ans plus tard, les rushes des cinq films qu’il a tournés entre 1989 et 1993 sur François Mitterrand. Un matériel qu’il décide de réexplorer et de réutiliser sous une autre lumière, celle du rapport complexe entre un réalisateur et son sujet, jamais à l’abri de l’instrumentalisation, de la flatterie et de la séduction. Avec le recul, de toute évidence, Mitterrand s’est servi du réalisateur pour façonner son image de Prince et son entrée dans la postérité. Jusqu’à ce moment où le Président français met brutalement fin à leur relation : "Si j’avais su qu’on allait tomber dans ces bas-fonds, je n’aurais pas accepté l’interview (...) Je ne répondrai pas à cette question que rien ne vous autorise à me poser. Notre conversation est terminée, Monsieur."

En présence du réalisateur.

19.10 > 20:00
3,5€ / 2,5€ 5€ / 3,5€ (soirée / avond)


Hugues Le Paige, 2011, BE, video, vo , 52'

Wie is de echte regisseur in een film over een machtig man ? Dat is de vraag die Hugues Le Paige zich vaak stelde toen hij, twintig jaar later, de rushes van de vijf films die hij schoot tussen 1989 en 1993 over François Mitterrand. Hij besloot deze materie opnieuw te gebruiken, maar nu vanuit een ander standpunt, namelijk dat van de complexe relatie tussen een regisseur en zijn onderwerp, nooit vrij van manipulatie, vleierij en verleiding. Achteraf gezien heeft Mitterrand uiteraard de regisseur gebruikt om zijn imago van Prins bij te schaven. Tot op het moment dat de Franse president hun relatie abrupt beëindigt : "Als ik had geweten dat we zo laag zouden vallen, had ik dit interview nooit aanvaard (...) Ik antwoord niet op deze vraag die niet legitiem is. Ons gesprek is voorbij, meneer."

In aanwezigheid van de regisseur.

19.10 > 20:00
3,5€ / 2,5€ 5€ / 3,5€ (soirée / avond)


How I Learned to Overcome My Fear and Love Arik Sharon

Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon

Avi Mograbi, 1997, IS, video, vo st fr, 61'

En 1982, Avi Mograbi a refusé de servir dans l’armée pour la guerre contre le Liban. Le ministre de la défense de l’époque, Arik (Ariel) Sharon, est devenu depuis lors l’homme fort du Likoud. À l’approche des élections de 1996, Mograbi décide de brosser le portrait de cet homme qui à la fois le rebute et le fascine. Pendant une première période, la femme du cinéaste le pousse à faire ce film sur ce qu’ils croient être tous deux "le chant du cygne de Sharon", sauf que celui-ci ne se laisse pas approcher. Dans un second temps, Sharon est souvent croisé et filmé par Mograbi et mieux, se livre avec bonhomie à l’exercice, alors que la femme de Mograbi s’oppose de plus en plus vivement à la poursuite du tournage, jusqu’à quitter son époux. Renversement. Ainsi apparaît la dimension humaine d’un homme politique dont les crimes ne peuvent pourtant cesser d’horrifier : le rappel des massacres de Sabra et Chatila hante le film, comme pour nous empêcher de céder à notre tour à la "séduction" de Sharon.

19.10 > 22:00
3,5€ / 2,5€ 5€ / 3,5€ (soirée / avond)


Avi Mograbi, 1997, IS, video, vo st fr, 61'

In 1982 weigerde Avi Mograbi zijn legerdienst voor de oorlog tegen Libanon. De minister van defensie van die tijd, Arik Sharon, is sindsdien de sterke man van Likoed geworden, tot in 2006. In de aanloop naar de verkiezingen van 1996 besluit Mograbi een portret te maken van de man die hem zowel afstoot als fascineert. In het begin moedigt zijn echtgenote hem aan, maar wanneer hij dichter en dichter bij Sharon komt, merkt hij dat zijn linkse sympathieën hem niet weerhouden om de befaamde ex-generaal aardig te vinden. Zijn vrouw begint zich heviger te verzetten tegen de productie tot op het punt dat ze dreigt hem te verlaten. Hoewel de misdaden van Sharon, zoals de bloedbaden van Sabra en Chatila, doorheen de film blijven spoken, is er door het tonen van zijn menselijke kant ook een kans dat je je laat verleiden door deze beruchte politicus...

19.10 > 22:00
3,5€ / 2,5€ 5€ / 3,5€ (soirée / avond)


Stefano Savona, Alessia Porto & Ester Sparatore, 2011, FR-IT, video, vo it st fr, 128'

Chronique quotidienne de l’occupation de l’Hôtel de ville de Palerme par vingt familles sans abri, "Palazzo delle Aquile" dresse le portrait d’une institution publique dans des circonstances exceptionnelles. C’est aussi l’occasion d’enquêter sur les relations entre les différents acteurs de la cité, du citoyen aux représentants élus. À l’occasion du Festival Cinéma du Réel 2011, où il obtint le Grand Prix, Stefano Savona revenait sur son film, et plus généralement sur son approche documentaire : "Je voulais rechercher la dimension politique qui existe dans chacun de nous. Je suis convaincu que le privé ne peut pas être filmé par le documentaire, car dès que l’on est en groupe, notre discours devient politique. Je cherchais donc un milieu où l’on aurait pu étudier cette question presque comme dans un laboratoire, et je suis allé le chercher dans ma ville natale, Palerme". (Entretien accordé au Journal du Festival Cinéma du Réel – mars 2011).

Projection suivie d’une rencontre avec Stefano Savona.

21.10 > 18:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Stefano Savona, Alessia Porto & Ester Sparatore, 2011, FR-IT, video, vo it st fr, 128'

“Palazzo delle Aquile" is de kroniek van de bezetting van het stadhuis van Palermo door twintig dakloze families. Het is meteen ook het portret van een publieke instelling in uitzonderlijke omstandigheden, en de bevraging van de relaties tussen de verschillende acteurs van de stad, van de burger tot de verkozen vertegenwoordiger. Ter gelegenheid van het documentairefestival “Cinéma du Réel” in 2011, waar hij de Grote Prijs behaalde, blikte Stefano Savona terug op zijn film, en meer in het algemeen op zijn documentaire benadering : “Ik wou de politieke dimensie die in elk van ons leeft, opzoeken. Ik ben ervan overtuigd dat het private niet kan gefilmd worden door de documentaire, want vanaf het moment we ons in groep bevinden, is onze redevoering politiek. Ik zocht dus een milieu waar deze vraag bestudeerd kan worden, bijna zoals in een laboratorium, en ik ben uiteindelijk in mijn geboortestad Palermo beland”. (Programmabrochure Cinéma du Réel, maart 2011).

Projectie gevolgd door een ontmoeting met Stefano Savona.

21.10 > 18:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Le mani sulla città

Main basse sur la ville

Francesco Rosi, 1963, 1963, 35mm, vo st fr, 105'

Dès les premiers plans aériens d’une Naples en proie à un urbanisme sauvage, la sensation quasi documentaire de "Main basse sur la ville" crève l’écran, pour ne jamais quitter le spectateur. Dans les quartiers pauvres de la ville, de vieilles cités font l’objet de la convoitise de promoteurs privés qui veulent les raser pour y édifier des immeubles d’un autre standing destinés bien sûr à une clientèle plus aisée. Mais en dehors de leurs activités "privées", les promoteurs sont parfois aussi les garants de l’intérêt "public". C’est le cas de M. Nottola (Rod Steiger), qui cumule ses projets immobiliers avec un poste d’échevin à la mairie napolitaine. Un beau cas de figure, qui aurait pu mener Francesco Rosi à réaliser une simple satire de la situation politique napolitaine. Mais il n’en est rien. Mené à un rythme haletant, comme le récit d’une investigation sur fond de campagne électorale, "Main basse sur la ville" est un film sans concession qui dresse un constat implacable sur l’urbanisme, le clientélisme et la collusion entre le monde des affaires et la politique. Le voir ou le revoir aujourd’hui, c’est se prendre une claque. Car cette métaphore sur le délabrement politique d’une ville pourtant en pleine expansion économique, porte bien au-delà de Naples et de la politique des années 60.

21.10 > 22:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


Francesco Rosi, 1963, 1963, 35mm, vo st fr, 105'

Vanaf de eerste beelden van de stedelijke jungle van Napels, laat deze fictiefilm met hoog documentair gehalte je niet meer los. In de sloppenwijken van de stad zijn arme bewoners het slachtoffer van hebzuchtige projectontwikkelaars die dure gebouwen willen neerplanten in de hoop rijkere mensen aan te trekken. Eén van die projectontwikkelaars is schepen Nottola (Rob Steiger) die door zijn dubbele functie de projecten weet binnen te rijven. Francesco Rosi had een simpele satire van de Napolitaanse situatie kunnen maken. Maar dat is het niet. Met zijn verschroeiend ritme, is "Le Mani Sulla Città" een compromisloze film die keihard de manier van stedenbouw, de vriendjespolitiek en de vermenging van bedrijfsleven en politiek behandelt. Wat vooral opvalt is hoe de film nog niets van zijn relevantie heeft verloren en hoe deze metafoor voor een stad in politiek verval tijdens een economische hausse, verder reikt dan Napels en zijn beleid van de jaren ’60.

21.10 > 22:00
5€ / 3,5€ 7,5€ / 6€ (soirée / avond)


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